Crash test de la cuisine syrienne: Damas Vs Alep

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Crédit photo: pinterest.com

Comme je vous le disais, je suis pas mal sortie au restaurant ces derniers temps. Parmi ceux que j’ai eu l’occasion de tester il y a Damas et Alep (dans ce cas-ci on parle bien du Alep et non du Petit Alep qui est la version plus « casual » du Alep), deux restaurants syriens. Allez savoir pourquoi mais au beau milieu de cet hiver interminable, j’ai eu envie de bouffe colorée, chaleureuse, épicée qui rappelle le soleil et la Méditerranée.
Je vous propose donc un petit comparatif entre ces deux restaurants.

Crédit photo: exruefrontenac.com
Crédit photo: exruefrontenac.com
  • L’ambiance et le service:
    Plus branchée et plus jeune chez Damas et peut être plus traditionnelle et un poil plus guindée chez Alep. La décoration y joue pour beaucoup, chez Alep c’est nappe blanche et serveurs vêtus de noirs tandis ce que chez Damas, c’est plus moderne avec quelques touches de couleurs le tout dans un décor assez minimaliste limite industriel.
    Dans les deux cas, rassurez-vous on n’est pas dans une imitation kitsch des mille et une nuit.
    Ceci dit, le niveau sonore est un pas mal plus élevé chez Damas* que chez Alep (nous y sommes pourtant allés un dimanche soir). En ce qui concerne le service, Damas et Alep arrivent ex aequo: tous deux professionnels et sympathiques et de bons conseils pour nous aiguiller dans le choix des plats en fonction de nos goûts et de notre appétit.

    Crédit photo: montrealgazette.com
    Crédit photo: montrealgazette.com
  • La bouffe et le vin:
    Évidemment je ne suis pas Syrienne alors difficile pour moi de vous dire si on y sert la même bouffe qu’au pays mais ce que je peux affirmer c’est que chez l’un comme chez l’autre, c’est délicieux. Chez Damas, nous avons pris chacun nos plats et non pas la formule mezzé avec différents plats à partager (sous la forme d’un menu dégustation).
    En entrée, je rêvais d’essayer la salade fattoush de Damas depuis que j’avais vu le chef l’exécuter à l’émission de Josée Di Stasio. Le moins que l’on puisse dire c’est je n’ai pas été déçue: colorée, bien garnie avec un mélange des saveurs et des textures parfait (la sauce relevée avec l’acidité du citron était savoureuse). Je l’ai essayé chez Alep également et je l’ai un peu moins aimé.
    La pieuvre que j’ai pu tester chez Damas était bonne même si cette dernière manquait très légèrement de cuisson. Chez Damas toujours, mention spéciale au pain pita fabriqué et cuit sur place qui est servi encore chaud pour accompagné les plats, j’aurai pu en faire un repas…Chez Alep, nous avons testé le tartare de bœuf. Alors autant vous le dire tout de suite, oubliez le tartare conventionnel à la Française, ici on parle de viande coupée extrêmement finement presque hachée et mélangée avec une sauce tomate froide le tout accompagné de boulghour; c’est absolument délicieux. Les crevettes épicées sont aussi un régal (il parait que certains clients viennent exclusivement pour ça), relevées comme il faut et enrobées d’une sauce à l’ail et à la tomate. Nous avons adoré!
    Au niveau de la grosseur des portions, elles sont globalement plus grosses chez Alep que chez Damas.

    Pour la carte des vins, chez Damas, elle est courte mais efficace avec beaucoup de vins grecs et libanais.
    Chez Alep, la carte est sans fin et semble-t-il très réputée pour sa qualité. Beaucoup d’importations privées et de vins natures, niveau prix il y en a pour toutes les bourses mais globalement les prix sont plutôt raisonnables.

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  • Le prix:
    On est pas mal dans la même gamme de prix pour les 2 établissements. Comptez en moyenne une quinzaine de dollars pour une entrées ou des mezzés à partager et entre 25 et 30 dollars pour un plat principal. Chez Damas, le menu dégustation (que nous essaierons la prochaine fois) est à 75$.
    Les prix du vin sont peut être un peu poil plus élevés chez Damas mais difficile de comparer tant la carte des vins de l’un et de l’autre est différente.Verdict?
    Difficile de choisir tant les les deux restaurants se valent et proposent tous les deux une cuisine d’excellente qualité. Toutefois j’aurai tendance à avoir une petite préférence pour Alep (sans rancune, Damas? 😉

Damas:
1201, avenue Van Horne
restaurant-damas.com

Alep:
99, rue Jean-Talon Est
restaurantalep.com

*Pour Damas, il est fortement conseillé de réserver quelques jours à l’avance car le restau est très achalandé. Si vous êtes patients, attendez cet été pour y aller et pour pouvoir ainsi profiter de leur jolie terrasse.
Réservation également suggérée chez Alep.

« Survivre » au resto avec un bébé

Photo : iStock

Croyez le ou non, je crois que je suis rarement autant allée au restaurant que depuis que j’ai accouché. Je vous rassure tout de suite, pas 2 jours après avoir accouché hein, parce que comme tout le monde, les premiers jours se résumaient à rêver de passer mes journées en pyjama en espérant dormir plus de 5h à la suite (avec un bébé accroché à mes seins). Mais très rapidement, nous avons recommencé à sortir et comme j’ai eu la chance d’avoir un bébé tranquille et un capital sommeil pas trop entamé nous avons décidé de profiter de mon congé et de celui de mon chum pour se payer la traite de temps en temps (c’est bon pour le moral et ça nous évitait de cuisiner. CQFD)

Avant d’avoir ma fille, j’imaginais une sortie au resto avec un bébé comme une sorte d’expédition de l’enfer qui allait invariablement se terminer avec un bébé hurlant, un repas avalé en quatrième vitesse, mortifié, sous le regard furax des autres clients. Et bien pas du tout, figurez-vous (enfin pas tout à fait). Alors pour tous ceux qui seraient frileux à l’idée de sortir au restaurant avec leur bébé voici quelques conseils.

  • N’ayez pas peur!
    De notre côté, il était important pour nous de continuer à sortir malgré l’arrivée de notre fille et de l’habituer très jeune à être dans des environnements différents.
    Pour chaque resto que nous avons fréquenté (du restaurant un peu plus chic au petit boui-boui de quartier), nous avons à chaque fois eu droit au même accueil bienveillant et sympathique de la part des restaurateurs et des serveurs.
    Les familles sont des clients comme les autres et pour avoir discuté avec un gérant de restaurant, celui-ci déplorait de ne pas avoir plus de parents avec enfants dans son restaurant.
    Pour l’allaitement, lorsque j’ai eu à le faire, je n’ai jamais eu le moindre regard désapprobateur (encore heureux…) ni la moindre remarque désagréable de la part des autres clients. Là encore c’est plutôt bienveillance et regard attendri.
  • Sortez-les tout petits!
    Profitez de sortir lorsque votre enfant est encore bébé (et qu’en gros, 95% de son activité journalière consiste à dormir), n’ayez pas peur de les sortir tout petits, vous aurez ainsi plus de chance que votre rejeton dorme tout le long du repas (ce qui est arrivé durant la plupart de nos sorties). Moins évident à 1 ou 2 ans, lorsqu’ils commencent à marcher et à vouloir toucher à tout et courir partout.
  • Allez-y le midi
    Profitez de ne pas travailler pour aller au resto le midi. De plus en plus de restaurants proposent désormais des tables d’hôtes le midi (souvent plus économiques que les plats à la carte du soir). En plus, l’ambiance y sera souvent moins guindée, le resto parfois moins achalandé et les serveurs plus disponibles et plus détendus.
    Pour le souper, profitez-en pour y aller pour le premier service vers 18h, il y a souvent moins de monde (et de bruit) et comme ça vous serez rentrés pas trop tard pour vous mettre en pyjama et glaner quelques heures de sommeil 😉
  • Annoncez-vous!
    Avant de nous présenter nous avons à chaque fois pris la peine de réserver et de spécifier que nous serions avec un bébé et une poussette (on en profite au passage pour demander si il est possible d’être placé dans un coin plus tranquille où on dérangera moins avec la poussette). Si vous sentez le restaurateur frileux et réticent à l’idée de vous recevoir avec votre bébé, passez votre chemin, tant pis pour lui, il vient de perdre 2 clients.
  • Partez équipés
    Même avec un bébé tranquille, on n’est pas à l’abri d’une crise ou d’un accident (c’est du vécu). Même si vous ne voulez pas débarquez avec la moitié de votre table à langer, partez tout de même avec le minimum syndical pour le nourrir ou le changer sur place (au passage, vous seriez surpris de voir que beaucoup de restaurants sont équipés de table à langer sinon un coin de meuble ou de lavabo fera l’affaire). Un bébé qui a besoin d’être changé ou qui a faim et tout de suite moins mignon et patient…je ne vous apprends rien.
  • Et enfin.. le conseil le plus lucratif: prévoyez de quoi faire la quête
    Afin de pouvoir financer une partie de votre repas, prévoyez un petit chapeau que vous déposerez à côté de votre bébé et faites payer 2 dollars à chaque client qui voudra regarder votre bébé (particulièrement efficace avec les mamies et les femmes enceintes), croyez moi ça marche du tonnerre et si vous êtes chanceux (et que votre bébé est particulièrement mignon) vous pourrez facilement rembourser votre bouteille de vin grâce à votre enfant. Ben quoi, ça sert à ça les enfants, non?
    Je plaisante évidemment, n’appelez pas la DPJ tout de suite…

Mes bonnes adresses du Plateau

Plateau Mont-Royal

Bonjour vous!

Dans quelques jours, je quitterai le quartier du Plateau pour aller m’installer dans Villeray. Même si je suis très excitée à l’idée de découvrir un nouveau quartier, je dois dire que c’est avec un petit pincement au cœur que je quitterai la chouette vie de quartier du Plateau. Oui parce qu’on a beau reprocher ce que l’on veut à ce quartier (notamment son invasion par les maudits Français et son côté surfait 😉 il regorge tout de même de belles adresses dont je m’ennuierai assurément. Tel un dernier hommage à mon quartier d’adoption j’ai décidé de vous dresser une petite liste de mes adresses fétiches.

– Boucherie-Sandwicherie  Dans la gueule du Loup. Cette boucherie familiale se spécialise dans la viande porcine qui provient directement de l’élevage Cochon Cent Façons à St Jacques. Vous y trouverez toutes les charcuteries et les pièces de viande possibles et inimaginables autour de la viande de cochon, tout y est de très grande qualité (viande garantie sans antibiotique) et à des prix très abordables. Mention spéciale à leur sandwichs faits-maisons parfaits pour un lunch sur le pouce.

– Boucherie Dupuy et fils
Cette boucherie  n’est pas passée inaperçue il y a 2 ans lors de son installation sur l’avenue Mont-Royal puisque celle-ci est caractérisée par sa chambre froide exposée en vitrine. Olivier Dupuy et son fils sont de véritables artisans bouchers qui travaillent exclusivement avec de petits éleveurs et producteurs québécois et tous leurs produits bénéficient ainsi d’une traçabilité irréprochable. J’adore y aller pour leurs steaks vieillis ou pour leur large choix de saucisses artisanales.

– Boulangerie Le Fromentier
Est-ce encore la peine de présenter cette boulangerie incontournable à Montréal? J’y achète mon pain toutes les semaines depuis presque 4 ans et je ne me suis pas encore lassée (même si je crois avoir pourtant essayé toutes les variétés). Mon préféré? J’hésite entre le Gros Albert ou l’Oméga Toi. À noter tous leurs pains sont fabriqués à partir de farines biologiques et leurs viennoiseries valent également le détour.
Il m’arrive parfois de faire quelques infidélités au Fromentier pour aller chez Les Copains d’abord, une autre boulangerie-pâtisserie que j’affectionne beaucoup (leurs gâteaux sont à se damner).
Oh et puis attendez, impossible de ne pas vous parler aussi de Hof Kelsten, la fameuse boulangerie qui approvisionne quelques illustres restaus à Montréal. Beaucoup de pains de tradition juive (pains au levain, tournesol, carvis), fabriqués artisanalement et tout aussi bons les uns que les autres. La place propose également des brunchs que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester mais nul doute que je reviendrai sans faute dans le quartier pour y remédier!

-Restaurant Cirkus
Gros coup de cœur pour ce restau de quartier où nous aimons aller mon chum et moi lorsque le frigo est vide et que nous voulons bien manger et nous faire plaisir. Le service est chaleureux, les plats servis extrêmement soignés et toujours préparés avec des produits de saison. La carte change régulièrement et pour l’instant nous n’avons encore jamais été déçus. Longue vie à cette chouette adresse!

Pour les dents sucrées, mon dealer préféré de chocolats, la Tablette de Miss Choco (j’en ai parlé plus longuement ici), j’y vais très régulièrement pour refaire le plein de chocolats et découvrir leurs nouveautés. C’est pour moi la place par excellence pour découvrir du chocolat « bean to bar » de grande qualité et provenant des 4 coins du monde.
Mon glacier préféré, le Bilboquet se trouvait également à 2 coins de rue de chez moi (un emplacement stratégique certes pratique mais qui peut être dangereux pour la ligne!). Pour moi, ce sont les meilleurs sorbets de Montréal (peut être à ex-æquo avec ceux de Léo le Glacier). Notez que je pourrais toujours me consoler avec leur version en pots qu’on retrouve dans les épiceries.

Et enfin, deux beaux cafés que j’avais l’habitude de fréquenter, le Moineau Masqué pour profiter en été de la jolie terrasse et le Café Plume que j’avais découvert plus récemment et pour lequel j’avais eu un gros coup de cœur. Une belle place cosy pour aller bouquiner ou discuter entre amis.

Je m’arrête ici mais je pourrais encore ajouter Les Anges Gournets (quand une rage de pasteis de natas me prend), le Big in Japan ma place « secrète » préférée pour un apéro dans une ambiance d’un autre temps ou la Salle à manger pour un bon souper entre amis.

(Re)faire les 400 coups

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Il y a quelques jours, j’ai fait quelque chose que je ne fais que très rarement à savoir, aller deux fois au même restaurant. Pas deux fois dans la même journée, hein! On se comprend…plutôt retourner souper deux fois au même endroit dans un laps de temps assez court. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir plusieurs restaurants préférés dans mon carnet d’adresses. C’est juste que quand vient le temps de choisir un restau, ma curiosité l’emporte et je finis toujours pas me tourner vers une nouvelle adresse plutôt que vers une adresse déjà testée et approuvée.

Samedi ayant de la belle visite, j’étais donc à la recherche d’un bon restau. Mes critères? Un restaurant plutôt gastro, cuisine locale et raffinée, prix pas trop exorbitants dans un cadre agréable avec un niveau sonore acceptable. C’est donc tout naturellement que le choix des 400 coups s’est imposé. J’y avais déjà mangé une première fois et j’avais vraiment été sous le charme. J’avais donc hâte d’y retourner pour voir si ma deuxième expérience allait confirmer ma première impression.

Trêve de suspens, je vous le dis tout net: OUI, OUI et OUI.

Tout d’abord, le cadre et le service: impeccables. La gentillesse et le professionnalisme des serveurs sont à souligner. Toujours prêts à renseigner sur le menu et répondre aux questions. Ils sont présents sans être envahissants et pas sonb pour un sous.
Le cadre est raffiné mais on est loin des ambiances tant à la mode, du genre loft industriel, mur de béton et déco épurée et cela fait du bien. Et puis comme je le disais, on s’entend parler! Ce qui n’est malheureusement plus si commun dans les restaurants montréalais.

La bouffe, ensuite. Excellente de l’entrée jusqu’au dessert et constituée presque exclusivement de produits de saison locaux. L’engagement du restau pour la mise en valeur et la préparation de produits locaux est d’ailleurs clamé dès la première page du menu.
L’entrée de salade de concombres que j’avais choisi avait été réinventée avec brio avec de beaux mélanges de textures (croutons, mousse, légumes croquants) et de saveurs (fromage de chèvre et lavande).
Le plat principal, le lapin aux abats roulé dans une feuille de choux était un délice. Les légumes et la sauce, légèrement acidulée par le cassis et l’épinette se mariaient très bien avec le goût subtil du lapin.

Et enfin, mention spéciale aux portions qui, sans être gigantesques, sont de taille tout à fait raisonnables et proportionnelles au prix. Alléluiah, on est loin des assiettes taille tapas au prix d’une assiette de caviar….

Bref, vous l’aurez compris, les 400 coups est définitivement une bonne adresse (re)testée et approuvée à nouveau.

Goûter Montréal

Crédit photo: www.obsessionsgourmandes.com

Comme je dis souvent à mes visiteurs, Montréal n’est selon moi, pas une belle ville à proprement parler, en revanche elle a beaucoup de charme et une âme très forte. Une âme et une atmosphère qui se captent en se perdant à pieds ou à vélo dans les différents quartiers, en discutant avec les gens, en rentrant un peu au hasard dans les petites boutiques et les cafés et surtout en essayant les milliers de délicieux restaurants que l’on retrouve un peu partout.

Il y a quelques semaines, j’avais de la visite et comme il faisait un temps superbe, nous n’avions pas envie de nous enfermer dans les musées et les endroits touristiques, nous avons donc profiter du beau temps et avons arpenté la ville sans suivre d’itinéraire particulier. Nous en avons profité pour nous arrêter à droite et à gauche et tester plusieurs adresses gourmandes que je vous partage ici. Naturellement, la liste est loin d’être exhaustive tant les adresses qui valent la peine sont nombreuses.

Le début de notre périple, a commencé par une promenade dans le Milex, nous sommes allés au Alexandra Platz et avons soupé au Manitoba. Nous avons adoré et j’y ai consacré un billet ici.

Samedi, jour #1

Nous avons commencé par nous rendre en vélo au (classique) Marché Jean Talon. Arrêt incontournable à la boutique du Marché des saveurs, la place idéale pour faire découvrir les produits du terroir québécois et pour acheter quelques gourmandises made in Québec à ramener dans ses valises. Les prix sont un peu élevés mais le choix est incroyable et absolument TOUT à l’air bon.
Nous nous sommes ensuite promenés entre les étalages de fruits et légumes, de fleurs et de plantes en goûtant à droite et à gauche toutes les spécialités locales. Je crois que mon ami était sous la charme de la richesse de la gastronomie québécoise!

Ensuite, arrêt au saucissier Wiliam J.Walter pour faire le plein de grillades pour notre BBQ. Le choix de saucisses est y sans fin (plus de 60 variétés disponibles) et il y en a pour  tous les goûts. Les prix sont plus que raisonnables et leur saucisses sont excellentes. Leur sandwich préparés sur place avaient également l’air très appétissants.
Aussi, arrêt incontournable à la boulangerie Joe la croûte et amour inconditionnel pour leur pain épautre et lin que jachète à chaque fois que je passe par le marché. Comme je regrette que la boulangerie ne soit pas plus proche de chez moi!

Crédit photo: joelacroute.foodpages.ca
Crédit photo: joelacroute.foodpages.ca

Au retour, nous nous sommes promenés dans la Petite Italie avec un arrêt chez San Gennaro, la nouvelle pâtisserie/pizzéria/épicerie fine italienne qui a ouvert juste à côté de la fameuse pizzeria la Bottega. Nous n’avons pas testé les pizzas (qui avaient l’air pourtant délicieuses) mais nous avons opté pour des desserts. Nous avons bien eu du mal à choisir tant il y avait du choix et tant tout semblait appétissant! L’accueil y était très chaleureux et nul doute que j’y reviendrai pour un café ou pour tester leurs pizzas; le parc de la Petite Italie étant tout près ça serait parfait pour un pique-nique improvisé.

Ensuite, après une grande balade à vélo sur le Plateau nous avons remonté la rue Duluth et fait une halte chez le glacier qui est en passe de détrôner Bilboquet dans la liste de mes glaciers préférés, j’ai nommé: Léo le Glacier. Leurs sorbets artisanaux sont délicieux (et pour la plupart fabriqués à partir de fruits biologiques) et il y a beaucoup de choix dans les saveurs. Ceci dit, je ne suis pas très originale, j’opte à chaque fois pour la même saveur: ananas-basilic qui est sans doute, le sorbet le plus réussi du monde (oui, oui du monde).

Nous avons ensuite poursuivi notre route jusqu’au Mile End, pour un dernier arrêt magasinage Chez Latina. J’adore cette épicerie fine! Que ce soit pour des épices, de l’huile ou du chocolat j’y fais toujours plein de découvertes et en plus, les prix pratiqués sont vraiment raisonnables.

Crédit photo: www.chezlatina.com
Crédit photo: www.chezlatina.com

Nous nous sommes ensuite arrêtés au café italien Olimpico. Je viens souvent dans le quartier mais je n’avais encore jamais eu l’occasion d’essayer ce grand classique de la rue St Viateur, et pour cause la place est toujours bondée. Soyons honnête, ce café n’a en soi rien d’exceptionnel mais il y règne toutefois une atmosphère authentique et bien particulière avec sa déco italienne et ces vieux monsieurs italiens qui se retrouvent au comptoir pour jaser autour d’un bon espresso au petit goût d’Italie.
Sur la terrasse, bien remplie et ensoleillée, on peut y voir évoluer la faune montréalaise hipster du Mile End mais aussi les familles et les étudiants qui y viennent pour refaire le monde ou bouquiner.
L’endroit idéal pour terminer l’après-midi en douceur.

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Crédit photo: www.cafeolimpico.com


Dimanche, jour #2

Après une ascension matinale du Mont Royal au milieu des joggeurs et des joueurs de tam-tams, nous sommes allés bruncher à la pâtisserie familiale La Ruche située idéalement au pied du Mont Royal. J’avais envie d’essayer cette adresse depuis un petit bout de temps et je dois dire que nous n’avons pas été déçus. En plus de leurs alléchantes pâtisseries, La Ruche propose des classiques (sucrés et salés) du brunch revisités et préparés à partir de produits locaux extra-frais. Mention spéciale à leur baguette et leurs pains qui sont vraiment délicieux. Le local est cosy, lumineux et joliment décoré avec son mur végétal où poussent des plantes et des fines herbes. J’ai également dû me retenir pour ne pas repartir avec la moitié de leur stock de confiture maison, notamment celle à la figue et à l’amande (FIGUE+AMANDE, ai-je encore besoin de rajouter autre chose?)

Comme un brunch ne se termine jamais sans un dessert (ceci est une règle que je viens d’inventer) nous avons continué sur l’avenue du Parc pour se rendre jusqu’à Chez Boris manger quelques beignets et prendre un café. Boris, c’est le spécialiste du beignet encore chaud, moelleux mais croustillant, au chocolat, à la cannelle ou même nature. Du genre que tu manges en te léchant les doigts et en te disant que dans un monde idéal tu en engloutirais facilement une dizaine sans multiplier ton poids par trois sur la balance… J’adore cet endroit!

Crédit photo: www.zurbaines.com
Crédit photo: www.zurbaines.com

Voilà ici s’est achevé notre périple touristico-gourmand, mon visiteur est reparti repu et avec la tête (et les papilles) pleines de bons souvenirs. Ma mission était remplie.

PS: Au cas où vous vous poseriez la question, j’ai effectivement passé ma fin de semaine à manger. Depuis, je reste enfermée chez moi à manger des légumes vapeurs et du bouillon de poulet jusqu’à nouvel ordre…

 

J’ai testé (et approuvé) pour vous…le restaurant Manitoba

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Cette fin de semaine j’avais de la grande visite de France et comme souvent lorsque j’ai des « invités-touristes » j’aime faire découvrir la richesse du terroir et la gastronomie de ma province d’adoption. En effet, même si c’est en train de changer doucement mais sûrement, je déplore toujours que cet attrait touristique du Québec soit si peu mis en avant auprès des touristes étrangers.

Bref! Lorsqu’il a été le temps de piocher dans ma (looooooongue) listes des restau à essayer, c’est tout naturellement que j’ai choisi le Manitoba dont j’avais entendu beaucoup de bien. Je n’avais aucun doute que niveau bouffe nous serions comblés et satisfaits, en revanche j’avais quelques craintes concernant l’ambiance. Comme dans beaucoup de restau à la mode pris souvent d‘assaut par la faune hipster, j’appréhendais l’ambiance: bruyant, service un peu froid et snob, prix élevés pour micro portions, bref je l’avoue, je partais tout de même avec quelques appréhensions.

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Crédit photo: www.restaurantmanitoba.com

Bon et justement l’ambiance?
Pas snob pour un sou avec un service chaleureux et sympathique sans être trop présent non plus. Du genre discret et efficace. Les serveurs sont de bons conseils sur le choix des plats et pour renseigner sur la teneur de certains plats qui contiennent parfois des aliments et des épices qui peuvent être un peu méconnus.
Le décor et le cadre du restau sont également chouettes. Chaleureux et authentiques à l’image du restau, avec des touches de bois et des vieux objets chinés un peu partout. Une terrasse à l’avant et un petit patio à l’arrière pour prendre un verre avant de manger ou sortir prendre l’air entre deux plats.
Et puis aussi, point important : ON S’ENTEND PARLER! Même si le restau était quasiment plein et la musique bien présente on pouvait se parler sans hurler et finir sourd à la fin du repas; ce qui n’est maintenant plus si commun dans beaucoup de restaurants montréalais….

Et la bouffe?
Originale, savoureuse et locale.
La carte est courte et efficace, 4 ou 5 entrées maximum et même chose pour les plats. 2 viandes, 1 poisson et un plat végé.
On sent que derrière la philosophie du restau se cache une vraie volonté de représenter et de promouvoir les produits québécois: la viande (principalement du gibier du Québec), les légumes de saison mais aussi toutes les épices boréales dont sont garnis la plupart des plats.
Les assaisonnements justement, sont maitrisés avec brio. Sur la carte, les mélanges de saveurs et de goûts peuvent sembler déroutants mais en bouche c’est un succès. Le mélange des textures est aussi très réussi. Les viandes sont tendres et cuites à point, les légumes croquants et bien assaisonnés.
Le dessert testé était également une réussite, un gâteau au miel encore chaud avec de la crème glacée au pain perdu. Le froid et le chaud se mélangeaient à merveille avec les douces saveurs sucrées.
J’ai lu quelque part que le restau se fournissait beaucoup chez Société Orignal (on en parlera bientôt sur le blog) une entreprise locale qui commercialise des produits locaux et qui travaille en étroite collaboration avec un réseau de petits producteurs québécois. Je ne suis pas surprise, les deux structures semblent partager la même ambition: mettre dans nos assiettes le meilleur du terroir québécois.

Malheureusement je ne pourrais pas vous dire grand chose de la carte des vins, je n’y ai pas prêté attention (honte à moi!) et ce n’est pas moi qui ai choisi le vin.

Enfin, si je devais trouver quelque chose à redire, je dirai que les portions des plats principaux pourraient être un poil plus grosses. Aussi, je ne serais pas contre 1 ou 2 choix de plus dans les desserts.

Verdict? Une entrée fulgurante du restau dans le top 5 de mes restau préférés, rien de moins (je suis parfois la modération incarnée).
Rares sont les restau où je retourne plusieurs fois, mais aucun doute que celui-ci va devenir un incontournable dans mon carnet d’adresses et que j’y retournerai avec plaisir.

PS: A un coin de rue, se trouve le bar Alexandra Platz (ouvert seulement en été) un bar installé (et caché!) dans les entrepôts de la Brasserie du Vieux-Montréal. Une sorte de bar industriel un peu concept ou l’on peut profiter de la bière, de leur cocktail et surtout de la terrasse. La place idéale pour prendre l’apéro avant d’aller souper.

Restaurant Manitoba
271 Rue Saint Zotique O, Montréal, QC H2V 1A4

 

Mes bonnes adresses caféinées

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Et on poursuit notre semaine autour de la thématique « Café ». Après la découverte de l’application Adbeus je vous présente maintenant mes bonnes adresses où j’aime traîner et prendre un café à Montréal.

Et mon choix de café? Un espresso simple et noir la plupart du temps ou un americano.

Moineau masqué
Mon café de prédilection l’été! J’adore venir profiter de sa petite terrasse sous les arbres qui nous donne l’impression d’être coupé du monde. L’ambiance y est souvent studieuse avec beaucoup de personnes qui viennent pour y travailler. Ils doivent être moins contents quand mes amies et moi arrivons et que l’on se met à jacasser…
Le café y est très bon et issu, entre autre, du torréfacteur 49th Parallel que j’affectionne particulièrement.
Mention spéciale à leur thé glacé maison qui est aussi délicieux tout comme les petites pâtisseries offertes sur place.

Toi, moi & Café
Dès que je me promène dans le quartier Griffintown je m’arrête systématiquement à leur boutique de la rue Notre Dame pour y refaire le plein de café et y prendre un espresso. Le choix de cafés y est incroyable et le personnel sur place toujours de bons conseils pour nous orienter en fonction de nos goûts. Je suis une inconditionnelle de ce café torréfacteur.

Le couteau
C’est drôle car la première fois que j’y ai mis les pieds c’était pour y passer une entrevue. Les recruteurs m’avaient donné rendez-vous dans ce cosy café de la rue St Denis. Je n’ai pas eu le poste mais je garde tout de même un excellent souvenir de ce café artisanal où je suis retournée plusieurs fois depuis. Pour les beaux jours, une belle terrasse est installée pour profiter d’un bon café au soleil.

Café Réplika
The place to be pour déguster un café turque. Pour ceux qui ne connaissent pas (café moulu finement, versé dans de l’eau froide puis passé sur le feu avant ébullition), c’est assez spécial mais moi j’adore! Justement, les propriétaires sont d’origine turque et maitrisent à la perfection l’art du café. La déco du local est sobre avec de jolies photos aux murs, l’ambiance est gentiment hipster et la bouffe d’inspiration turque cuisinée sur place est délicieuse.

Il y a tellement de bonnes adresses qu’il me reste à essayer! En vrac et dans le désordre: Moustache Café; Café Odessa; Humble Lion (il est juste à côté de mon boulot, je n’ai pas d’excuse!) ou encore le Soucoupe Café.