Mes bonnes adresses du Plateau

Plateau Mont-Royal

Bonjour vous!

Dans quelques jours, je quitterai le quartier du Plateau pour aller m’installer dans Villeray. Même si je suis très excitée à l’idée de découvrir un nouveau quartier, je dois dire que c’est avec un petit pincement au cœur que je quitterai la chouette vie de quartier du Plateau. Oui parce qu’on a beau reprocher ce que l’on veut à ce quartier (notamment son invasion par les maudits Français et son côté surfait 😉 il regorge tout de même de belles adresses dont je m’ennuierai assurément. Tel un dernier hommage à mon quartier d’adoption j’ai décidé de vous dresser une petite liste de mes adresses fétiches.

– Boucherie-Sandwicherie  Dans la gueule du Loup. Cette boucherie familiale se spécialise dans la viande porcine qui provient directement de l’élevage Cochon Cent Façons à St Jacques. Vous y trouverez toutes les charcuteries et les pièces de viande possibles et inimaginables autour de la viande de cochon, tout y est de très grande qualité (viande garantie sans antibiotique) et à des prix très abordables. Mention spéciale à leur sandwichs faits-maisons parfaits pour un lunch sur le pouce.

– Boucherie Dupuy et fils
Cette boucherie  n’est pas passée inaperçue il y a 2 ans lors de son installation sur l’avenue Mont-Royal puisque celle-ci est caractérisée par sa chambre froide exposée en vitrine. Olivier Dupuy et son fils sont de véritables artisans bouchers qui travaillent exclusivement avec de petits éleveurs et producteurs québécois et tous leurs produits bénéficient ainsi d’une traçabilité irréprochable. J’adore y aller pour leurs steaks vieillis ou pour leur large choix de saucisses artisanales.

– Boulangerie Le Fromentier
Est-ce encore la peine de présenter cette boulangerie incontournable à Montréal? J’y achète mon pain toutes les semaines depuis presque 4 ans et je ne me suis pas encore lassée (même si je crois avoir pourtant essayé toutes les variétés). Mon préféré? J’hésite entre le Gros Albert ou l’Oméga Toi. À noter tous leurs pains sont fabriqués à partir de farines biologiques et leurs viennoiseries valent également le détour.
Il m’arrive parfois de faire quelques infidélités au Fromentier pour aller chez Les Copains d’abord, une autre boulangerie-pâtisserie que j’affectionne beaucoup (leurs gâteaux sont à se damner).
Oh et puis attendez, impossible de ne pas vous parler aussi de Hof Kelsten, la fameuse boulangerie qui approvisionne quelques illustres restaus à Montréal. Beaucoup de pains de tradition juive (pains au levain, tournesol, carvis), fabriqués artisanalement et tout aussi bons les uns que les autres. La place propose également des brunchs que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester mais nul doute que je reviendrai sans faute dans le quartier pour y remédier!

-Restaurant Cirkus
Gros coup de cœur pour ce restau de quartier où nous aimons aller mon chum et moi lorsque le frigo est vide et que nous voulons bien manger et nous faire plaisir. Le service est chaleureux, les plats servis extrêmement soignés et toujours préparés avec des produits de saison. La carte change régulièrement et pour l’instant nous n’avons encore jamais été déçus. Longue vie à cette chouette adresse!

Pour les dents sucrées, mon dealer préféré de chocolats, la Tablette de Miss Choco (j’en ai parlé plus longuement ici), j’y vais très régulièrement pour refaire le plein de chocolats et découvrir leurs nouveautés. C’est pour moi la place par excellence pour découvrir du chocolat « bean to bar » de grande qualité et provenant des 4 coins du monde.
Mon glacier préféré, le Bilboquet se trouvait également à 2 coins de rue de chez moi (un emplacement stratégique certes pratique mais qui peut être dangereux pour la ligne!). Pour moi, ce sont les meilleurs sorbets de Montréal (peut être à ex-æquo avec ceux de Léo le Glacier). Notez que je pourrais toujours me consoler avec leur version en pots qu’on retrouve dans les épiceries.

Et enfin, deux beaux cafés que j’avais l’habitude de fréquenter, le Moineau Masqué pour profiter en été de la jolie terrasse et le Café Plume que j’avais découvert plus récemment et pour lequel j’avais eu un gros coup de cœur. Une belle place cosy pour aller bouquiner ou discuter entre amis.

Je m’arrête ici mais je pourrais encore ajouter Les Anges Gournets (quand une rage de pasteis de natas me prend), le Big in Japan ma place « secrète » préférée pour un apéro dans une ambiance d’un autre temps ou la Salle à manger pour un bon souper entre amis.

Parler pour en parler

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Je pense en être à ma 36ème tentatives d’article sur le sujet. Je réfléchis, j’y pense, j’écris puis j’efface, je recommence puis j’y pense à nouveau sans jamais être satisfaite de ce que j’ai écrit. Bref, je rumine mon émotion et mon indignation depuis ce sombre vendredi 13 novembre 2015.
Je crois que les choses sont encore trop récentes et confuses pour que je puisse structurer ma pensée et la clarifier. Mais tant pis, j’ai décidé de me lancer quand même dans la rédaction de cet article qui m’est presque thérapeutique.

Et puis après tout, me lancer pour dire quoi? Pour dire à quel point je manque de mots pour décrire l’horreur et la lâcheté d’un tel geste qui a tué et blessé des centaines d’innocents? Pas de mots, pour imaginer ne serait-ce qu’un instant la souffrance et la peine des proches des victimes dans cette terrible épreuve? Pas de mots pour décrire, à quel point et malgré l’adversité, je suis fière d’être Française? Pas de mots pour dire à quel point, j’ai peur pour mon pays? Pas de mots pour dire à quel point j’ai la nausée face aux relents antisémites qui profitent de ce drame pour surgir ici et là? Ou encore, pas de mots pour dire à quel point je me sens impuissante et démunie face à l’indescriptible.

Dans quelques semaines, je mettrai au monde une petite fille. Ai-je envie qu’elle soit confrontée à toutes ces horreurs et cette haine? Non, bien sûr que non. Est-ce que je rêve pour elle d’un monde meilleur, plus pacifiste et plus apaisé? Oui évidemment. Malgré tout, malgré cette triste épreuve, je garde foi en l’humanité et j’ai hâte qu’elle connaisse et cotoie toutes les belles personnes et les bonheurs qui existent dans notre monde. Ces bonheurs, cette joie et cette fraternité qu’on a tenté de supprimer mais qui demeurent malgré tout et que je m’efforcerai de vivre plus fort et plus intensément pour montrer à nos bourreaux qu’ils ont dors et déjà perdu leur bataille.

Peace and love.

PS: Malgré l’horreur des circonstances, essayons de garder de la compassion pour certains pays qui subissent chaque jour l’horreur et la violence et ce parfois, dans le silence et l’indifférence la plus totale. S’il vous plait, tentons de ne pas les oublier non plus.

 

 

 

 

 

Les entrepreneurs d’ici #2 La Fromagerie du Vieux St-Francois

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Salut à vous,
Aujourd’hui je reviens avec un nouvel épisode de la rubrique Les Entrepreneurs d’ici dédié cette fois-ci à la Fromagerie du Vieux St-Francois. Rassurez-vous, cette rubrique n’était pas tombée aux oubliettes, c’est juste que ce genre d’article me prend beaucoup de temps, trouver puis contacter l’entrepreneur, rédiger les questions puis l’article. Mais cela en vaut la peine, je tiens beaucoup à cette rubrique et j’ai toujours à coeur de promouvoir à ma manière les entrepreneurs locaux qui font la richesse de la gastronomie québécoise.
Avant de laisser la parole, aux propriétaires de la fromagerie, juste un petit mot pour vous dire qu’un deuxième article sur la fromagerie suivra sous peu avec notamment un chouette concours qui vous permettra de gagner de bons fromages. Stay tuned!
En quelques mots, pouvez-nous parler des activités de la Fromagerie du Vieux St-François? Et pourquoi avez-vous choisi de vous spécialiser dans le fromage de chèvre?
La Fromagerie du Vieux-St-Francois se spécialise dans la fabrication des fromages au lait de chèvre, mais aussi dans les produits dérivées au lait de chèvre comme le yogourt, le gelato et plus encore. Nous sommes non seulement une entreprise familiales qui possède un troupeau de chèvre, mais aussi une ferme agro touristique ouvert au public, donc les gens peuvent venir voir la fromagerie, mais aussi une ferme en activité.  Nous faisons des fromages, des plats maison avec le fromage et même la viande de chèvre et plus d’autres idées gourmandes qui permettront de connaître un peu plus sur la chèvre.
 
Nous avons choisi cette production,car elle n’est pas très connu du public, et nous en avons vu le potentiel lors d’une journée des Portes Ouvertes sur les Fermes du Québec organisée par l’Union des Producteurs Agricoles du Québec qui permettent aux familles de venir visiter les fermes et ce voir à quoi cela ressemble. Donc lors de cette visite, les gens étaient énormément intéressés pas les animaux, mais aussi d’avoir du fromage de chèvre, et cela nous a prit par surprise, donc nous avons commencé tranquillement une production de fromages et de fil en aiguilles nous sommes arrivés à la Fromagerie du Vieux St-Francois.
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3 mots pour décrire les valeurs de votre exploitation?

Persévérance, Qualité et Plaisir


De plus en plus de fromagerie québécoise s’illustrent par la qualité de leurs produits mais les fromages québécois ont longtemps été boudés au profit de fromages français/européens. Que diriez-vous à un consommateur lambda pour l’encourager à se tourner vers des fromages québécois?

Je dirais que cette idée préconçue des produits québécois qui sont bons que les cousins français est de moins en moins vrai, les producteurs du Québec en général ont énormément appris au cours des années de leurs erreurs, mais ont rapidement trouvé des solutions au niveau du goût, de la qualité et de la présentation. L’épicurien doit essayer ou ressayer les produits dits du terroir, car plusieurs saveurs et arômes viennent du climat québécois, ce qui est fait que nous avons des produits uniques ici. Il s’agit souvent de faire de l’éducation, je dis toujours qu’il faut essayer, car manger est une obligation, pourquoi rendre le tout plaisant en redécouvrant des nouveaux produits.
 
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Vous produisez et vendez également de la viande de chevreau? Est-ce que la consommation de cette viande est répandue? 
Oui, nous en vendons mais à petite échelle, car nous avons seulement une clientèle pour la vente de viande à la ferme, mais effectivement cela n’est pas très répandue, c’est plus connu en Europe ou dans les Antilles, mais c’est une viande qui est assez surprenante car elle est très faible en gras, mais elle a une bonne teneur en protéines. Encore une fois à découvrir sur place à la fromagerie!

Sur votre site web, vous proposez également des recettes (qui ont l’air toutes plus appétissantes les unes que les autres) à base de fromage de chèvre ou viande de chevreau. Pouvez-vous en dire plus sur ces recettes, est-ce pour vous un moyen de faire connaître et d’encourager la consommation de fromage de chèvre? 
Moi-même, j’aime essayer de nouvelles recettes et nous aimons donner des trucs aux gens pour cuisiner le fromage de chèvre, oui c’est de faire connaître les produits, mais aussi de montrer ce qu’on peut faire à part un vins et fromages avec le fromage de chèvre et aussi découvrir toutes ses particularité et sa polyvalence dans ces recettes.
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Avez-vous de nouveaux projets à venir dont vous voudriez nous parler?

Nous en avons plusieurs, mais en ce moment, on se concentre de faire connaître une fondue prête à manger de fromage de chèvre, Ma fondue de chèvre, qui est composé de 4 fromages et qui est sans agents de conversations, sans gluten et surtout sans substances laitières modifiés.
Un produit qui j’espère fera le bonheur de ceux qui ne peuvent pas manger de fondue à cause de leur allergie à la protéine bovine dans le lait de vache.

À part les fromages québécois d’autres produits locaux que vous appréciez et qui représente la diversité culinaire du Québec?
Nous aimons beaucoup de choses. Ces temps-ci, J’apprécie particulièrement les vins Québécois dont dans le coin de Hemmingford, Rougemont, Dunham, mais aussi Doso micro-pousses , une entreprise très intéressante, dont les produits sont parfait en salade avec le fromage et Simple thé qui vend ses thé en ligne, mais qui a un avenir prometteur qui nous refait découvrir le thé traditionnel.
 
Pour en savoir plus sur la fromagerie et leur produits: www.lafromagerieduvieuxstfrancois.com
Crédit photo: Fromagerie Vieux St-Francois, Les Grignotines, Émilie Murmure.

En bref et en images #9

Salut, salut!

Les semaines passent trop vite, mon dernier En bref et en images remonte à presque 1 mois, pardon chers lecteurs de vous négligez ainsi! Pourtant je vous l’assure je continue de jeter un œil assidu aux dernières actualités culino-foodies.

Voici donc ce qui m’a interpellé ces dernières semaines:
Montréal à table: l’évènement gastronomique qui se tient dans les restaus montréalais partenaires du 29 octobre au 8 novembre. Le concept? 150 restaurants qui proposent des menus fixes sous la forme de tables d’hôte à des prix allant de 21 dollars à une quarantaine de dollars en moyenne. Une bonne occasion d’essayer certains restaus d’ordinaire assez dispendieux mais qui pratiquent des prix plus doux pour cet évènement. Après avoir expérimenté ce festival deux années de suite, je ne renouvellerai pas l’expérience cette année. Lors de mes précédentes expériences, sans vouloir mettre tous les restaurants dans le même panier, j’ai été déçue de la qualité du service à la chaîne, des horaires de service rythmés comme du papier à musique qui poussent les serveurs à nous mettre dehors pour céder la place aux clients suivants et puis surtout je crois que le concept des menus fixes ne me convient pas, j’aspire à plus de libertés quand je vais au restau. Ceci étant dit, je comprends parfaitement qu’un tel évènement, si prisé de surcroit, demande de la rigueur dans l’organisation du service et que les restaurateurs sont obligés de proposer des menus fixes et qu’ils ne peuvent satisfaire tout le monde.
Pour s’inscrire et découvrir les restaurants participants.
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– Un éclairage nouveau sur les vins naturels. Même si dans l’ensemble je ne partage pas le point de vue du journaliste, je reconnais toutefois que l’article est bien documenté et bien construit. Il démystifie notamment une couple de mythes autour de l’engouement pour les vins naturels sans tomber dans le bashing.
Pour consulter l’article.

-Cette semaine (le 16 octobre), c’était la journée mondiale de l’alimentation, une journée un peu « fourre-tout » qui alerte et sensibilise les populations sur le gaspillage alimentaire, la famine dans le monde et la protection de l’agriculture. A cette occasion le Secrétaire général de l’ONU s’est mobilisé autour du Président de la République Italienne pendant l’Expo Universelle de Milan pour tenter de contrer le fléau de la faim dans le monde. Sans vouloir faire preuve de trop de cynisme, je reste un peu sceptique sur l’engagement des politiques sur ce problème et je crois davantage à l’action et la mobilisation citoyenne. Nos petites actions et gestes quotidiens pour lutter contre le gaspillage alimentaire me semblent plus concrets que de beaux discours une journée par année.
Pour en savoir plus sur l’engagement citoyen.
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– À l’heure où je ressens un peu de lassitude face à la profusion de restaurants qui ouvrent leur porte à Montreal (et qui les ferment aussi malheureusement), ce nouveau restau de la rue Van Horne a piqué ma curiosité en berne: Provision 1268. Le concept de ce restau? Choisir parmi une liste d’ingrédients (sélectionnés en fonction des arrivages du marché), mentionner ses préférences et allergies, choisir son vin et…se laisser surprendre par des plats qui auront été élaborés « sur-mesure » en fonction de vos goûts. C’est osé et original et je suis certaine que cela peut donner lieu à de belles surprises et découvertes. Je compte l’essayer sous peu, je vous en donnerai des nouvelles.
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-Le 8ème Salon des vins d’importations privés. En ce début d’automne et comme chaque année Montréal se fait gourmande pour tenter de nous faire oublier le froid et la grisaille qui débarquent. Organisé par RASPIPAV (le regroupement des agences spécialisées dans la promotion et l’importation des alcools et des vins) le salon se tiendra du 31 octobre au 2 novembre au Marché Bon Secours (et le 29 octobre à Québec). Je suis une habituée de cet évènement auquel je me rends chaque année avec beaucoup de plaisir (malheureusement je vais devoir passer mon tour cette année). C’est l’occasion de rencontrer de petits producteurs de vins venus du monde entier (Europe principalement) et qui sont sur place pour faire déguster et découvrir leur vin. Entre deux verres de vins, on peut discuter avec les vignerons qui sont toujours très heureux et enclin à parler de leur métier et de leur domaine. L’ambiance y est festive, pas guindée pour un sou et c’est toujours l’occasion d’y faire de belles découvertes souvent introuvables à la SAQ.
Pour se procurer les billets d’entrée.

Crédit photo: http://oenopole.ca
Crédit photo: http://oenopole.ca

Bon début d’automne!

Ces chefs qui m’inspirent

Je l’ai souvent mentionné ici mais je suis une grande admiratrice du métier de chef. Je n’ai pourtant jamais envisagé de l’exercer mais j’ai toujours eu pour cette profession une profonde curiosité et un sincère respect. Je ne crains pas de dire que pour moi, la gastronomie est indiscutablement une forme d’art et qu’à leur manière les chefs sont de véritables artistes. Artisan des saveurs, des couleurs et des textures ils jouent sur plusieurs tableaux pour éveiller tous nos sens.
Les chefs sont aussi des chefs d’orchestre qui pilotent toute une armée de petites mains qui œuvrent en coulisses pour nous offrir des assiettes harmonieuses aussi belles que bonnes.
Et puis, chef c’est aussi un métier difficile, il faut être prêt à ne pas compter ses heures et rare ceux qui font fortune en contre-partie. C’est un métier qui doit composer avec les dures réalités de l’industrie: la concurrence des nombreux restaurants et l’infidélité des clients, la hausse des matières premières et une main d’œuvre qualifiée pas toujours facile à trouver.

À cet effet, j’ai décidé de vous dresser une petite liste des chefs de France et d’ailleurs qui m’inspirent. Chose curieuse, je n’ai pour la plupart des chefs cités ci-dessous pas eu la chance de goûter leur cuisine. Ceci dit, j’ai trouvé intéressant de me pencher aussi sur les valeurs qu’ils véhiculent et sur les combats de société qu’ils mènent en dehors de leurs fourneaux.

En France:

Alain Passard, le poète moderne
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Parfait mélange entre tradition et modernité, la cuisine de Monsieur Passard, ce triple étoilé au guide Michelin, sait réinventer des grands classiques de la gastronomie pour les mettre au goût du jour. Dans l’assiette, c’est un magicien qui opère pour créer des assiettes qui jouent beaucoup sur les formes et les couleurs avec un esthétisme toujours travaillé. Tout y est sublimé, même la plus simple salade de carotte.
En amoureux des fruits et légumes (prédominants dans ses plats) et en fervent défenseur de la cuisine saisonnière, le chef dispose de ses propres potagers et vergers qui alimentent quotidiennement son restaurant parisien (l’Arpège).
Il est aussi réputé pour avoir formé toutes les dernières étoiles montantes de la cuisine française.
Je vous encourage à suivre son compte twitter pour admirer, entre-autres, ses belles assiettes:

Thierry Marx, l’humaniste
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Un peu brut de décoffrage et grande gueule, ce chef n’a pas sa langue dans sa poche. Il n’hésite pas à se mettre à dos le Collège de France (et ses prestigieux membres, Ducasse et Robuchon pour ne citer qu’eux) en dénoncant notamment le phénomène des violences en cuisine. Le corporatisme très peu pour lui…Il milite pour une meilleure formation en management des chefs, pour faire bouger les rigidités de la profession et pour apporter davantage d’humanité et de fraternité dans les cuisines.
En cuisine, c’est un adepte de la cuisine moléculaire et inventive. Il est également influencé par la cuisine kaiseki (japonaise) qu’il réinvente, mêlée à la cuisine occidentale, dans son restau parisien le Mandarin Oriental.

Anne-Sophie Pic, la talentueuse descendante
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La chef est issue d’une grande famille de restaurateurs talentueux, du genre collectionneurs d’étoiles Michelin sur 3 générations. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’Anne-Sophie Pic est du genre à perpétuer la tradition puisqu’elle est la seule femme chef française (depuis 1933) a cumulé à elle seule les 3 prestigieuses étoiles. Un modèle et un exemple pour celle qui a dû se battre contre le préjugé de « fille de » et contre la misogynie d’un milieu encore majoritairement masculin.
Côté cuisine, elle a cherché à créer son propre style et à s’affranchir des codes de la famille « Pic » et c’est un succès puis qu’après deux restaurants en France et un Suisse, elle vient d’en inaugurer un à New York. Girl power en cuisine!


Au Québec:

Normand Laprise, la force tranquille
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Mon idole parmi tous les chefs talentueux que compte le Québec. Plus qu’un talentueux chef c’est aussi un fier défenseur de la gastronomie québécoise qu’il souhaite toujours plus locale, plus naturelle et plus durable. En Robin des bois de la gastronomie, il milite en faveur des petits producteurs avec qui il travaille étroitement et qui lui fournissent chaque jour des produits frais et de saison avec lesquels il compose ses plats.
Là où il aurait pu expatrier son talent et ses cuisines aux États-Unis ou en Europe, le chef est resté attaché à ses racines et œuvre chaque jour pour le développement et le rayonnement de sa province.
Un grand monsieur de la gastronomie québécoise qui a d’ailleurs été récemment nommé Membre de l’Ordre du Canada, une distinction plus que méritée.
Par ailleurs, j’ai eu la chance de manger une fois à son restaurant Toqué et quelle expérience ce fut! J’ai tout aimé du début à la fin, des association audacieuses entre des produits que nous n’aurions jamais imaginé ensemble, à la variété et la fraîcheur des aliments jusqu’au service hyper professionnel qui rend l’expérience unique.


Ailleurs dans le monde:

Dan Barber, l’écolo influent
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Avec Dan Barber l’avenir est dans les prés et plus précisément dans les siens, ceux de sa ferme américaine qu’il cultive et qu’il utilise comme un laboratoire culinaire. Ce grand chef est un écolo dans l’âme qui milite pour une agriculture raisonnée, alternative et toujours plus respectueuse de l’environnement. Il est d’ailleurs l’instigateur du mouvement américain « farm to table » qui incarne une nouvelle vision de l’agriculture et de l’alimentation.
Dans ses restaurants on ne retrouve que des produits de saison issus exclusivement de ses productions (ses 2 restaurants sont en quasi-autarcie).
La philosophie du chef? Le client ne viendra pas manger ce qu’il a envie dans ses restaurants mais plutôt ce que la nature aura à lui offrir en fonction de la saison…
Et preuve que ses idées et ses convictions ont du sens, il travaille désormais comme consultant pour un comité qui conseille la Maison Blanche sur les questions d’alimentation et d’agriculture.


Massimo Bottura, l’anti-conformiste
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Grand trublion du paysage gastronomique italien, Massimo Bottura est un chef qui a construit sa réputation en bousculant les codes des recettes traditionnelles qu’il remanie à sa sauce (sans mauvais jeux de mots). Et cela ne se fait parfois pas sans heurts surtout dans un pays où les recettes ancestrales sont si respectées et sacrées. Il a même raconté être passé proche de la faillite, le jour où il a osé servir des tagliatelles al ragu version Bottura, revu la recette du cappuccino ou servi une tarte au citron déconstruite et que cela a déclenché un véritable tôle national à base de critiques assassines de journaliste culinaire, de reportage à la TV et de boycott.
Quelques critiques culinaires dithyrambiques et 3 étoiles Michelin plus tard, Massimo Botura poursuit son chemin et continue à se rêver en porte-parole d’un nouvel humanisme alimentaire. « Humaniste alimentaire » car le chef est également engagé contre le gaspillage alimentaire avec son opération « Food For Soul ».  Un projet qui rassemble plusieurs chefs qui cuisinent avec des invendus ou des restants de plats qui sont ensuite servis gratuitement dans un centre communautaire pour personnes en situation précaire.
Bref, un chef engagé comme je les aime et dont je caresse l’espoir fou d’un jour pourvoir m’offrir un dîner dans son restau l’Osteria Francescana à Modène. Et ce, surtout depuis que je suis tombée en amour avec la gastronomie italienne…


Jamie Oliver, la super-star engagée
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Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, difficile de passer au travers tant le chef britannique est omniprésent dans les médias. Perso, je ne suis pas une grande fan de ses recettes et de sa cuisine mais je suis en revanche admirative de la manière dont il a réussi à démocratiser la cuisine et la rendre accessible au plus grand nombre. Ses recettes sont facilement reproduisibles, sans flafla et à base d’ingrédients simples et faciles à trouver. Et c’est d’ailleurs cohérent avec le combat qu’il mène contre la mal-bouffe et l’obésité infantile en encourageant les gens à cuisiner davantage et à redécouvrir le plaisir d’une alimentation saine sans être pour autant une toque étoilée. Avec Jamie Oliver la cuisine cela doit être simple, savoureux et bon pour la santé!
Son engagement et sa mobilisation auprès du public et des pouvoirs publics ont payé puisque le gouvernement britannique a débloqué d’importants fonds pour revoir les menus des cantines scolaires.

 

En bref et en images #8

La reprise se fait doucement mais sûrement sur le blog. Après une bonne pause estivale je dois avouer que j’ai un peu du mal à reprendre le rythme. Qu’importe il continue à se passer pleins de choses dans le monde merveilleux de la gastronomie et cette semaine j’ai donc:

Applaudi la chouette initiative du prestigieux restaurant danois NoMA (ou je caresse l’espoir fou d’aller un jour manger #rêve). En effet, le chef René Redzepi a choisi de fermer temporairement son restau pour aller l’installer au beau milieu d’une ferme urbaine. Le but? Être auto-suffisant en fruits et légumes tout en privilégiant la culture locale et les produits de saison. Une initiative qui fait écho à celle du chef Dan Barber qui avait aussi installé l’un de ses restau au beau milieu d’une ferme.
Pour en savoir plus.

Crédit photo: www.visitdenmark.fr
Crédit photo: www.visitdenmark.fr

Était atterrée par ce texte qui dénonce le marché low cost de l’alimentation et ses ravages. Je ne partage pas toujours les points de vue du critique culinaire Périco Légasse mais je ne peux toutefois qu’être en accord avec son combat contre la mal-bouffe. Quand va-t-on enfin faire bouger les choses en matière d’alimentation et combattre pour de vrai les lobbyings de l’agro-alimentaire qui nous empoisonnent à petit feu?
Je vous encourage vivement à lire et écouter l’entrevue dans sa totalité.

Lu avec attention le portrait dédié au chef Alain Passard (l’un de mes chef préféré) rédigé par la journaliste Marie-Claude Lortie qui a passé tout l’été à Paris à arpenter et tester les restaurants de la capitale. Selon moi, la cuisine d’Alain Passard est un subtil mélange entre tradition et modernité, il fait partie de ces chefs inclassables dans leur style et qui s’engagent beaucoup en matière de cuisine locale et saisonnière (alors forcément ça me parle!). Je le suis sur Twitter et je suis toujours scotchée par la beauté et la poésie qui se dégagent de ses assiettes. Non vraiment c’est un définitivement un grand Monsieur de la gastronomie française.
Pour lire son portrait.

Crédit photo: www.20minutes.fr
Crédit photo: www.20minutes.fr

Été amusé par cette chouette et touchante introduction à cette recette de gâteau aux carottes. À moins que ce ne soit une recette de gâteau aux carottes qui serve de conclusion à cette chronique, je ne sais pas trop. Une chronique qui raconte une histoire d’encas nocturne sur une aire d’autoroute et qui finit en recette.
Cela me ferait presque aimer le carrot cake.

Crédit photo: www.recette-gateau.eu
Crédit photo: www.recette-gateau.eu

Bonne semaine!

 

Ôde à la gastronomie italienne

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Salut tout le monde,

Me voilà de retour d’un super voyage en France et en Italie, en pleine forme, reposée et repue de toutes les belles choses que j’ai pu voir et surtout goûter. Bon, ne partez pas en courant amis foodies, je ne vais pas vous faire un compte-rendu des musées et des monuments que je me suis coltinée pendant mes vacances, on est pas sur le forum du guide du routard ici…Non, nous allons plutôt parler de la gastronomie italienne que j’ai pu (trop) rapidement découvrir lors de mon voyage. Avant de partir et de découvrir une petite partie de ce beau pays, je dois reconnaître que j’étais assez néophyte question bouffe italienne. Je ne vous ferais pas l’affront de dire que selon moi cela se limitait aux pizzas et aux pâtes à la carbonara mais presque (je plaisante). J’avais déjà eu l’occaison de manger dans quelques bon restaurants italiens, je connaissais quelques classiques, je magasinais de temps en temps quelques produits italiens chez Milano et c’était à peu près tout. Donc autant vous dire, que j’étais plutôt loin d’être la réincarnation de Josée di Stasio.

Premier arrêt, la Sicile: métissage et authenticité.

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Bref, c’est lors de notre première escale en Sicile que mon voyage culinaire a vraiment débuté.
La gastronomie sicilienne semble se caractériser par la fraîcheur de ses produits mais également par une cuisine un peu métissée et largement influencée par ses régions et pays voisins: le Maghreb, la Grèce ou encore le reste de l’Italie.
La qualité des aliments de base est également à souligner, les poissons semblent toujours fraichement pêchés, les fruits et les légumes sont gorgés de soleil et sont juteux et savoureux. Alors certes, nous avons eu la chance d’y aller à la belle saison, à la période où le choix de produits de saison est le plus vaste mais tout de même, ici tous les produits de base sont locaux ou presque (la locavore en moi était ravie) et rares sont les aliments qui ont parcouru des kilomètres avant d’attérir dans notre assiette.
Au restaurant, les plats locaux sont cuisinés simplement: grillés, accompagnés d’aromates et d’un filet d’huile d’olive. Pas besoin d’artifice pour mettre de l’avant la qualité et la fraîcheur des produits. Une amie sicilienne m’a même confié que lorsqu’au restaurant un poisson ou des fruits de mer étaient servis noyés dans la sauce c’était souvent suspect et synonyme de produits pas très frais.
Les pâtes sont également omniprésentes mais je dois dire que j’ai plutôt préféré entamé une cure de fruits de mer et de poissons (allô, l’espadon et les calmars!)
Pêle-mêle, voici les plats siciliens avec lesquels je suis tombée en amour (liste totalement non exhaustive): la caponata (une sorte de ratatouille légèrement sucrée salée servie tiède), les arancinis et les crocchés (croquettes de pommes de terre au fromage et au persil), les gelatos (probablement les meilleures et les plus grosses de ma vie. Je n’ai en revanche pas expérimenté la fameuse gelato servie dans une brioche encore tiède…) ou encore des sortes de chaussons frits fourrés à la ricotta sucrée (oh.mon.dieu). C’est bien simple, j’ai aimé tout ce que j’ai découvert et si j’avais pu j’aurais sans doute passé 2 semaines à arpenter les restaurants et les kiosques de bouffe de rue…#indigestion

Deuxième arrêt: Rome, nutritive et savoureuse
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Nous avons ensuite poursuivi notre voyage initiatique avec Rome. Afin d’éviter les restaurants attrape-touristes (ma hantise quand je voyage) j’avais, avant de partir, scrupuleusement sélectionné les restaurants et autres trattorias que je voulais essayer en glanant les bonnes adresses auprès de blogs ou d’amis.

À la base, la cuisine romaine est une cuisine plutôt rurale et populaire, faite pour être nutritive et rassasiante et si cette dernière est peut être un poil moins recherchée que sa voisine sicilienne, je dois admettre qu’à part une erreur de parcours, nous avons encore très bien mangé. J’ai poursuivi ma cure de poissons et de fruits de mer (les calmars à la romaine ne seraient pas un petit déjeuner santé?) et j’ai surtout redécouvert de nouvelles façons d’apprêter des pâtes.

J’ai au passage découvert avec stupeur que les pâtes à la carbonara que j’ai goûté jusqu’à présent et qui consistaient en un mélange de spaghettis noyés dans de la crème et agrémentés de lardons étaient en fait un blasphème total à la gastronomie romaine et étaient surtout bien loin de la recette originale. Soit, de bonnes pâtes (spaghettis ou linguines), des dès de guanciale (joue de porc séché) ou de pancetta, des oeufs, du pecorino et that’s it. Un vrai régal!

Autre coup de cœur, les pâtisseries romaines. J’ai pas mal traîné dans les pâtisseries (ou forno) durant mon séjour et je dois dire que j’y ai fait de belles découvertes. Point de gros gâteaux à la crème mais plutôt de petits sablés au miel, aux dattes ou à la confiture (parfaits pour accompagnés un bon espresso) . Beaucoup de noisettes, de noix de pins et surtout la découverte de belles marques de chocolatiers faisant du chocolat gianduja à se rouler par terre (et non je ne parle pas de Ferrero…).
En revanche, désolée amis italiens mais je n’ai vraiment pas accroché avec les fameux cornettos.

Malheureusement, ma condition de femme enceinte, m’a privé de la découverte des vins italiens (pourtant si réputés)…C’est donc avec une pointe de frustration que j’ai dû me résigner à boire du jus pamplemousse à l’apéro pendant que mon chum profitait  allègrement du prosecco et autres Tignanello. Il va donc falloir y retourner pour faire de l’œnotourisme!

Pour terminer, si vous avez eu le courage de me lire jusqu’au bout (allô, y’a encore quelqu’un?) et que la gastronomie italienne vous intéresse autant que moi, je vous invite à poursuivre la découverte en lisant les différents articles de Christelle Tanielian rédigés en collaboration avec La presse +. Ces derniers retracent son parcours à travers différentes régions de l’Italie afin de nous faire découvrir les origines et le meilleur de la gastronomie italienne.
À lire ici et .

Allez, ciao!

PS: Si vous prévoyez un voyage en Italie et que vous êtes à la recherche de bonnes adresses (bar à vin, restaurant ou épicerie fine) n’hésitez pas à m’écrire il me fera plaisir de partager mes coups de cœur avec vous.

En bref et en images #7

Bonjour!

Comme vous l’avez constaté, la trêve estivale se poursuit sur le blog et je tente de profiter pleinement de notre court été, dehors et le plus loin possible mon ordi dès que je le peux. Toutefois, je ne vous oublie pas et voici une nouvelle édition d’ En bref et en images sur les dernières actu de l’été.
Ces derniers temps j’ai donc:

Testé et approuvé le restaurant vietnamien . Une renaissance pour ce restau après la fermeture du feu Souvenirs d’Indochine.
J’ai vraiment adoré ce restaurant. Niché au coin de Mont-Royal et Jeanne Mance ce petit restau à la charmante terrasse ombragée est une excellente adresse. Je dois avouer que je ne suis pas une grande connaisseuse de la cuisine asiatique et vietnamienne mais j’ai vraiment été séduite par cette expérience. Les plats sont typiques de la cuisine vietnamienne mais avec une touche occidentale. J’ai testé les classiques rouleaux impériaux (à se rouler par terre sans tomber sur le cœur car pas trop gras) et le bun aux crevettes dont la sauces aigre-douce était succulente et l’assaisonnement à point sans être trop épicé. Vraiment, courrez-y et de préférence à la belle saison pour profiter de la terrasse.
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Appris avec une certaine surprise que le vin le plus cher du monde était un vin bourguignon. Un Côte de Nuit pour la modique somme de 15 000 dollars. D’ailleurs ce ne sont pas un mais trois vins bourguignons qui squattent les 3 premières place du palmarès des meilleurs vins du monde. C’est un carton plein et une reconnaissance pour cette région qui tente de faire bouger les choses et s’opposant de plus en plus aux substances chimiques dans le processus de vinification.
Pour en savoir plus sur le reste du classement.

Encouragé la Semaine québécoise des Marchés publics qui a débuté cette fin de semaine (jusqu’au 23 août). Le but? Promouvoir les producteurs et artisans et faire connaître leur métier et leurs produits. Une belle initiative pour consommer local!
Pour consulter la liste des différents marchés publics, c’est ici.
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Visité l’Épicere Fardoche ouverte il y a peu dans le quartier du Vieux-Rosemont. Une épicerie de quartier lancée par la Société Orignal. Une belle place qui place les produits québécois au cœur de leur initiative. Ici c’est la qualité et le terroir qui sont mis de l’avant et ce, à des prix vraiment accessibles. Une chouette adresse dont nous reparlerons plus tard; je suis en train de préparer un billet plus complet sur le sujet.

Crédit photo: Épicerie Fardoche
Crédit photo: Épicerie Fardoche

Halluciné sur le montant que doit débourser un restaurateur à Montréal pour installer une terrasse. Et ce, sans compter sur le parcours du combattant administratif par lequel ils doivent passer pour arriver à leurs fins. On en apprend beaucoup sur les difficultés et les embûches administratives et financières des restaurateurs et on comprend aussi mieux pourquoi tant de restaurants ferment leurs portes ces temps-ci.
Pour consulter l’article en question.

Je quitte vendredi pour quelques jours de repos bien mérités à Palerme et à Rome. Un billet sur la gastronomie italienne et mes bonnes adresses sera au programme à mon retour, d’ici là si vous avez de bonnes adresses à partager je suis preneuse.

On se retrouve en septembre, d’ici là passez une bel fin d’été.

(Re)faire les 400 coups

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Il y a quelques jours, j’ai fait quelque chose que je ne fais que très rarement à savoir, aller deux fois au même restaurant. Pas deux fois dans la même journée, hein! On se comprend…plutôt retourner souper deux fois au même endroit dans un laps de temps assez court. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir plusieurs restaurants préférés dans mon carnet d’adresses. C’est juste que quand vient le temps de choisir un restau, ma curiosité l’emporte et je finis toujours pas me tourner vers une nouvelle adresse plutôt que vers une adresse déjà testée et approuvée.

Samedi ayant de la belle visite, j’étais donc à la recherche d’un bon restau. Mes critères? Un restaurant plutôt gastro, cuisine locale et raffinée, prix pas trop exorbitants dans un cadre agréable avec un niveau sonore acceptable. C’est donc tout naturellement que le choix des 400 coups s’est imposé. J’y avais déjà mangé une première fois et j’avais vraiment été sous le charme. J’avais donc hâte d’y retourner pour voir si ma deuxième expérience allait confirmer ma première impression.

Trêve de suspens, je vous le dis tout net: OUI, OUI et OUI.

Tout d’abord, le cadre et le service: impeccables. La gentillesse et le professionnalisme des serveurs sont à souligner. Toujours prêts à renseigner sur le menu et répondre aux questions. Ils sont présents sans être envahissants et pas sonb pour un sous.
Le cadre est raffiné mais on est loin des ambiances tant à la mode, du genre loft industriel, mur de béton et déco épurée et cela fait du bien. Et puis comme je le disais, on s’entend parler! Ce qui n’est malheureusement plus si commun dans les restaurants montréalais.

La bouffe, ensuite. Excellente de l’entrée jusqu’au dessert et constituée presque exclusivement de produits de saison locaux. L’engagement du restau pour la mise en valeur et la préparation de produits locaux est d’ailleurs clamé dès la première page du menu.
L’entrée de salade de concombres que j’avais choisi avait été réinventée avec brio avec de beaux mélanges de textures (croutons, mousse, légumes croquants) et de saveurs (fromage de chèvre et lavande).
Le plat principal, le lapin aux abats roulé dans une feuille de choux était un délice. Les légumes et la sauce, légèrement acidulée par le cassis et l’épinette se mariaient très bien avec le goût subtil du lapin.

Et enfin, mention spéciale aux portions qui, sans être gigantesques, sont de taille tout à fait raisonnables et proportionnelles au prix. Alléluiah, on est loin des assiettes taille tapas au prix d’une assiette de caviar….

Bref, vous l’aurez compris, les 400 coups est définitivement une bonne adresse (re)testée et approuvée à nouveau.

Chef’s table: la série documentaire inspirante de Netflix.

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Salut!

Comment allez-vous? Passez-vous un bel été? Je vous le souhaite! Comme vous avez pu le constater, La Carafe a pris ses quartiers d’été avec des publications plus espacées. Mais rassurez-vous, je ne vous oublie pas et je continue malgré tout à squatter les restaus et à me tenir informée avec la plus grande gourmandise de toutes les dernières actualités alimentaires!

Bref! Je profite de cet article pour vous parler d’une série documentaire que j’ai découverte il y a quelques temps et pour laquelle j’ai eu un immense coup de coeur: Chef’s table.
Produite par Netflix et réalisée par David Gelb, la série est sortie le 26 avril dernier et propose 6 épisodes d’environ 40 minutes. Chaque épisode dresse le portrait d’un chef emblématique d’un pays différent (Patagonie, Suède, Italie en passant les Etats-Unis ou encore l’Australie).
On y retrouve pêle-mêle, le portrait du chef américain Dan Barber  (ma nouvelle idôle), le charismatique chef italien Massimo Bottura (le grand troublion de la cuisine italienne) ou encore la talentueuse chef Niki Nakayama (c’est malheureusement la seule chef femme représentée dans la série…) dont le parcours m’a beaucoup touché.

Crédit photo: www.indiewire.com
Crédit photo: http://www.indiewire.com

Les mauvaises langues diront sans doute: « bon, bon encore une enième émission sur la bouffe à grand coups de jeunes chefs talentueux et d’avalanche de food porn! » Et bien oui mais non. Oui, les images de bouffe sont à couper le souffle et sont toutes plus appétissantes les unes que les autres (moi qui ait toujours associé la gastronomie à l’art, me voilà confortée dans mon opinion). Ceci étant dit, la série creuse plus profond et cherche à mettre de l’avant les parcours et les personnalités de ces chefs tout aussi inspirants les uns que les autres que cela soit de par leur histoire, leur experience ou encore par les valeurs qui les animent ou qu’ils véhiculent. Par exemple, le chef Dan Barber, pionier et visionnaire du mouvement « de la ferme à la table » a mis en place son propre réseau de production de fruits, légumes, viandes et produits laitiers. Tout ce qui est servi dans ses restaurants et entièrement produit biologiquement dans sa ferme par des agriculteurs confirmés qui ont à coeur le respect du terroir et de l’environnement. Un point de vue qui pourrait sembler utopique et un poil hippie, oui sauf que Dan Barber a récemment été elu chef le plus influent des Etats-Unis et que même Barack Obama le consulte pour la mise en place de programme dédié à une alimentation plus saine. Respect!

Crédit photo: www.eater.com
Crédit photo: www.eater.com

D’un point de vue humain, les chefs ne sont pour une fois pas décrits comme des rock star tyraniques qui terrorisent leur brigade (même si cela brasse parfois derrière les fourneaux). Le réalisateur cherche à aller plus loin en creusant dans les personnalités, dans les doutes et les failles de ces passionnés pour qui la gastronomie est une raison de vivre (n’ayons pas peur des mots). Leur passion et leur engagement forcent vraiment le respect.

Comme de belles images valent mieux qu’un long discours,je vous laisse avec l’extrait de la saison 1:

 

PS: Pour ceux qui ont aimé la série, il semblerait que le réalisateur, David Gelb ait également produit le documentaire « Jiro Dreams of Sushi »  sorti en 2011. Les critiques semblent très élogieuses et je file l’ajouter à ma liste des documentaires à voir.