Chef’s table: la série documentaire inspirante de Netflix.

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Salut!

Comment allez-vous? Passez-vous un bel été? Je vous le souhaite! Comme vous avez pu le constater, La Carafe a pris ses quartiers d’été avec des publications plus espacées. Mais rassurez-vous, je ne vous oublie pas et je continue malgré tout à squatter les restaus et à me tenir informée avec la plus grande gourmandise de toutes les dernières actualités alimentaires!

Bref! Je profite de cet article pour vous parler d’une série documentaire que j’ai découverte il y a quelques temps et pour laquelle j’ai eu un immense coup de coeur: Chef’s table.
Produite par Netflix et réalisée par David Gelb, la série est sortie le 26 avril dernier et propose 6 épisodes d’environ 40 minutes. Chaque épisode dresse le portrait d’un chef emblématique d’un pays différent (Patagonie, Suède, Italie en passant les Etats-Unis ou encore l’Australie).
On y retrouve pêle-mêle, le portrait du chef américain Dan Barber  (ma nouvelle idôle), le charismatique chef italien Massimo Bottura (le grand troublion de la cuisine italienne) ou encore la talentueuse chef Niki Nakayama (c’est malheureusement la seule chef femme représentée dans la série…) dont le parcours m’a beaucoup touché.

Crédit photo: www.indiewire.com
Crédit photo: http://www.indiewire.com

Les mauvaises langues diront sans doute: « bon, bon encore une enième émission sur la bouffe à grand coups de jeunes chefs talentueux et d’avalanche de food porn! » Et bien oui mais non. Oui, les images de bouffe sont à couper le souffle et sont toutes plus appétissantes les unes que les autres (moi qui ait toujours associé la gastronomie à l’art, me voilà confortée dans mon opinion). Ceci étant dit, la série creuse plus profond et cherche à mettre de l’avant les parcours et les personnalités de ces chefs tout aussi inspirants les uns que les autres que cela soit de par leur histoire, leur experience ou encore par les valeurs qui les animent ou qu’ils véhiculent. Par exemple, le chef Dan Barber, pionier et visionnaire du mouvement « de la ferme à la table » a mis en place son propre réseau de production de fruits, légumes, viandes et produits laitiers. Tout ce qui est servi dans ses restaurants et entièrement produit biologiquement dans sa ferme par des agriculteurs confirmés qui ont à coeur le respect du terroir et de l’environnement. Un point de vue qui pourrait sembler utopique et un poil hippie, oui sauf que Dan Barber a récemment été elu chef le plus influent des Etats-Unis et que même Barack Obama le consulte pour la mise en place de programme dédié à une alimentation plus saine. Respect!

Crédit photo: www.eater.com
Crédit photo: www.eater.com

D’un point de vue humain, les chefs ne sont pour une fois pas décrits comme des rock star tyraniques qui terrorisent leur brigade (même si cela brasse parfois derrière les fourneaux). Le réalisateur cherche à aller plus loin en creusant dans les personnalités, dans les doutes et les failles de ces passionnés pour qui la gastronomie est une raison de vivre (n’ayons pas peur des mots). Leur passion et leur engagement forcent vraiment le respect.

Comme de belles images valent mieux qu’un long discours,je vous laisse avec l’extrait de la saison 1:

 

PS: Pour ceux qui ont aimé la série, il semblerait que le réalisateur, David Gelb ait également produit le documentaire « Jiro Dreams of Sushi »  sorti en 2011. Les critiques semblent très élogieuses et je file l’ajouter à ma liste des documentaires à voir.

De l’importance de la transmission culinaire

Classe de cours à l'Institut familial de Kamouraska

Aussi longtemps que je me souvienne je n’ai pas pas le moindre souvenir d’avoir vu dans ma famille l’ombre d’un plat congelé « tout-préparé » sur notre table. Une pizza surgelée de temps en temps un soir de semaine mais cela s’arrêtait là.

Chez nous, ma mère a toujours cuisiné (elle était à la maison pendant une bonne partie de notre enfance, je pense que cela a beaucoup contribué au fait qu’elle avait plus de temps pour cuisiner). Elle mettait un point d’honneur à ce que nous mangions bien: des plats du quotidien simples mais sains, savoureux et surtout « faits-maison ». Je me souviens d’ailleurs que mes copines étaient toujours contentes de venir manger à la maison « parce que chez toi c’est trop cool, ta mère elle cuisine trop bien ».

De plus, dès notre plus jeune âge ma sœur et moi avons toujours mangé de tout (ou du moins goûté à tout lorsque nous faisions parfois la grimace face à certains plats): des tripes de moutons à la purée de topinambours, tout y passait!

Je suis convaincue que ces souvenirs culinaires du passé ont façonné mon palais d’aujourd’hui. Cet apprentissage culinaire m’a apporté le plaisir de (bien) manger et m’a donné le goût de cuisiner des plats le moins transformés possible. Même si mes goûts ont évolué (par exemple les tripes de mouton, c’est non maintenant!), ces souvenirs gustatifs m’ont laissé la curiosité et l’ouverture d’esprit de toujours goûter et d’essayer de nouveaux aliments et de nouvelles recettes.

À l’heure où la cuisine maison et santé vient de déclarer la guerre à la mal-bouffe, je me sens extrêmement chanceuse d’avoir hérité de ce patrimoine culinaire.

Et vous, avez-vous des souvenirs culinaires à partager, d’où vous vient votre plaisir de manger?

Je vous recommande de lire cet excellent article  qui m’a inspiré ce billet.

Crédit photo: Ipir Université Laval