En bref et en images #8

La reprise se fait doucement mais sûrement sur le blog. Après une bonne pause estivale je dois avouer que j’ai un peu du mal à reprendre le rythme. Qu’importe il continue à se passer pleins de choses dans le monde merveilleux de la gastronomie et cette semaine j’ai donc:

Applaudi la chouette initiative du prestigieux restaurant danois NoMA (ou je caresse l’espoir fou d’aller un jour manger #rêve). En effet, le chef René Redzepi a choisi de fermer temporairement son restau pour aller l’installer au beau milieu d’une ferme urbaine. Le but? Être auto-suffisant en fruits et légumes tout en privilégiant la culture locale et les produits de saison. Une initiative qui fait écho à celle du chef Dan Barber qui avait aussi installé l’un de ses restau au beau milieu d’une ferme.
Pour en savoir plus.

Crédit photo: www.visitdenmark.fr
Crédit photo: www.visitdenmark.fr

Était atterrée par ce texte qui dénonce le marché low cost de l’alimentation et ses ravages. Je ne partage pas toujours les points de vue du critique culinaire Périco Légasse mais je ne peux toutefois qu’être en accord avec son combat contre la mal-bouffe. Quand va-t-on enfin faire bouger les choses en matière d’alimentation et combattre pour de vrai les lobbyings de l’agro-alimentaire qui nous empoisonnent à petit feu?
Je vous encourage vivement à lire et écouter l’entrevue dans sa totalité.

Lu avec attention le portrait dédié au chef Alain Passard (l’un de mes chef préféré) rédigé par la journaliste Marie-Claude Lortie qui a passé tout l’été à Paris à arpenter et tester les restaurants de la capitale. Selon moi, la cuisine d’Alain Passard est un subtil mélange entre tradition et modernité, il fait partie de ces chefs inclassables dans leur style et qui s’engagent beaucoup en matière de cuisine locale et saisonnière (alors forcément ça me parle!). Je le suis sur Twitter et je suis toujours scotchée par la beauté et la poésie qui se dégagent de ses assiettes. Non vraiment c’est un définitivement un grand Monsieur de la gastronomie française.
Pour lire son portrait.

Crédit photo: www.20minutes.fr
Crédit photo: www.20minutes.fr

Été amusé par cette chouette et touchante introduction à cette recette de gâteau aux carottes. À moins que ce ne soit une recette de gâteau aux carottes qui serve de conclusion à cette chronique, je ne sais pas trop. Une chronique qui raconte une histoire d’encas nocturne sur une aire d’autoroute et qui finit en recette.
Cela me ferait presque aimer le carrot cake.

Crédit photo: www.recette-gateau.eu
Crédit photo: www.recette-gateau.eu

Bonne semaine!

 

Ôde à la gastronomie italienne

restau rome

Salut tout le monde,

Me voilà de retour d’un super voyage en France et en Italie, en pleine forme, reposée et repue de toutes les belles choses que j’ai pu voir et surtout goûter. Bon, ne partez pas en courant amis foodies, je ne vais pas vous faire un compte-rendu des musées et des monuments que je me suis coltinée pendant mes vacances, on est pas sur le forum du guide du routard ici…Non, nous allons plutôt parler de la gastronomie italienne que j’ai pu (trop) rapidement découvrir lors de mon voyage. Avant de partir et de découvrir une petite partie de ce beau pays, je dois reconnaître que j’étais assez néophyte question bouffe italienne. Je ne vous ferais pas l’affront de dire que selon moi cela se limitait aux pizzas et aux pâtes à la carbonara mais presque (je plaisante). J’avais déjà eu l’occaison de manger dans quelques bon restaurants italiens, je connaissais quelques classiques, je magasinais de temps en temps quelques produits italiens chez Milano et c’était à peu près tout. Donc autant vous dire, que j’étais plutôt loin d’être la réincarnation de Josée di Stasio.

Premier arrêt, la Sicile: métissage et authenticité.

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Bref, c’est lors de notre première escale en Sicile que mon voyage culinaire a vraiment débuté.
La gastronomie sicilienne semble se caractériser par la fraîcheur de ses produits mais également par une cuisine un peu métissée et largement influencée par ses régions et pays voisins: le Maghreb, la Grèce ou encore le reste de l’Italie.
La qualité des aliments de base est également à souligner, les poissons semblent toujours fraichement pêchés, les fruits et les légumes sont gorgés de soleil et sont juteux et savoureux. Alors certes, nous avons eu la chance d’y aller à la belle saison, à la période où le choix de produits de saison est le plus vaste mais tout de même, ici tous les produits de base sont locaux ou presque (la locavore en moi était ravie) et rares sont les aliments qui ont parcouru des kilomètres avant d’attérir dans notre assiette.
Au restaurant, les plats locaux sont cuisinés simplement: grillés, accompagnés d’aromates et d’un filet d’huile d’olive. Pas besoin d’artifice pour mettre de l’avant la qualité et la fraîcheur des produits. Une amie sicilienne m’a même confié que lorsqu’au restaurant un poisson ou des fruits de mer étaient servis noyés dans la sauce c’était souvent suspect et synonyme de produits pas très frais.
Les pâtes sont également omniprésentes mais je dois dire que j’ai plutôt préféré entamé une cure de fruits de mer et de poissons (allô, l’espadon et les calmars!)
Pêle-mêle, voici les plats siciliens avec lesquels je suis tombée en amour (liste totalement non exhaustive): la caponata (une sorte de ratatouille légèrement sucrée salée servie tiède), les arancinis et les crocchés (croquettes de pommes de terre au fromage et au persil), les gelatos (probablement les meilleures et les plus grosses de ma vie. Je n’ai en revanche pas expérimenté la fameuse gelato servie dans une brioche encore tiède…) ou encore des sortes de chaussons frits fourrés à la ricotta sucrée (oh.mon.dieu). C’est bien simple, j’ai aimé tout ce que j’ai découvert et si j’avais pu j’aurais sans doute passé 2 semaines à arpenter les restaurants et les kiosques de bouffe de rue…#indigestion

Deuxième arrêt: Rome, nutritive et savoureuse
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Nous avons ensuite poursuivi notre voyage initiatique avec Rome. Afin d’éviter les restaurants attrape-touristes (ma hantise quand je voyage) j’avais, avant de partir, scrupuleusement sélectionné les restaurants et autres trattorias que je voulais essayer en glanant les bonnes adresses auprès de blogs ou d’amis.

À la base, la cuisine romaine est une cuisine plutôt rurale et populaire, faite pour être nutritive et rassasiante et si cette dernière est peut être un poil moins recherchée que sa voisine sicilienne, je dois admettre qu’à part une erreur de parcours, nous avons encore très bien mangé. J’ai poursuivi ma cure de poissons et de fruits de mer (les calmars à la romaine ne seraient pas un petit déjeuner santé?) et j’ai surtout redécouvert de nouvelles façons d’apprêter des pâtes.

J’ai au passage découvert avec stupeur que les pâtes à la carbonara que j’ai goûté jusqu’à présent et qui consistaient en un mélange de spaghettis noyés dans de la crème et agrémentés de lardons étaient en fait un blasphème total à la gastronomie romaine et étaient surtout bien loin de la recette originale. Soit, de bonnes pâtes (spaghettis ou linguines), des dès de guanciale (joue de porc séché) ou de pancetta, des oeufs, du pecorino et that’s it. Un vrai régal!

Autre coup de cœur, les pâtisseries romaines. J’ai pas mal traîné dans les pâtisseries (ou forno) durant mon séjour et je dois dire que j’y ai fait de belles découvertes. Point de gros gâteaux à la crème mais plutôt de petits sablés au miel, aux dattes ou à la confiture (parfaits pour accompagnés un bon espresso) . Beaucoup de noisettes, de noix de pins et surtout la découverte de belles marques de chocolatiers faisant du chocolat gianduja à se rouler par terre (et non je ne parle pas de Ferrero…).
En revanche, désolée amis italiens mais je n’ai vraiment pas accroché avec les fameux cornettos.

Malheureusement, ma condition de femme enceinte, m’a privé de la découverte des vins italiens (pourtant si réputés)…C’est donc avec une pointe de frustration que j’ai dû me résigner à boire du jus pamplemousse à l’apéro pendant que mon chum profitait  allègrement du prosecco et autres Tignanello. Il va donc falloir y retourner pour faire de l’œnotourisme!

Pour terminer, si vous avez eu le courage de me lire jusqu’au bout (allô, y’a encore quelqu’un?) et que la gastronomie italienne vous intéresse autant que moi, je vous invite à poursuivre la découverte en lisant les différents articles de Christelle Tanielian rédigés en collaboration avec La presse +. Ces derniers retracent son parcours à travers différentes régions de l’Italie afin de nous faire découvrir les origines et le meilleur de la gastronomie italienne.
À lire ici et .

Allez, ciao!

PS: Si vous prévoyez un voyage en Italie et que vous êtes à la recherche de bonnes adresses (bar à vin, restaurant ou épicerie fine) n’hésitez pas à m’écrire il me fera plaisir de partager mes coups de cœur avec vous.