Les Français et le vin: analyse

Fin 2014 est sorti le 5ème baromètre So wine/SSI qui prend le pouls des Français et de leur rapport avec le vin.
L’infographie ci-bas est extrêmement complète et présente en détails les grandes tendances en matière de consommation et d’achat mais aussi en terme d’informations: qui influence les Français, comment sont-ils informés, et surtout par quel biais?
Véritable pain-béni pour les marketeurs, ce genre d’information est également très intéressante d’un point de vue sociétal. Elle montre notamment à quel point la société de consommation est changeante et versatile.
Pour ceux qui n’auraient pas envie de se cogner l’analyse de l’infographie, je vous en ai fait un petite synthèse.
Allez, c’est cadeau.

Le profil des consommateurs

Majoritairement jeune, aussi bien masculin que féminin avec un profil néophyte-amateur, c’est-à-dire: peu de connaissances techniques en la matière mais avec un intérêt certain et une envie d’en savoir plus sur le sujet. J’avais lu une fois le terme « amateur-éclairé » et je crois que cela résume bien ce type de profil.
Sans surprise, pour les consommateurs le vin est intimement lié à la gastronomie et un bon vin est souvent associé à un bon repas.
Et niveau budget? Entre 5 à 10 euros la bouteille pour un achat moyen.

S’informer avant d’acheter

Preuve de sa soif d’information en la matière, le consommateur lambda estime à 82% qu’il est important de se renseigner avant d’acheter.

Influenceurs et sources d’informations…mobiles!

Et vers qui se tourne justement notre néophyte-amateur pour se renseigner? En première position les cavistes, vient ensuite l’entourage puis en 3ème position, internet qui occupe une place de plus en plus importante dans le palmarès avec notamment l’avènement de tous les blogs et sites web spécialisés. Sans oublier les réseaux sociaux, grands prescripteurs de ce monde.
Sans surprise, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se renseigner via des appareils mobiles pour un accès à l’information en tout temps et plus particulièrement sur les lieux de l’achat.

Achat: supermarchés et internet.

Même si les grandes surfaces et épiceries demeurent toujours en tête des lieux d’achat (suivies par de près par les cavistes et les producteurs), le web fait toutefois une poussée non négligeable. Ce qui est intéressant c’est que le type de produit acheté en supermarchés versus sur internet est souvent différent:
Plus petites quantités et plus petit budget pour les grandes surfaces versus budget plus conséquent et quantités plus importantes pour le web.

J’aurai aimé pouvoir faire une comparaison avec le Québec mais malheureusement je n’ai pas trouvé de chiffres comparables.

Pour des données plus détaillées concernant l’étude:

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À propos de l’enquête:
Le baromètre SOWINE/SSI est la première étude consacrée au rapport des Français avec le vin, aux sources d’information, à l’influence d’internet et des nouvelles technologies sur le comportement des consommateurs en France.

Sources:
So Wine et Docaufutur

 

En bref et en images #2

Deuxième édition de la rubrique En bref et en images avec les dernières nouvelles qui ont marqué l’actualité vitico-alimentaire.

La SAQ se met au vert

Crédit photo: Domaine Breton http://www.domainebreton.net
Crédit photo: www.domainebreton.net

Depuis le 23 avril, la SAQ propose dorénavant quelques échantillons de vins natures (des rouges uniquement). C’est une grande première puisque jusqu’à maintenant il était seulement possible de se procurer du vin nature à travers les réseaux de distribution d’importateurs privés. La tendance des vins natures (dont la qualité était discutable il y quelques années mais qui s’est très nettement améliorée) et la quête des acheteurs vers une consommation plus naturelle aura eu raison de la SAQ réticente jusqu’à présent. Il faut dire que les vins natures ne contiennent peu ou pas de sulfites et d’agents de conservation, ils peuvent donc être moins aptes à supporter le voyage lors de l’importation ainsi que la conservation dans certaines conditions.
En tout ce sont 6 vins rouges italiens et français qui ont été sélectionnés dont le Chinon Beaumont Épaulé/Jeté du Domaine Breton. J’ai eu l’occasion de goûter plusieurs fois ce vin et il est vraiment excellent. Des tanins présents mais justement, ni trop ni pas assez, un excellent équilibre en bouche, ce vin est vraiment une réussite.

 

Jour de la Terre

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Le 22 avril c’était la Journée de la Terre. Selon moi, ce genre de journée est surtout l’occasion pour bons nombres de marques de nous sortir leur grand numéro de greenwashing et ce, pour mieux nous faire oublier les écarts éthiques et environnementaux dont elles sont coupables le reste de l’année.
Ceci dit, trêve de sarcasme car à cette occasion j’ai eu l’occasion d’entendre parler de 2 initiatives fort intéressantes qui méritent d’être soulignées et encouragées.
Le Fridge: librement inspirée d’une initiative berlinoise, ce projet communautaire (qui sera inauguré le 28 avril prochain) vise à lutter contre le gaspillage alimentaire et à aider les itinérants et les résidents du quartier Rosemont qui n’ont pas toujours les moyens de manger à leur faim. Le principe? Proposer des frigos en libre-service qui seraient approvisionner en nourriture par les surplus alimentaires des épiceries ou par les résidents qui souhaiteraient faire don de nourriture.
Pour en savoir plus

– Le projet Cultiver l’espoir: lancé par un organisme à but non lucratif cette initiative propose de se réapproprier les terrains vagues et inoccupés de Montréal pour y cultiver des légumes. Ces produits seront ensuite donnés aux banques alimentaires chargées de redistribuer les denrées aux plus démunis. Soutenus par la Ville de Montréal, les partenaires prévoient de cultiver entre 3,9 et 5,7 hectares de terres pour leur première année d’activité.

 

Le meilleur chef du monde est une femme

Crédit photo: http://www.theworlds50best.com
Crédit photo: www.theworlds50best.com

Mercredi 22 avril, la Française Hélène Darroze a été sacrée meilleure chef du monde en remportant le prix Veuve cliquot 2015 organisé par le World’s 50 Best Restaurants. Deux étoiles Michelin à Londres et une étoile à Paris, Hélène Darroze œuvre au restaurant qui porte son nom à Paris ainsi qu’aux cuisines de l’hôtel The Connaught, à Londres. La profession étant majoritairement dominée par les hommes, c’est une belle récompense pour cette talentueuse chef. En espérant que cela encourage davantage à valoriser les femmes au sein de cette profession.
Pour en savoir plus.

Pour terminer, clin d’œil aux 2 articles postés cette semaine autour du café avec cette infographie qui décrit les rites et habitudes autour du café dans 7 pays différents. C’est instructif et ça peut éviter certains faux-pas lorsqu’on commande un café dans un pays étranger.

Mes bonnes adresses caféinées

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Et on poursuit notre semaine autour de la thématique « Café ». Après la découverte de l’application Adbeus je vous présente maintenant mes bonnes adresses où j’aime traîner et prendre un café à Montréal.

Et mon choix de café? Un espresso simple et noir la plupart du temps ou un americano.

Moineau masqué
Mon café de prédilection l’été! J’adore venir profiter de sa petite terrasse sous les arbres qui nous donne l’impression d’être coupé du monde. L’ambiance y est souvent studieuse avec beaucoup de personnes qui viennent pour y travailler. Ils doivent être moins contents quand mes amies et moi arrivons et que l’on se met à jacasser…
Le café y est très bon et issu, entre autre, du torréfacteur 49th Parallel que j’affectionne particulièrement.
Mention spéciale à leur thé glacé maison qui est aussi délicieux tout comme les petites pâtisseries offertes sur place.

Toi, moi & Café
Dès que je me promène dans le quartier Griffintown je m’arrête systématiquement à leur boutique de la rue Notre Dame pour y refaire le plein de café et y prendre un espresso. Le choix de cafés y est incroyable et le personnel sur place toujours de bons conseils pour nous orienter en fonction de nos goûts. Je suis une inconditionnelle de ce café torréfacteur.

Le couteau
C’est drôle car la première fois que j’y ai mis les pieds c’était pour y passer une entrevue. Les recruteurs m’avaient donné rendez-vous dans ce cosy café de la rue St Denis. Je n’ai pas eu le poste mais je garde tout de même un excellent souvenir de ce café artisanal où je suis retournée plusieurs fois depuis. Pour les beaux jours, une belle terrasse est installée pour profiter d’un bon café au soleil.

Café Réplika
The place to be pour déguster un café turque. Pour ceux qui ne connaissent pas (café moulu finement, versé dans de l’eau froide puis passé sur le feu avant ébullition), c’est assez spécial mais moi j’adore! Justement, les propriétaires sont d’origine turque et maitrisent à la perfection l’art du café. La déco du local est sobre avec de jolies photos aux murs, l’ambiance est gentiment hipster et la bouffe d’inspiration turque cuisinée sur place est délicieuse.

Il y a tellement de bonnes adresses qu’il me reste à essayer! En vrac et dans le désordre: Moustache Café; Café Odessa; Humble Lion (il est juste à côté de mon boulot, je n’ai pas d’excuse!) ou encore le Soucoupe Café.

Adbeus: pour la promotion des cafés indies à Montréal

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L’autre jour, un peu par hasard, je suis tombée sur un article qui parlait d’Adbeus, une application dont le but est de faire la promotion des cafés indépendants de Montréal. Comment? En vous proposant (en fonction notamment de votre géolocalisation) une liste de cafés indépendants proches de vous. C’est toujours pratique quand on décide parfois de prendre un café à l’improviste et qu’on ne sait jamais où aller. Vous pouvez choisir votre café en fonction de plusieurs critères de sélection comme: le torréfacteur, la possibilité ou non de manger sur place (le provenance des sandwichs ou des pâtisseries est souvent indiquée), wifi etc.

N’étant pas une grande utilisatrice d’applications, j’ai surtout été séduite et interpellée par la vocation de l’application. En effet, sans fuir à tout prix les grandes chaines distributrices de cafés (dont la qualité du café laisse souvent à désirer) je préfère largement encourager les cafés locaux et les petites bruleries indépendantes. C’est davantage en accord avec ma philosophie de consommation et d’achat local.
Bref, tout cela pour dire que j’ai cherché à en savoir plus sur cette application et c’est ainsi que j’ai rencontré l’instigateur de ce projet pour lui poser quelques questions…autour d’un café bien sûr!
Et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un gars passionné et plein de ressources qui se cache derrière ce projet.

Salut! Tu es à l’origine de l’application pourrais-tu nous dire comment as-tu eu l’idée de ce projet?

À la base, j’avais d’abord créer le site web adbeus.com où je listais les cafés que j’avais visité en postant une photo du café.
Le site fonctionnait très bien et petit à petit j’ai reçu des commentaires et des messages me demandant plus d’infos sur les cafés. À la suite de cela, une agence intéressée par mon projet m’a proposé de développer gratuitement l’application et on s’est lancé. Le but étant que l’application soit complémentaire au site en proposant davantage d’infos pratiques. On s’était fixé comme objectif 1000 téléchargements en 1 mois et on a atteint les 1000 téléchargements…en une semaine à peine!
La version 2 de l’application a été lancée, il y a quelques jours et  elle propose dorénavant un système de filtres qui vous propose de faire une sélection plus pointue dans le choix de votre café.

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Quels sont tes critères de sélection pour lister ou non dans Adbeus le café que tu visites?

D’abord, il est important de préciser que lorsque je visite un café je le fais de manière totalement anonyme et incognito. L’application Adbeus est assez connue des cafés et lorsque je visite une nouvelle place je ne m’identifie jamais pour ne pas avoir de « traitement de faveur ». Ensuite, comme je ne suis pas un spécialiste du café dans le sens où je n’ai pas les connaissances pour évaluer la qualité du café en tant que telle, j’évalue plutôt une expérience globale. La qualité du café certes, mais aussi la sympathie et la disponibilité du staff, l’ambiance du café etc.

Quel est le modèle économique de ton application?

100% gratuite et sans pub. Je n’ai pas vocation à faire de l’argent avec cette application. En dehors de cela, Adbeus a été développée gratuitement et une douzaine de personne gravitent bénévolement autour de l’application: des développeurs, un designer, un gestionnaire de communauté, un photographe et quelques collaborateurs qui m’aident dans la mise à jour de la base de données de l’application.

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En parlant de collaborateurs, le blog Café French Toast et Mtl bean stalk sont présents sur ton site et dans l’application. Quelle est leur implication dans Adbeus?

Les 2 filles derrières ces 2 blogs sont des amatrices et des passionnées de cafés. Elles évaluent de façon plus « technique et pointue » la qualité du café proposé dans ces différentes places. En plus, elles m’aident à mettre jour la base de données des cafés listés dans l’application et m’aident à être à l’affut des nouveaux cafés qui ouvrent.

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D’autres villes comme Istanbul, Londres ou New York sont disponibles dans l’application, comment fonctionne l’évaluation des cafés dans ces villes à l’étranger?

La plupart du temps, c’est moi qui les ai évalué lors de mes différents voyages mais pour certaines villes je travaille avec des collaborateurs étrangers. Pour Londres par exemple, c’est un ami montréalais expatrié qui contribue à Adbeus. Pour Istanbul c’est un autre collaborateur qui m’a contacté et qui souhaitait participer au projet. Je me suis juste assuré que je partageais les même goûts et critères de sélection que lui et ensuite je lui ai donné carte blanche.

Pour terminer, tes 3 cafés préférés à Montréal?
Le café plume: un café sur l’avenue Mont Royal dont je parle souvent et dont j’apprécie beaucoup le café.
La formule espresso bar, j’adore ce café! C’est un petit café caché dans le fin fond d’un magasin de bonbons! Les 2 propriétaires sont supers sympathiques et la place à elle seule vaut le détour.
Le couteau: un classique à Montréal.

Pour en savoir plus: http://adbeus.com/
Crédit photo: Adbeus

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À bas le gaspillage alimentaire!

Crédit photo: http://www.developpementdurable.com

1.3 milliard. C’est le chiffre édifiant que représente le nombre de kilos de nourriture jetée sans même avoir été consommée dans le monde entier et ce, sur une année. À titre indicatif, la France comptabilise à elle seule 1.7 millions de ce chiffre honteux (soit environ 20kg de déchets par Français/an).
Ce chiffre là englobe aussi bien les déchets générés par les restaurateurs, les hypermarchés, les marchés alimentaires que ceux générés par les particuliers qui par exemple, jettent sans trop de scrupules cette vieille pomme un peu vieille qui traîne dans le fond de leur frigo.

Alors à qui la faute? Manque de sensibilisation de la part d’une partie de la population trop gâtée et habituée à ne manquer de rien? Ou même législation absurde qui oblige parfois les supermarchés à jeter leurs stocks alimentaires avant même ceux-ci soient périmés. Selon moi, les raisons sont multiples sans toutefois être excusables. Ceci dit, évitons de juger et laissez-moi plutôt vous présenter la liste (non exhaustive) des initiatives et avancées dont j’ai entendu parlé récemment et qui œuvrent à combattre le fléau du gaspillage:

Une loi anti-gaspillage

Une nouvelle loi votée cette semaine (10 avril 2015) par le Sénat français qui autorise les supermarchés à distribuer les invendus alimentaires à des associations. La loi doit encore être votée par l’Assemblée Nationale mais c’est tout de même un grand pas en avant.
Source: Libération

Le doggy bag débarque en France

Côté restau, les mentalités semblent aussi évoluer en France où les doggy bags semblent être de plus en plus en vogue (ici au Québec ce système est déjà monnaie courante). L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie a d’ailleurs signé officiellement (le 7 avril 2015) un partenariat avec la société française TakeAway, dans le but de «généraliser la pratique du doggy bag» en France.

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Réjouissons nous de cette initiative! Grâce à la généralisation du doggy bag, on va enfin arrêter de nous regarder comme des gueux lorsqu’on osera réclamer les restes de notre repas ET on contribuera à réduire le gaspillage alimentaire. Yay!

Le projet Auparager

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Le concept? Un foodtruck lancé par 7 étudiants en cuisine qui proposent des plats gastronomiques entièrement réalisés à partir des invendus alimentaires de la grande distribution. Les prix sont très abordables (menu à 10 euros pour « entrée / plat » ou « plat / dessert » accompagné d’un smoothie ou d’un jus de fruit maison) et en plus, lorsqu’on voit les photos des plats on ne doute pas un instant de leur qualité. What else?
Pour en savoir plus & crédit photo: Auparager

 

La commercialisation des fruits et légumes moches

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Une initiative lancée en mars 2015 au Québec par la chaîne d’épiceries Maxi. Pommes de terre déformées, poires un peu abimées ou carottes tarabiscotées, peu importe leur déformation, ces fruits et légumes conservent leur place sur l’étalage, évitent la poubelle et sont vendus aux consommateurs environ 30 cents moins chers que des fruits et légumes classiques. Bravo!
À noter, cette initiative emboîte le pas à celle lancée par la chaîne de supermarchés française Intermarchés qui avaient eux aussi commencé à commercialiser des fruits et légumes moches.
Source: La presse

Alors oui, il reste encore du chemin à parcourir mais ces différentes initiatives sont encourageantes et méritent d’être soulignées. Elles montrent qu’une prise de conscience est là et que tout le monde peut y contribuer. Et surtout, tentons à notre tour de contribuer, un tout petit peu chaque jour, à enrayer le gaspillage.

 

 

Lecture de printemps: Science&Fourchette

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Je poursuis mon tour d’horizon de mes magazines coup de cœur autour de la bouffe et de l’alimentation. Après Caribou, je vous présente aujourd’hui le bookzine Science&Fourchette. Un belle publication a mi-chemin entre le magazine et le livre de cuisine qui sent bon le printemps (qui arrivera un jour, je vous le promets) et le soleil et surtout, qui donne envie de courir au marché acheter des fruits et des légumes pour se préparer toutes les recettes alléchantes qui y sont présentées.

Ceci dit, Science & Fourchette ne se contente pas de vous suggérer de bonnes recettes pour votre prochain barbecue au parc. En effet le bookzine vous propose aussi plusieurs articles et de conseils autour de la nutrition et de la santé. Alors à tous ceux qui ont soupiré d’ennui à la lecture du mot « nutrition » et « santé » je vous arrête tout de suite! Ici, tout y abordé de façon ludique et très facilement compréhensible même pour quelqu’un qui n’est pas familier avec cette thématique. Et puis surtout, chez Science & Fourchette on s’évertue à démontrer que manger santé n’est pas incompatible avec plaisir et gourmandise (et en feuilletant le magazine on est assez vite convaincu, croyez moi).

Pour terminer, je vous laisse avec une petite entrevue que j’ai réalisé d’Annie Ferland, auteure et rédactrice en chef du bookzine qui saura mieux que personne vous parler de ce beau projet:

Salut Annie! Selon toi, 3 adjectifs pour décrire le projet Science & Fourchette?

Plaisir (du gros fun en fait!), santé et vitaminé!

 

Comment t’es venu l’idée de créer un bookzine qui allie nutrition, science, mais aussi plaisir et gourmandise? Y’avait-il derrière tout cela une légère volonté de contrer l’idée que manger santé c’est plate et sans saveur?

On mange d’abord avec les yeux. Les livres de nutrition et de recettes santé ont malheureusement trop longtemps été peu attrayants visuellement. Le blogue Trois fois par jour a été un pionnier au Québec pour « dérider » la saine alimentation par de belles images. En tant que nutritionniste, je ne peux qu’admirer leur travail et être reconnaissante d’avoir mis la santé à la mode. Je voulais transmettre avec Science & Fourchette que manger santé, ça peut être attrayant. Des légumes, des fruits, des grains entiers, c’est beau. Il n’y a aucune raison que des recettes santé ne soient pas belles en photos et qu’on n’ait pas envie de les cuisiner elles aussi.
Je ne pouvais pas imaginer faire un blogue de nutrition sans apporter ma touche « science ». J’ai simplement voulu simplifier les sciences de la nutrition de façon ludique. De passer de la théorie à la pratique par des recettes santé. De créer un blogue qui combine mon expérience professionnelle en recherche et en nutrition et ma passion pour la cuisine santé et la photographie.

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Si je ne me trompe pas Sciences & Fourchettes est né originalement sur le web. Comment cohabitent les 2 plateformes? Développes-tu du contenu exclusif au bookzine et au site web, y’a-t-il une « ligne éditoriale » différente entre les 2?

Science & Fourchette est effectivement né sur le Web. Le blogue se nommait à ce moment « De la science à la fourchette » et était animé par moi et une amie nutritionniste. Mais être les auteurs d’un blogue, pour le plaisir, c’est un énorme investissement de temps si l’on veut produire du contenu original et pertinent. Les réalités familiales et professionnelles nous ont rattrapés et nous avons dû faire des choix. Pour moi, ceci a coïncidé avec un tournant au niveau de ma carrière et la recherche de nouveaux défis. J’ai décidé de continuer à faire vivre Science & Fourchette et de l’amener à un autre niveau. J’ai toujours aimé la vulgarisation scientifique et la communication de la nutrition. J’ai donc décidé de me créer une place dans ce milieu avec ce bookzine. Science & Fourchette, c’est aussi mon premier pas dans le monde entrepreunarial puisque je le co-produit avec mon éditeur.

La mission du blogue et du bookzine est d’offrir aux personnes qui désirent manger sainement de délicieuses recettes santé et des articles sur les sciences de la nutrition qui sont basés sur les connaissances scientifiques actuelles. De simplifier la science pour la mettre dans votre assiette! Les contenus sont exclusifs à chacune des plateformes et sans publicité. La ligne éditoriale reste la même, mais le bookzine est un véhicule qui nous permet d’approfondir les sujets choisis tout en restant le complément imprimé du blogue. L’une des grandes forces du bookzine est d’être rédigé par un collectif d’auteurs, tous nutritionnistes-diététistes. C’était ma vision d’un magazine de nutrition et de recettes santé et c’était primordial pour moi que Science & Fourchette soit une voix pour notre profession  Et ça, j’en suis très fière!
 
Avez-vous déjà commencé à travailler sur le numéro 2 du bookzine? À part cela d’autres projets en vue autour de Science & Fourchette? 

Le numéro 2 est déjà prêt et sera disponible sur notre kiosque en ligne dès le 21 juin prochain, juste à temps pour célébrer l’arrivée de l’été (on a hâte à l’été!). Le numéro d’automne est déjà bien avancé lui aussi et sortira le jour de l’automne! J’ai plusieurs autres projets et propositions dans la mire pour Science & Fourchette qui tourne autour de la rédaction. Pour l’instant, je prends le temps de bien examiner ces fantastiques opportunités qui me sont présentés.
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Pour en savoir plus: http://sciencefourchette.com/bookzine/
Crédit photo: Science & Fourchette

En bref et en images #1

Bonjour!

Aujourd’hui on inaugure une nouvelle rubrique sur La Carafe: En bref et en images. Le but sera de vous donner en vrac quelques infos autour de la bouffe qui ont fait l’actualité récemment.
Vous aurez ainsi l’air aussi informé qu’un grand journaliste culinaire et vous pourrez briller en société lors de vos dîners mondains. Non, non, ne me remerciez pas ce n’est pas la peine.

Une cabane à sucre à Paris!
La gastronomie québécoise continue de s’exporter et de susciter l’intérêt! Durant une fin de semaine, le chef québécois Martin Juneau a investi les cuisines du restau parisien Manger (en partenariat avec The Paris Pop-Up) et y a proposé un menu 100% québécois du temps des sucres.
Un beau succès puisqu’une bonne centaine de Parisiens ont fait le déplacement pour y déguster oreilles de criss, soupe aux pois et toutes autres gourmandises à l’érable.

Photo tirée de la page Facebook du restaurant Manger
Photo Page Facebook du restaurant Manger

Pour en savoir plus: La presse

Un nouveau label « certifié Terroir Charlevoix »

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Le terroir gagne du terrain avec le lancement d’une nouvelle appellation d’origine initiée par la région de Charlevoix, déjà bien connue pour ses produits gastronomiques. Une initiative unique au Québec.
Pour l’instant ce sont 5 produits qui se sont mérités ce nouveau label mais selon la Table agrotouristique, ce serait plus de 50 produits qui devraient être certifiés Terroir Charlevoix  d’ici la fin de l’année.
À noter que le label a également été certifié Écocert, ce qui ne gâche rien.
Une nouvelle initiative qui illustre bien l’attrait croissant des consommateurs pour les produits locaux.
Pour en savoir plus: La Presse

Bye Bye Anne-Claude Leflaive…

Dimanche 5 avril s’est éteint Anne-Claude Leflaive, vigneronne pionnière de la biodynamie en Bourgogne. Elle fut l’une des première à instaurer la biodynamie dès 1990 dans son domaine de Puligny-Montrachet (Côte-d’or). Selon plusieurs critiques de vin, elle avait depuis quelques années atteint la quasi perfection dans son travail des sols et dans la gestion de ses vignes.
Pour en savoir plus: Wine Spectator

Caribou round 2: Restaurants

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Je vous avais déjà parlé du numéro un du magazine Caribou que j’avais déjà beaucoup aimé. Intitulé « Restaurant », le numéro 2 s’annonce tout aussi prometteur. On y parlera entre autres de souvenirs autour des restaurants et on y présentera également des portraits et des réflexions de personnalités (du plongeur, à la serveuse en passant par le sommelier) œuvrant dans le domaine de la restauration. Passionnant!
Le design, le choix des illustrations et des photos sont toujours aussi travaillés et léchés (j’ai la chance d’avoir déjà le magazine entre les mains). Un bien beau magazine auquel on souhaite beaucoup de succès!

Et vous, avez-vous des nouvelles à partager?

 

La dégustation de vin pour les Nuls

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Ne vous méprenez pas cet article n’est pas aussi prétentieux qu’il n’y paraît! En fait, cet article pourrait même très bien s’appeler: Le vin c’est pas juste pour les pros ou encore Désacralisons le pinard!

Loin d’être une spécialiste du vin, je me qualifie plutôt comme amatrice. Je suis curieuse en la matière, j’ai eu l’occasion d’assister à des cours, je me renseigne, j’en essaye plusieurs, parfois (souvent) c’est bon et des fois ce n’est pas buvable. Mais peu importe, ces différentes dégustations m’ont surtout permis de façonner mes goûts et d’identifier quels types de vins j’apprécie.
Souvent j’entends dire par mon entourage que le vin c’est compliqué et qu’ils sont vite perdus quand vient le temps de choisir du vin.
Un peu comme si le vin intimidait et décourageait. (enfin, ça c’est avant de l’avoir bu, après on est souvent moins découragé et intimidé…)
Bon alors déjà, qu’on se le dise tout de suite oui, le vin c’est compliqué! Cépages, régions, AOC et cie… si on ne s’est pas renseigné un minimum on est perdu. Mais là où je milite fermement c’est qu’il n’est absolument pas nécessaire d’avoir les connaissances de Robert Parker pour apprécier un vin.

Alors, sans prétention aucune, voici 4 conseils de base (liste non exhaustive) tirés de mon expérience, pour ceux qui seraient intéressés à déguster du pinard sans se prendre le chou :

1) Prenez le temps de sentir et de goûter:

Une fois le verre dans le vin, sentez-le! L’odeur est-elle légère ou plutôt forte? Remuez doucement le vin dans le verre et identifiez les odeurs. Oubliez les descriptions improbables à grands coups de : ça sent la tartine grillée un matin de septembre ou la myrtille compotée un soir de pleine lune, nommez simplement les odeurs et voyez si celles-ci se retrouvent en bouche. Une fois en bouche, sans vous lancer à reproduire les simagrées des sommeliers (c’est pour les snobs ça ;)) gardez le vin un peu en bouche pour en identifier les identifier saveurs. Votre mémoire olfactive est plus performante que vous ne pensez, votre cerveau sera capable de faire ensuite des connections avec d’autres vins que vous auriez bu dans le passé.

2) Ne vous laissez pas influencer!

Le vin que vous dégustez coûte une fortune et tout le monde l’adore alors que vous vous êtes beaucoup moins enthousiastes? C’est normal! Le vin c’est comme la bouffe : chacun ses goûts! Ce qui plaît à certains ne plaira pas à d’autres. Quant au prix, même si il est effectivement souvent gage de qualité ce n’est parfois pas le cas. Et puis surtout, il peut tout simplement ne pas convenir à votre palette de goûts.

3) Prenez des notes!

Si vous buvez un vin que vous appréciez particulièrement (ou pas), relevez son nom, sa région et éventuellement son cépage si celui-ci est mentionné. Si vous l’avez bu en mangeant notez si les aliments que vous avez mangé se mariaient bien avec votre vin. Petit à petit vous allez ainsi élargir votre répertoire et serez capable d’étoffer vos connaissances en la matière. En plus, cela vous permettra de perdre moins de temps, lors de votre prochain à la SAQ lorsque vous serez perdu et l’âme en peine à ne pas savoir quoi acheter pour votre prochain souper.

4) N’hésitez pas à demander conseil lors de l’achat.

Justement, vous êtes l’âme en peine à la SAQ et ne savez pas quoi achetez, demandez conseil! Mentionnez vos goûts, les vins que vous avez bu et apprécié, donnez votre budget et laissez vous guidez (en croisant les doigts pour tomber sur un vendeur qui connaît son métier!) N’hésitez pas à vous laisser conseiller des vins provenant de pays ou de régions que vous n’avez pas l’habitude de boire, c’est souvent comme cela qu’on étoffe ses gouts et que l’on fait de belles découvertes! Si vous sentez le vendeur particulièrement affable, n’hésitez pas à discuter avec lui, ne complexez pas sur le fait que vous pensez ne rien y connaître, c’est souvent en discutant avec les gens du milieu qu’on en apprend le plus.

Allez, santé!

Pour aller plus loin, vous pouvez visionner cette vidéo fort intéressante.

Photo: pinterest

C.H.O.C.O.L.A.T

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Ceux qui me connaissent savent à quel point le chocolat occupe une place plus qu’importante dans mon alimentation (quoi? mangez du chocolat 3 fois par jour ne serait pas bon pour la santé?) mais depuis peu, j’ai décidé de revoir un peu ma consommation pour me tourner vers des chocolats de meilleure qualité. En effet, le premier constat que j’ai pu faire c’est que la grande majorité des chocolats que je consommais jusqu’à présent étaient souvent bourrés de sucre et de toutes sortes de cochonneries aux noms imprononçables. Le pourcentage de véritable cacao était souvent faible et la provenance du cacao utilisé souvent bien floue. Résultat, je consommais davantage de sucre aromatisé au cacao plutôt que de véritable chocolat.

En me renseignant à droite et à gauche, j’ai découvert le chocolat « bean-to-bar ». Le principe? Le chocolatier fabrique ses tablettes à partir de fèves de cacao non torréfiées qu’il achète directement au producteur. Cela permet ainsi de réduire les intermédiaires, de développer des réseaux avec des producteurs locaux et de garantir souvent une grande qualité au produit final.
Honnêtement avant de découvrir tout cela, j’étais loin de m’imaginer à quel point les goûts pouvaient différer selon le pourcentage de cacao, le pays d’origine ou encore le processus de torréfaction. Tout comme avec le vin, je suis en train d’affiner mes goûts et mes préférences et je trouve cela fascinant!

Donc, Pâques oblige (vous le voyez arriver le marronnier?), j’ai décidé de partager avec vous mes bonnes adresses pour se sucrer le bec tranquille avec du chocolat de qualité.

La tablette de miss choco:

Ce petit magasin de l’avenue Mont Royal propose une grande sélection de tablettes de chocolat « bean-to-bar » provenant de différents pays (une vingtaine de pays producteurs sont représentés). Leur sélection est vraiment variée et la grande majorité des chocolats présentés sont issus du commerce équitable (certains sont même biologiques).
L’accueil y est chaleureux (mention spéciale à l’infusion  de cacao offerte en dégustation, c’est absolument délicieux!) et le personnel sur place est très compétent et toujours disponible pour nous conseiller et nous orienter dans notre achat en fonction de nos goûts personnels. En plus, presque tous les chocolats sont offerts en dégustation on peut donc goûter avant d’acheter!
Des ateliers de dégustation sont aussi disponibles pour ceux qui voudraient pousser la gourmandise plus loin.

Les chocolats de Chloé

Cette petite chocolaterie de la rue Duluth fabrique de délicieux chocolats faits-maison à partir du cacao Valrhona (qui fabrique également des tablettes bean-to-bar à travers un réseau de producteur au Vénézuéla notamment).
Tablettes, bouchées, truffes ou pâtisseries chocolatées tout y est alléchant! Et il y en a pour tous les goûts: noir, blanc, au lait ou aromatisé (le chocolat au basilic est surprenant!). Une jolie petite adresse.

Geneviève Grandbois

Tous les chocolats de Geneviève Grandbois sont fabriqués de façon artisanale et proviennent de grands producteurs européens comme Valrhona, Amedei ou Michel Cluizel entre autres. Les mélange du chocolat avec d’autres saveurs ou épices sont audacieux, parfois étonnants mais souvent très réussis.

Ma prochaine envie? Me lancer dans la découverte du chocolat cru.
Et vous, avez-vous des bonnes adresses à recommander?

 

 

Crédit photo: Exposition Milano