En bref et en images #4

Cette semaine l’actualité alimentaire et gastronomique a été riche au Québec et un peu partout ailleurs.
En voici un petit apercu.

Donc, cette semaine j’ai :

Applaudi et félicité Elyse Lambert qui a été élue meilleure sommelière du Canada. C’est la première fois qu’une femme ET une Québécoise reçoit une telle distinction. Enfin la profession se féminise un peu… Girl power du pinard!
Féliciations aussi à David McMillan et Frédéric Morin les propriétaires et fondateurs du restaurant Joe Beef, qui est entré dans le palmarès du World’s Best Restaurants (à la 81ème position). Moi qui n’avais pas été emballée plus que cela par ma première visite il y a quelques années, j’ai hâte d’y retourner afin de peut être réviser mon opinion! En espérant qu’une telle distinction ne fasse pas trop grimper les prix…
Pour lire l’entrevue de David McMillan à ce sujet.

joe beef

Eté fière de mon pays, la France, puisque cette dernière a (enfin) adopté une loi qui interdit à la grande distribution de jeter les invendus ou de les rendre volontairement impropres à la consommation. Ainsi, les moyennes et grandes surfaces de plus de 400 m² auront l’obligation de conclure une convention avec une association caritative afin de faciliter les dons alimentaires.
Cette loi me semble bien élémentaire et aurait dû être adoptée depuis bien longtemps mais peu importe, je me réjouis de cette intitiative anti-gaspillage.
Pour en savoir plus.

Lu avec attention cet article d’opinion écrit dans le cadre de la conférence C2MTL qui s’est déroulée cette semaine à Montreal.
L’article souligne avec une grande ironie la triste situation des producteurs d’alcool et plus particulièrement des distileries face à la rigidité de la législation québécoise en matière de commercialistion d’alcool.

Crédit photo: http://www.washingtondistilleries.com
Crédit photo: http://www.washingtondistilleries.com

Suivi avec attention le débat lancé suite à la déclaration de Santé Canada qui envisage de retirer les jus de fruits du Guide alimentaire canadien (la grande bible de la diététique et du Manger santé). Plusieurs nutriotionnistes saluent cette mesure et s’en félicitent (à cause notamment des grandes quantités de sucre contenues dans les jus de fruits). Toutefois plusieurs voix se sont élévées contre la mesure jugée trop drastique, et je n’ai aucun doute que parmi ces voix, celles des lobbyistes se soient glissées dans le débat.
Pour en savoir plus et mieux comprendre le débat:
La presse
Le nutritionniste urbain

Crédit photo: maigrir-ensemble.fr
Crédit photo: maigrir-ensemble.fr

 

Goûter Montréal

Crédit photo: www.obsessionsgourmandes.com

Comme je dis souvent à mes visiteurs, Montréal n’est selon moi, pas une belle ville à proprement parler, en revanche elle a beaucoup de charme et une âme très forte. Une âme et une atmosphère qui se captent en se perdant à pieds ou à vélo dans les différents quartiers, en discutant avec les gens, en rentrant un peu au hasard dans les petites boutiques et les cafés et surtout en essayant les milliers de délicieux restaurants que l’on retrouve un peu partout.

Il y a quelques semaines, j’avais de la visite et comme il faisait un temps superbe, nous n’avions pas envie de nous enfermer dans les musées et les endroits touristiques, nous avons donc profiter du beau temps et avons arpenté la ville sans suivre d’itinéraire particulier. Nous en avons profité pour nous arrêter à droite et à gauche et tester plusieurs adresses gourmandes que je vous partage ici. Naturellement, la liste est loin d’être exhaustive tant les adresses qui valent la peine sont nombreuses.

Le début de notre périple, a commencé par une promenade dans le Milex, nous sommes allés au Alexandra Platz et avons soupé au Manitoba. Nous avons adoré et j’y ai consacré un billet ici.

Samedi, jour #1

Nous avons commencé par nous rendre en vélo au (classique) Marché Jean Talon. Arrêt incontournable à la boutique du Marché des saveurs, la place idéale pour faire découvrir les produits du terroir québécois et pour acheter quelques gourmandises made in Québec à ramener dans ses valises. Les prix sont un peu élevés mais le choix est incroyable et absolument TOUT à l’air bon.
Nous nous sommes ensuite promenés entre les étalages de fruits et légumes, de fleurs et de plantes en goûtant à droite et à gauche toutes les spécialités locales. Je crois que mon ami était sous la charme de la richesse de la gastronomie québécoise!

Ensuite, arrêt au saucissier Wiliam J.Walter pour faire le plein de grillades pour notre BBQ. Le choix de saucisses est y sans fin (plus de 60 variétés disponibles) et il y en a pour  tous les goûts. Les prix sont plus que raisonnables et leur saucisses sont excellentes. Leur sandwich préparés sur place avaient également l’air très appétissants.
Aussi, arrêt incontournable à la boulangerie Joe la croûte et amour inconditionnel pour leur pain épautre et lin que jachète à chaque fois que je passe par le marché. Comme je regrette que la boulangerie ne soit pas plus proche de chez moi!

Crédit photo: joelacroute.foodpages.ca
Crédit photo: joelacroute.foodpages.ca

Au retour, nous nous sommes promenés dans la Petite Italie avec un arrêt chez San Gennaro, la nouvelle pâtisserie/pizzéria/épicerie fine italienne qui a ouvert juste à côté de la fameuse pizzeria la Bottega. Nous n’avons pas testé les pizzas (qui avaient l’air pourtant délicieuses) mais nous avons opté pour des desserts. Nous avons bien eu du mal à choisir tant il y avait du choix et tant tout semblait appétissant! L’accueil y était très chaleureux et nul doute que j’y reviendrai pour un café ou pour tester leurs pizzas; le parc de la Petite Italie étant tout près ça serait parfait pour un pique-nique improvisé.

Ensuite, après une grande balade à vélo sur le Plateau nous avons remonté la rue Duluth et fait une halte chez le glacier qui est en passe de détrôner Bilboquet dans la liste de mes glaciers préférés, j’ai nommé: Léo le Glacier. Leurs sorbets artisanaux sont délicieux (et pour la plupart fabriqués à partir de fruits biologiques) et il y a beaucoup de choix dans les saveurs. Ceci dit, je ne suis pas très originale, j’opte à chaque fois pour la même saveur: ananas-basilic qui est sans doute, le sorbet le plus réussi du monde (oui, oui du monde).

Nous avons ensuite poursuivi notre route jusqu’au Mile End, pour un dernier arrêt magasinage Chez Latina. J’adore cette épicerie fine! Que ce soit pour des épices, de l’huile ou du chocolat j’y fais toujours plein de découvertes et en plus, les prix pratiqués sont vraiment raisonnables.

Crédit photo: www.chezlatina.com
Crédit photo: www.chezlatina.com

Nous nous sommes ensuite arrêtés au café italien Olimpico. Je viens souvent dans le quartier mais je n’avais encore jamais eu l’occasion d’essayer ce grand classique de la rue St Viateur, et pour cause la place est toujours bondée. Soyons honnête, ce café n’a en soi rien d’exceptionnel mais il y règne toutefois une atmosphère authentique et bien particulière avec sa déco italienne et ces vieux monsieurs italiens qui se retrouvent au comptoir pour jaser autour d’un bon espresso au petit goût d’Italie.
Sur la terrasse, bien remplie et ensoleillée, on peut y voir évoluer la faune montréalaise hipster du Mile End mais aussi les familles et les étudiants qui y viennent pour refaire le monde ou bouquiner.
L’endroit idéal pour terminer l’après-midi en douceur.

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Crédit photo: www.cafeolimpico.com


Dimanche, jour #2

Après une ascension matinale du Mont Royal au milieu des joggeurs et des joueurs de tam-tams, nous sommes allés bruncher à la pâtisserie familiale La Ruche située idéalement au pied du Mont Royal. J’avais envie d’essayer cette adresse depuis un petit bout de temps et je dois dire que nous n’avons pas été déçus. En plus de leurs alléchantes pâtisseries, La Ruche propose des classiques (sucrés et salés) du brunch revisités et préparés à partir de produits locaux extra-frais. Mention spéciale à leur baguette et leurs pains qui sont vraiment délicieux. Le local est cosy, lumineux et joliment décoré avec son mur végétal où poussent des plantes et des fines herbes. J’ai également dû me retenir pour ne pas repartir avec la moitié de leur stock de confiture maison, notamment celle à la figue et à l’amande (FIGUE+AMANDE, ai-je encore besoin de rajouter autre chose?)

Comme un brunch ne se termine jamais sans un dessert (ceci est une règle que je viens d’inventer) nous avons continué sur l’avenue du Parc pour se rendre jusqu’à Chez Boris manger quelques beignets et prendre un café. Boris, c’est le spécialiste du beignet encore chaud, moelleux mais croustillant, au chocolat, à la cannelle ou même nature. Du genre que tu manges en te léchant les doigts et en te disant que dans un monde idéal tu en engloutirais facilement une dizaine sans multiplier ton poids par trois sur la balance… J’adore cet endroit!

Crédit photo: www.zurbaines.com
Crédit photo: www.zurbaines.com

Voilà ici s’est achevé notre périple touristico-gourmand, mon visiteur est reparti repu et avec la tête (et les papilles) pleines de bons souvenirs. Ma mission était remplie.

PS: Au cas où vous vous poseriez la question, j’ai effectivement passé ma fin de semaine à manger. Depuis, je reste enfermée chez moi à manger des légumes vapeurs et du bouillon de poulet jusqu’à nouvel ordre…

 

En bref et en images #3

Cette semaine j’ai….

Lu une entrevue intéressante de Zébulon Perron, le grand manitou du design et de la décoration d’intérieur. Sa spécialité? L’aménagement et la décoration des restaurants et des commerces. Pour être allée dans plusieurs endroits où il a œuvré, je peux affirmer qu’il est très doué et doté d’un savoir faire exceptionnel pour capter l’essence du commerce et ainsi créer une atmosphère et une identité qui lui correspond.
Entrevue à lire: ici

Crédit photo: http://www.zebulonperron.com
Crédit photo: http://www.zebulonperron.com

Embarqué dans la cause de Jamie Oliver
et dans son combat pour une éducation alimentaire pour tous. Le Food Révolution Day qui avait lieu le 15 mai a ainsi permis de davantage mettre de l’avant le combat du chef britannique. Son engagement ne date pas d’hier et cela fait plusieurs années déjà qu’il tente de faire réagir et bouger les politiciens sur le problème de l’éducation alimentaire. Il propose notamment de rendre obligatoire la formation sur l’alimentation dans les écoles afin de sensibiliser les enfants, dès leur plus jeune âge à l’importance d’adopter une alimentation saine, diversifiée et équilibrée. Lorsque l’on sait que la principale cause de mortalité au Canada sont les maladies causées par un mauvais régime alimentaire, on se dit que son combat est loin d’être vain…
Pour en savoir plus sur son engagement.
Pour signer la pétition.
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Ajouté sur ma liste des endroits à essayer, Cul-sec le nouveau projet du chef Martin Juneau. Le concept? Une cantine-caviste  où l’on peut acheter du vin, repartir avec (à condition de commander quelque chose à manger) ou le boire sur place en dégustant quelques bouchées. Il semblerait que Cul sec propose une grande sélection de vins natures, ce qui n’est pas sans me déplaire.
Cul-Sec: 29, rue Beaubien Est, Montréal

Salué la décision de Metro et de Super C qui s’engagent à donner leurs invendus à Moisson Montréal plutôt que de les jeter. On est d’accord, cela aurait dû être fait depuis longtemps mais réjouissions nous plutôt de ce pas en avant pour contrer un peu plus le gaspillage alimentaire. À terme, ce sera plus d’un milion de kilos de nourriture par an qui seront récupérés et redistribués.
Pour en savoir plus.

Partagé le point de vue de la critique culinaire Lesley Chesterman sur l’arrivée de Joël Robuchon qui ouvrira sous peu un restaurant au Casino de Montréal.
En gros, Lesley Chesterman s’interroge sur la pertinence de faire venir un chef étranger mondialement connu à Montréal alors que le Québec regorge déjà de talentueux chefs qui peine déjà à s’en sortir dans ce secteur ultra-concurrencé.
L’intégralité de sa chronique est à écouter: ici

Crédit photo: www.joel-robuchon.com
Crédit photo: www.joel-robuchon.com

Découvert le quotidien de ces cuisiniers qui œuvrent dans les cantines des plateau de cinéma. Cet article sorti récemment (Cannes oblige) retrace leurs parcours, leurs galères et leurs défis dans un métier qui est loin d’être de tout repos.
Article à lire: ici

Crédit photo: Mathieu Zazzo pour L'Express Styles
Crédit photo: Mathieu Zazzo pour L’Express Styles

Bonne semaine!

Posted in Vie

J’ai testé (et approuvé) pour vous…le restaurant Manitoba

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Cette fin de semaine j’avais de la grande visite de France et comme souvent lorsque j’ai des « invités-touristes » j’aime faire découvrir la richesse du terroir et la gastronomie de ma province d’adoption. En effet, même si c’est en train de changer doucement mais sûrement, je déplore toujours que cet attrait touristique du Québec soit si peu mis en avant auprès des touristes étrangers.

Bref! Lorsqu’il a été le temps de piocher dans ma (looooooongue) listes des restau à essayer, c’est tout naturellement que j’ai choisi le Manitoba dont j’avais entendu beaucoup de bien. Je n’avais aucun doute que niveau bouffe nous serions comblés et satisfaits, en revanche j’avais quelques craintes concernant l’ambiance. Comme dans beaucoup de restau à la mode pris souvent d‘assaut par la faune hipster, j’appréhendais l’ambiance: bruyant, service un peu froid et snob, prix élevés pour micro portions, bref je l’avoue, je partais tout de même avec quelques appréhensions.

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Crédit photo: www.restaurantmanitoba.com

Bon et justement l’ambiance?
Pas snob pour un sou avec un service chaleureux et sympathique sans être trop présent non plus. Du genre discret et efficace. Les serveurs sont de bons conseils sur le choix des plats et pour renseigner sur la teneur de certains plats qui contiennent parfois des aliments et des épices qui peuvent être un peu méconnus.
Le décor et le cadre du restau sont également chouettes. Chaleureux et authentiques à l’image du restau, avec des touches de bois et des vieux objets chinés un peu partout. Une terrasse à l’avant et un petit patio à l’arrière pour prendre un verre avant de manger ou sortir prendre l’air entre deux plats.
Et puis aussi, point important : ON S’ENTEND PARLER! Même si le restau était quasiment plein et la musique bien présente on pouvait se parler sans hurler et finir sourd à la fin du repas; ce qui n’est maintenant plus si commun dans beaucoup de restaurants montréalais….

Et la bouffe?
Originale, savoureuse et locale.
La carte est courte et efficace, 4 ou 5 entrées maximum et même chose pour les plats. 2 viandes, 1 poisson et un plat végé.
On sent que derrière la philosophie du restau se cache une vraie volonté de représenter et de promouvoir les produits québécois: la viande (principalement du gibier du Québec), les légumes de saison mais aussi toutes les épices boréales dont sont garnis la plupart des plats.
Les assaisonnements justement, sont maitrisés avec brio. Sur la carte, les mélanges de saveurs et de goûts peuvent sembler déroutants mais en bouche c’est un succès. Le mélange des textures est aussi très réussi. Les viandes sont tendres et cuites à point, les légumes croquants et bien assaisonnés.
Le dessert testé était également une réussite, un gâteau au miel encore chaud avec de la crème glacée au pain perdu. Le froid et le chaud se mélangeaient à merveille avec les douces saveurs sucrées.
J’ai lu quelque part que le restau se fournissait beaucoup chez Société Orignal (on en parlera bientôt sur le blog) une entreprise locale qui commercialise des produits locaux et qui travaille en étroite collaboration avec un réseau de petits producteurs québécois. Je ne suis pas surprise, les deux structures semblent partager la même ambition: mettre dans nos assiettes le meilleur du terroir québécois.

Malheureusement je ne pourrais pas vous dire grand chose de la carte des vins, je n’y ai pas prêté attention (honte à moi!) et ce n’est pas moi qui ai choisi le vin.

Enfin, si je devais trouver quelque chose à redire, je dirai que les portions des plats principaux pourraient être un poil plus grosses. Aussi, je ne serais pas contre 1 ou 2 choix de plus dans les desserts.

Verdict? Une entrée fulgurante du restau dans le top 5 de mes restau préférés, rien de moins (je suis parfois la modération incarnée).
Rares sont les restau où je retourne plusieurs fois, mais aucun doute que celui-ci va devenir un incontournable dans mon carnet d’adresses et que j’y retournerai avec plaisir.

PS: A un coin de rue, se trouve le bar Alexandra Platz (ouvert seulement en été) un bar installé (et caché!) dans les entrepôts de la Brasserie du Vieux-Montréal. Une sorte de bar industriel un peu concept ou l’on peut profiter de la bière, de leur cocktail et surtout de la terrasse. La place idéale pour prendre l’apéro avant d’aller souper.

Restaurant Manitoba
271 Rue Saint Zotique O, Montréal, QC H2V 1A4

 

L’expérience du vigneron virtuel par La Crema

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Je suis une lectrice assidue du magazine mensuel Cellier édité par la SAQ. Même si je préférais la version trimestrielle que je trouvais plus complète et moins promotionnelle, je trouve tout de même les reportages et les dossiers spéciaux de la version mensuelle toujours très intéressants.
Dans le numéro du moi de mai, un article dédié au projet Virtual Vintner lancé par la maison californienne La Crema, a piqué ma curiosité.

L’expérience du vin 2.0

Le projet Virtual Vintner (vigneron virtuel), qu’est ce que c’est?
Alors déjà, sache que si tu as toujours rêver de te la jouer comme  Michel Rolland ou François Chartier, ce projet est fait pour toi.
En effet, Il s’agit d’un projet interactif, collaboratif (et marketing!) qui permet à des milliers d’internautes de jouer les apprentis œnologues en créant une cuvée de vin spéciale. Comment? En permettant aux internautes d’être impliqués et de voter pour toutes les étapes de l’élaboration de la cuvée. Choix du cépage, de l’appellation, du mode de vinification, de l’élevage et même le nom du vin et le design de l’étiquette, tout était soumis à l’opinion et aux votes des internautes. Ces derniers devaient se créer un compte sur le site pour pouvoir voter ou commenter. Pour chacune des étapes de production plusieurs choix était soumis au vote des internautes et l’option remportant le plus de votes était mise en œuvre sur le terrain par Elizabeth Grant-Douglas, la winemaker en charge de cette cuvée spéciale.

Et le résultat?
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Virtuoso, un pinot noir de l’appellation russian-river vinifié avec des levures naturelles et élevé 9 mois en barriques.
500 caisses de cette cuvée seront ensuite commercialisées en novembre 2015 par la maison.

Une expérience marketing ingénieuse

Bien que je n’ai pas trouvé de données sur le nombre de participants et leur profil, il y a fort à parier que le projet est été un succès, comme en témoigne d’ailleurs le nombre impressionnant de « j’aime » et de partages enregistrés sur la page facebook de la maison lors de la divulgation du fameux vin.
Cité dans les lignes de Cellier, Mark Gordon, le responsable des stratégies en ligne chez Jackson Family Wine, s’est déclaré surpris de la forte implication des internautes. Il semblerait que ces derniers ne se contentaient pas seulement de voter, ils prenaient également le temps de commenter et de débattre intensément avec les autres participants. La durée moyenne des visites sur le site était d’environ de 2min 30 ce qui est en effet, assez impressionnant et significatif du grand intérêt des internautes pour le projet.
Un projet qui semblait avoir été également savamment orchestré  par une stratégie de communication bien ficelée à grand renfort de réseaux sociaux, blog et autres concours pour mousser le tout.
Au delà de l’ingéniosité et de l’audace du projet, je trouve que cette initiative est très significative du virage qu’est en train de prendre l’industrie du vin (plus particulièrement les vins américains souvent moins traditionalistes et plus novateurs en termes de marketing et d’approche commerciale)
Face au renouvellement du profil des consommateurs, qui sont dorénavant plus jeunes et peut être moins initiés, l’industrie du vin semble avoir compris l’importance de se renouveler et de revoir leur approche marketing. Interactivité, pédagogie et utilisation des nouvelles technologies et des nouveaux médias semblent être la clef pour interpeller et intéresser ces nouveaux consommateurs toujours plus connectés.

Source: Cellier magazine
Crédit photo: La Crema