Ces chefs qui m’inspirent

Je l’ai souvent mentionné ici mais je suis une grande admiratrice du métier de chef. Je n’ai pourtant jamais envisagé de l’exercer mais j’ai toujours eu pour cette profession une profonde curiosité et un sincère respect. Je ne crains pas de dire que pour moi, la gastronomie est indiscutablement une forme d’art et qu’à leur manière les chefs sont de véritables artistes. Artisan des saveurs, des couleurs et des textures ils jouent sur plusieurs tableaux pour éveiller tous nos sens.
Les chefs sont aussi des chefs d’orchestre qui pilotent toute une armée de petites mains qui œuvrent en coulisses pour nous offrir des assiettes harmonieuses aussi belles que bonnes.
Et puis, chef c’est aussi un métier difficile, il faut être prêt à ne pas compter ses heures et rare ceux qui font fortune en contre-partie. C’est un métier qui doit composer avec les dures réalités de l’industrie: la concurrence des nombreux restaurants et l’infidélité des clients, la hausse des matières premières et une main d’œuvre qualifiée pas toujours facile à trouver.

À cet effet, j’ai décidé de vous dresser une petite liste des chefs de France et d’ailleurs qui m’inspirent. Chose curieuse, je n’ai pour la plupart des chefs cités ci-dessous pas eu la chance de goûter leur cuisine. Ceci dit, j’ai trouvé intéressant de me pencher aussi sur les valeurs qu’ils véhiculent et sur les combats de société qu’ils mènent en dehors de leurs fourneaux.

En France:

Alain Passard, le poète moderne
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Parfait mélange entre tradition et modernité, la cuisine de Monsieur Passard, ce triple étoilé au guide Michelin, sait réinventer des grands classiques de la gastronomie pour les mettre au goût du jour. Dans l’assiette, c’est un magicien qui opère pour créer des assiettes qui jouent beaucoup sur les formes et les couleurs avec un esthétisme toujours travaillé. Tout y est sublimé, même la plus simple salade de carotte.
En amoureux des fruits et légumes (prédominants dans ses plats) et en fervent défenseur de la cuisine saisonnière, le chef dispose de ses propres potagers et vergers qui alimentent quotidiennement son restaurant parisien (l’Arpège).
Il est aussi réputé pour avoir formé toutes les dernières étoiles montantes de la cuisine française.
Je vous encourage à suivre son compte twitter pour admirer, entre-autres, ses belles assiettes:

Thierry Marx, l’humaniste
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Un peu brut de décoffrage et grande gueule, ce chef n’a pas sa langue dans sa poche. Il n’hésite pas à se mettre à dos le Collège de France (et ses prestigieux membres, Ducasse et Robuchon pour ne citer qu’eux) en dénoncant notamment le phénomène des violences en cuisine. Le corporatisme très peu pour lui…Il milite pour une meilleure formation en management des chefs, pour faire bouger les rigidités de la profession et pour apporter davantage d’humanité et de fraternité dans les cuisines.
En cuisine, c’est un adepte de la cuisine moléculaire et inventive. Il est également influencé par la cuisine kaiseki (japonaise) qu’il réinvente, mêlée à la cuisine occidentale, dans son restau parisien le Mandarin Oriental.

Anne-Sophie Pic, la talentueuse descendante
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La chef est issue d’une grande famille de restaurateurs talentueux, du genre collectionneurs d’étoiles Michelin sur 3 générations. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’Anne-Sophie Pic est du genre à perpétuer la tradition puisqu’elle est la seule femme chef française (depuis 1933) a cumulé à elle seule les 3 prestigieuses étoiles. Un modèle et un exemple pour celle qui a dû se battre contre le préjugé de « fille de » et contre la misogynie d’un milieu encore majoritairement masculin.
Côté cuisine, elle a cherché à créer son propre style et à s’affranchir des codes de la famille « Pic » et c’est un succès puis qu’après deux restaurants en France et un Suisse, elle vient d’en inaugurer un à New York. Girl power en cuisine!


Au Québec:

Normand Laprise, la force tranquille
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Mon idole parmi tous les chefs talentueux que compte le Québec. Plus qu’un talentueux chef c’est aussi un fier défenseur de la gastronomie québécoise qu’il souhaite toujours plus locale, plus naturelle et plus durable. En Robin des bois de la gastronomie, il milite en faveur des petits producteurs avec qui il travaille étroitement et qui lui fournissent chaque jour des produits frais et de saison avec lesquels il compose ses plats.
Là où il aurait pu expatrier son talent et ses cuisines aux États-Unis ou en Europe, le chef est resté attaché à ses racines et œuvre chaque jour pour le développement et le rayonnement de sa province.
Un grand monsieur de la gastronomie québécoise qui a d’ailleurs été récemment nommé Membre de l’Ordre du Canada, une distinction plus que méritée.
Par ailleurs, j’ai eu la chance de manger une fois à son restaurant Toqué et quelle expérience ce fut! J’ai tout aimé du début à la fin, des association audacieuses entre des produits que nous n’aurions jamais imaginé ensemble, à la variété et la fraîcheur des aliments jusqu’au service hyper professionnel qui rend l’expérience unique.


Ailleurs dans le monde:

Dan Barber, l’écolo influent
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Avec Dan Barber l’avenir est dans les prés et plus précisément dans les siens, ceux de sa ferme américaine qu’il cultive et qu’il utilise comme un laboratoire culinaire. Ce grand chef est un écolo dans l’âme qui milite pour une agriculture raisonnée, alternative et toujours plus respectueuse de l’environnement. Il est d’ailleurs l’instigateur du mouvement américain « farm to table » qui incarne une nouvelle vision de l’agriculture et de l’alimentation.
Dans ses restaurants on ne retrouve que des produits de saison issus exclusivement de ses productions (ses 2 restaurants sont en quasi-autarcie).
La philosophie du chef? Le client ne viendra pas manger ce qu’il a envie dans ses restaurants mais plutôt ce que la nature aura à lui offrir en fonction de la saison…
Et preuve que ses idées et ses convictions ont du sens, il travaille désormais comme consultant pour un comité qui conseille la Maison Blanche sur les questions d’alimentation et d’agriculture.


Massimo Bottura, l’anti-conformiste
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Grand trublion du paysage gastronomique italien, Massimo Bottura est un chef qui a construit sa réputation en bousculant les codes des recettes traditionnelles qu’il remanie à sa sauce (sans mauvais jeux de mots). Et cela ne se fait parfois pas sans heurts surtout dans un pays où les recettes ancestrales sont si respectées et sacrées. Il a même raconté être passé proche de la faillite, le jour où il a osé servir des tagliatelles al ragu version Bottura, revu la recette du cappuccino ou servi une tarte au citron déconstruite et que cela a déclenché un véritable tôle national à base de critiques assassines de journaliste culinaire, de reportage à la TV et de boycott.
Quelques critiques culinaires dithyrambiques et 3 étoiles Michelin plus tard, Massimo Botura poursuit son chemin et continue à se rêver en porte-parole d’un nouvel humanisme alimentaire. « Humaniste alimentaire » car le chef est également engagé contre le gaspillage alimentaire avec son opération « Food For Soul ».  Un projet qui rassemble plusieurs chefs qui cuisinent avec des invendus ou des restants de plats qui sont ensuite servis gratuitement dans un centre communautaire pour personnes en situation précaire.
Bref, un chef engagé comme je les aime et dont je caresse l’espoir fou d’un jour pourvoir m’offrir un dîner dans son restau l’Osteria Francescana à Modène. Et ce, surtout depuis que je suis tombée en amour avec la gastronomie italienne…


Jamie Oliver, la super-star engagée
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Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, difficile de passer au travers tant le chef britannique est omniprésent dans les médias. Perso, je ne suis pas une grande fan de ses recettes et de sa cuisine mais je suis en revanche admirative de la manière dont il a réussi à démocratiser la cuisine et la rendre accessible au plus grand nombre. Ses recettes sont facilement reproduisibles, sans flafla et à base d’ingrédients simples et faciles à trouver. Et c’est d’ailleurs cohérent avec le combat qu’il mène contre la mal-bouffe et l’obésité infantile en encourageant les gens à cuisiner davantage et à redécouvrir le plaisir d’une alimentation saine sans être pour autant une toque étoilée. Avec Jamie Oliver la cuisine cela doit être simple, savoureux et bon pour la santé!
Son engagement et sa mobilisation auprès du public et des pouvoirs publics ont payé puisque le gouvernement britannique a débloqué d’importants fonds pour revoir les menus des cantines scolaires.

 

En bref et en images #8

La reprise se fait doucement mais sûrement sur le blog. Après une bonne pause estivale je dois avouer que j’ai un peu du mal à reprendre le rythme. Qu’importe il continue à se passer pleins de choses dans le monde merveilleux de la gastronomie et cette semaine j’ai donc:

Applaudi la chouette initiative du prestigieux restaurant danois NoMA (ou je caresse l’espoir fou d’aller un jour manger #rêve). En effet, le chef René Redzepi a choisi de fermer temporairement son restau pour aller l’installer au beau milieu d’une ferme urbaine. Le but? Être auto-suffisant en fruits et légumes tout en privilégiant la culture locale et les produits de saison. Une initiative qui fait écho à celle du chef Dan Barber qui avait aussi installé l’un de ses restau au beau milieu d’une ferme.
Pour en savoir plus.

Crédit photo: www.visitdenmark.fr
Crédit photo: www.visitdenmark.fr

Était atterrée par ce texte qui dénonce le marché low cost de l’alimentation et ses ravages. Je ne partage pas toujours les points de vue du critique culinaire Périco Légasse mais je ne peux toutefois qu’être en accord avec son combat contre la mal-bouffe. Quand va-t-on enfin faire bouger les choses en matière d’alimentation et combattre pour de vrai les lobbyings de l’agro-alimentaire qui nous empoisonnent à petit feu?
Je vous encourage vivement à lire et écouter l’entrevue dans sa totalité.

Lu avec attention le portrait dédié au chef Alain Passard (l’un de mes chef préféré) rédigé par la journaliste Marie-Claude Lortie qui a passé tout l’été à Paris à arpenter et tester les restaurants de la capitale. Selon moi, la cuisine d’Alain Passard est un subtil mélange entre tradition et modernité, il fait partie de ces chefs inclassables dans leur style et qui s’engagent beaucoup en matière de cuisine locale et saisonnière (alors forcément ça me parle!). Je le suis sur Twitter et je suis toujours scotchée par la beauté et la poésie qui se dégagent de ses assiettes. Non vraiment c’est un définitivement un grand Monsieur de la gastronomie française.
Pour lire son portrait.

Crédit photo: www.20minutes.fr
Crédit photo: www.20minutes.fr

Été amusé par cette chouette et touchante introduction à cette recette de gâteau aux carottes. À moins que ce ne soit une recette de gâteau aux carottes qui serve de conclusion à cette chronique, je ne sais pas trop. Une chronique qui raconte une histoire d’encas nocturne sur une aire d’autoroute et qui finit en recette.
Cela me ferait presque aimer le carrot cake.

Crédit photo: www.recette-gateau.eu
Crédit photo: www.recette-gateau.eu

Bonne semaine!

 

Ôde à la gastronomie italienne

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Salut tout le monde,

Me voilà de retour d’un super voyage en France et en Italie, en pleine forme, reposée et repue de toutes les belles choses que j’ai pu voir et surtout goûter. Bon, ne partez pas en courant amis foodies, je ne vais pas vous faire un compte-rendu des musées et des monuments que je me suis coltinée pendant mes vacances, on est pas sur le forum du guide du routard ici…Non, nous allons plutôt parler de la gastronomie italienne que j’ai pu (trop) rapidement découvrir lors de mon voyage. Avant de partir et de découvrir une petite partie de ce beau pays, je dois reconnaître que j’étais assez néophyte question bouffe italienne. Je ne vous ferais pas l’affront de dire que selon moi cela se limitait aux pizzas et aux pâtes à la carbonara mais presque (je plaisante). J’avais déjà eu l’occaison de manger dans quelques bon restaurants italiens, je connaissais quelques classiques, je magasinais de temps en temps quelques produits italiens chez Milano et c’était à peu près tout. Donc autant vous dire, que j’étais plutôt loin d’être la réincarnation de Josée di Stasio.

Premier arrêt, la Sicile: métissage et authenticité.

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Bref, c’est lors de notre première escale en Sicile que mon voyage culinaire a vraiment débuté.
La gastronomie sicilienne semble se caractériser par la fraîcheur de ses produits mais également par une cuisine un peu métissée et largement influencée par ses régions et pays voisins: le Maghreb, la Grèce ou encore le reste de l’Italie.
La qualité des aliments de base est également à souligner, les poissons semblent toujours fraichement pêchés, les fruits et les légumes sont gorgés de soleil et sont juteux et savoureux. Alors certes, nous avons eu la chance d’y aller à la belle saison, à la période où le choix de produits de saison est le plus vaste mais tout de même, ici tous les produits de base sont locaux ou presque (la locavore en moi était ravie) et rares sont les aliments qui ont parcouru des kilomètres avant d’attérir dans notre assiette.
Au restaurant, les plats locaux sont cuisinés simplement: grillés, accompagnés d’aromates et d’un filet d’huile d’olive. Pas besoin d’artifice pour mettre de l’avant la qualité et la fraîcheur des produits. Une amie sicilienne m’a même confié que lorsqu’au restaurant un poisson ou des fruits de mer étaient servis noyés dans la sauce c’était souvent suspect et synonyme de produits pas très frais.
Les pâtes sont également omniprésentes mais je dois dire que j’ai plutôt préféré entamé une cure de fruits de mer et de poissons (allô, l’espadon et les calmars!)
Pêle-mêle, voici les plats siciliens avec lesquels je suis tombée en amour (liste totalement non exhaustive): la caponata (une sorte de ratatouille légèrement sucrée salée servie tiède), les arancinis et les crocchés (croquettes de pommes de terre au fromage et au persil), les gelatos (probablement les meilleures et les plus grosses de ma vie. Je n’ai en revanche pas expérimenté la fameuse gelato servie dans une brioche encore tiède…) ou encore des sortes de chaussons frits fourrés à la ricotta sucrée (oh.mon.dieu). C’est bien simple, j’ai aimé tout ce que j’ai découvert et si j’avais pu j’aurais sans doute passé 2 semaines à arpenter les restaurants et les kiosques de bouffe de rue…#indigestion

Deuxième arrêt: Rome, nutritive et savoureuse
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Nous avons ensuite poursuivi notre voyage initiatique avec Rome. Afin d’éviter les restaurants attrape-touristes (ma hantise quand je voyage) j’avais, avant de partir, scrupuleusement sélectionné les restaurants et autres trattorias que je voulais essayer en glanant les bonnes adresses auprès de blogs ou d’amis.

À la base, la cuisine romaine est une cuisine plutôt rurale et populaire, faite pour être nutritive et rassasiante et si cette dernière est peut être un poil moins recherchée que sa voisine sicilienne, je dois admettre qu’à part une erreur de parcours, nous avons encore très bien mangé. J’ai poursuivi ma cure de poissons et de fruits de mer (les calmars à la romaine ne seraient pas un petit déjeuner santé?) et j’ai surtout redécouvert de nouvelles façons d’apprêter des pâtes.

J’ai au passage découvert avec stupeur que les pâtes à la carbonara que j’ai goûté jusqu’à présent et qui consistaient en un mélange de spaghettis noyés dans de la crème et agrémentés de lardons étaient en fait un blasphème total à la gastronomie romaine et étaient surtout bien loin de la recette originale. Soit, de bonnes pâtes (spaghettis ou linguines), des dès de guanciale (joue de porc séché) ou de pancetta, des oeufs, du pecorino et that’s it. Un vrai régal!

Autre coup de cœur, les pâtisseries romaines. J’ai pas mal traîné dans les pâtisseries (ou forno) durant mon séjour et je dois dire que j’y ai fait de belles découvertes. Point de gros gâteaux à la crème mais plutôt de petits sablés au miel, aux dattes ou à la confiture (parfaits pour accompagnés un bon espresso) . Beaucoup de noisettes, de noix de pins et surtout la découverte de belles marques de chocolatiers faisant du chocolat gianduja à se rouler par terre (et non je ne parle pas de Ferrero…).
En revanche, désolée amis italiens mais je n’ai vraiment pas accroché avec les fameux cornettos.

Malheureusement, ma condition de femme enceinte, m’a privé de la découverte des vins italiens (pourtant si réputés)…C’est donc avec une pointe de frustration que j’ai dû me résigner à boire du jus pamplemousse à l’apéro pendant que mon chum profitait  allègrement du prosecco et autres Tignanello. Il va donc falloir y retourner pour faire de l’œnotourisme!

Pour terminer, si vous avez eu le courage de me lire jusqu’au bout (allô, y’a encore quelqu’un?) et que la gastronomie italienne vous intéresse autant que moi, je vous invite à poursuivre la découverte en lisant les différents articles de Christelle Tanielian rédigés en collaboration avec La presse +. Ces derniers retracent son parcours à travers différentes régions de l’Italie afin de nous faire découvrir les origines et le meilleur de la gastronomie italienne.
À lire ici et .

Allez, ciao!

PS: Si vous prévoyez un voyage en Italie et que vous êtes à la recherche de bonnes adresses (bar à vin, restaurant ou épicerie fine) n’hésitez pas à m’écrire il me fera plaisir de partager mes coups de cœur avec vous.

En bref et en images #7

Bonjour!

Comme vous l’avez constaté, la trêve estivale se poursuit sur le blog et je tente de profiter pleinement de notre court été, dehors et le plus loin possible mon ordi dès que je le peux. Toutefois, je ne vous oublie pas et voici une nouvelle édition d’ En bref et en images sur les dernières actu de l’été.
Ces derniers temps j’ai donc:

Testé et approuvé le restaurant vietnamien . Une renaissance pour ce restau après la fermeture du feu Souvenirs d’Indochine.
J’ai vraiment adoré ce restaurant. Niché au coin de Mont-Royal et Jeanne Mance ce petit restau à la charmante terrasse ombragée est une excellente adresse. Je dois avouer que je ne suis pas une grande connaisseuse de la cuisine asiatique et vietnamienne mais j’ai vraiment été séduite par cette expérience. Les plats sont typiques de la cuisine vietnamienne mais avec une touche occidentale. J’ai testé les classiques rouleaux impériaux (à se rouler par terre sans tomber sur le cœur car pas trop gras) et le bun aux crevettes dont la sauces aigre-douce était succulente et l’assaisonnement à point sans être trop épicé. Vraiment, courrez-y et de préférence à la belle saison pour profiter de la terrasse.
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Appris avec une certaine surprise que le vin le plus cher du monde était un vin bourguignon. Un Côte de Nuit pour la modique somme de 15 000 dollars. D’ailleurs ce ne sont pas un mais trois vins bourguignons qui squattent les 3 premières place du palmarès des meilleurs vins du monde. C’est un carton plein et une reconnaissance pour cette région qui tente de faire bouger les choses et s’opposant de plus en plus aux substances chimiques dans le processus de vinification.
Pour en savoir plus sur le reste du classement.

Encouragé la Semaine québécoise des Marchés publics qui a débuté cette fin de semaine (jusqu’au 23 août). Le but? Promouvoir les producteurs et artisans et faire connaître leur métier et leurs produits. Une belle initiative pour consommer local!
Pour consulter la liste des différents marchés publics, c’est ici.
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Visité l’Épicere Fardoche ouverte il y a peu dans le quartier du Vieux-Rosemont. Une épicerie de quartier lancée par la Société Orignal. Une belle place qui place les produits québécois au cœur de leur initiative. Ici c’est la qualité et le terroir qui sont mis de l’avant et ce, à des prix vraiment accessibles. Une chouette adresse dont nous reparlerons plus tard; je suis en train de préparer un billet plus complet sur le sujet.

Crédit photo: Épicerie Fardoche
Crédit photo: Épicerie Fardoche

Halluciné sur le montant que doit débourser un restaurateur à Montréal pour installer une terrasse. Et ce, sans compter sur le parcours du combattant administratif par lequel ils doivent passer pour arriver à leurs fins. On en apprend beaucoup sur les difficultés et les embûches administratives et financières des restaurateurs et on comprend aussi mieux pourquoi tant de restaurants ferment leurs portes ces temps-ci.
Pour consulter l’article en question.

Je quitte vendredi pour quelques jours de repos bien mérités à Palerme et à Rome. Un billet sur la gastronomie italienne et mes bonnes adresses sera au programme à mon retour, d’ici là si vous avez de bonnes adresses à partager je suis preneuse.

On se retrouve en septembre, d’ici là passez une bel fin d’été.

Chef’s table: la série documentaire inspirante de Netflix.

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Salut!

Comment allez-vous? Passez-vous un bel été? Je vous le souhaite! Comme vous avez pu le constater, La Carafe a pris ses quartiers d’été avec des publications plus espacées. Mais rassurez-vous, je ne vous oublie pas et je continue malgré tout à squatter les restaus et à me tenir informée avec la plus grande gourmandise de toutes les dernières actualités alimentaires!

Bref! Je profite de cet article pour vous parler d’une série documentaire que j’ai découverte il y a quelques temps et pour laquelle j’ai eu un immense coup de coeur: Chef’s table.
Produite par Netflix et réalisée par David Gelb, la série est sortie le 26 avril dernier et propose 6 épisodes d’environ 40 minutes. Chaque épisode dresse le portrait d’un chef emblématique d’un pays différent (Patagonie, Suède, Italie en passant les Etats-Unis ou encore l’Australie).
On y retrouve pêle-mêle, le portrait du chef américain Dan Barber  (ma nouvelle idôle), le charismatique chef italien Massimo Bottura (le grand troublion de la cuisine italienne) ou encore la talentueuse chef Niki Nakayama (c’est malheureusement la seule chef femme représentée dans la série…) dont le parcours m’a beaucoup touché.

Crédit photo: www.indiewire.com
Crédit photo: http://www.indiewire.com

Les mauvaises langues diront sans doute: « bon, bon encore une enième émission sur la bouffe à grand coups de jeunes chefs talentueux et d’avalanche de food porn! » Et bien oui mais non. Oui, les images de bouffe sont à couper le souffle et sont toutes plus appétissantes les unes que les autres (moi qui ait toujours associé la gastronomie à l’art, me voilà confortée dans mon opinion). Ceci étant dit, la série creuse plus profond et cherche à mettre de l’avant les parcours et les personnalités de ces chefs tout aussi inspirants les uns que les autres que cela soit de par leur histoire, leur experience ou encore par les valeurs qui les animent ou qu’ils véhiculent. Par exemple, le chef Dan Barber, pionier et visionnaire du mouvement « de la ferme à la table » a mis en place son propre réseau de production de fruits, légumes, viandes et produits laitiers. Tout ce qui est servi dans ses restaurants et entièrement produit biologiquement dans sa ferme par des agriculteurs confirmés qui ont à coeur le respect du terroir et de l’environnement. Un point de vue qui pourrait sembler utopique et un poil hippie, oui sauf que Dan Barber a récemment été elu chef le plus influent des Etats-Unis et que même Barack Obama le consulte pour la mise en place de programme dédié à une alimentation plus saine. Respect!

Crédit photo: www.eater.com
Crédit photo: www.eater.com

D’un point de vue humain, les chefs ne sont pour une fois pas décrits comme des rock star tyraniques qui terrorisent leur brigade (même si cela brasse parfois derrière les fourneaux). Le réalisateur cherche à aller plus loin en creusant dans les personnalités, dans les doutes et les failles de ces passionnés pour qui la gastronomie est une raison de vivre (n’ayons pas peur des mots). Leur passion et leur engagement forcent vraiment le respect.

Comme de belles images valent mieux qu’un long discours,je vous laisse avec l’extrait de la saison 1:

 

PS: Pour ceux qui ont aimé la série, il semblerait que le réalisateur, David Gelb ait également produit le documentaire « Jiro Dreams of Sushi »  sorti en 2011. Les critiques semblent très élogieuses et je file l’ajouter à ma liste des documentaires à voir.

De l’importance de la transmission culinaire

Classe de cours à l'Institut familial de Kamouraska

Aussi longtemps que je me souvienne je n’ai pas pas le moindre souvenir d’avoir vu dans ma famille l’ombre d’un plat congelé « tout-préparé » sur notre table. Une pizza surgelée de temps en temps un soir de semaine mais cela s’arrêtait là.

Chez nous, ma mère a toujours cuisiné (elle était à la maison pendant une bonne partie de notre enfance, je pense que cela a beaucoup contribué au fait qu’elle avait plus de temps pour cuisiner). Elle mettait un point d’honneur à ce que nous mangions bien: des plats du quotidien simples mais sains, savoureux et surtout « faits-maison ». Je me souviens d’ailleurs que mes copines étaient toujours contentes de venir manger à la maison « parce que chez toi c’est trop cool, ta mère elle cuisine trop bien ».

De plus, dès notre plus jeune âge ma sœur et moi avons toujours mangé de tout (ou du moins goûté à tout lorsque nous faisions parfois la grimace face à certains plats): des tripes de moutons à la purée de topinambours, tout y passait!

Je suis convaincue que ces souvenirs culinaires du passé ont façonné mon palais d’aujourd’hui. Cet apprentissage culinaire m’a apporté le plaisir de (bien) manger et m’a donné le goût de cuisiner des plats le moins transformés possible. Même si mes goûts ont évolué (par exemple les tripes de mouton, c’est non maintenant!), ces souvenirs gustatifs m’ont laissé la curiosité et l’ouverture d’esprit de toujours goûter et d’essayer de nouveaux aliments et de nouvelles recettes.

À l’heure où la cuisine maison et santé vient de déclarer la guerre à la mal-bouffe, je me sens extrêmement chanceuse d’avoir hérité de ce patrimoine culinaire.

Et vous, avez-vous des souvenirs culinaires à partager, d’où vous vient votre plaisir de manger?

Je vous recommande de lire cet excellent article  qui m’a inspiré ce billet.

Crédit photo: Ipir Université Laval

 

 

En bref et en images #5

Nouveau point sur les dernières actualités alimentaires. Donc, cette semaine j’ai:

Appris que le meilleur vin du blanc serait sud-africain.Ce chenin blanc 2013 issu de la Réserve familiale de Kleine Zalze a été couronné par le jury du prestigieux Concours mondial de Bruxelles.
À vrai dire je ne suis pas si surprise tant l’Afrique du Sud produit de plus en plus de vin de qualité. Les vins du Nouveau-Monde n’ont désormais plus rien à prouver.
Pour en savoir plus.

Testé et approuvé le Laurea qui était sur ma liste interminable des restaurants à essayer. Mais oui, vous savez, le restaurant d’Hakim Chajar le grand gagnant de la finale des chefs (mode groupie: ON). Le Laurea propose des plats d’excellente qualité dans un décor vraiment très chouette. Mention spéciale à la verrière de l’étage qui s’ouvre lorsqu’il fait beau pour avoir la tête dans les étoiles lorsqu’on déguste son plat. Beaucoup de produits issus de producteurs locaux et un menu qui suit les saisons (on aime ça!). La carte des vins est vraiment impressionnante même si selon moi, les prix sont un poil dispendieux. Le service est pro, efficace sans être envahissant. Une bien belle adresse.

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Soutenu l’engagement du chef Normand Laprise qui mène depuis quelques années déjà un combat pour la survie des océans et de certaines espèces de poissons. Cette fois-ci c’est à travers la campagne Sauvons les océans qu’il s’est engagé en proposant cette semaine dans son restaurant des petits poissons issus de la pêche durable mais qui sont parfois jugés moins nobles. Harengs, sardines et anchois remplaceront homards, dorés et saumons dans les assiettes!
Pour en savoir plus.
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Découvert la mise en place du label AgroBoréal pour les « produits nordiques ». Seront certifiés « produits nordiques » tous les produits ou animaux québécois cultivés, cueillis, élevés et transformés au nord du 48e parallèle, sur la rive nord du Saint-Laurent. Par exemple, les bleuets, les canneberges, l’avoine, les baies de sureau, certains champignons ou quelques légumes pourront être certifiés à condition qu’ils remplissent les critères établis. Un label qui vient à point pour couronner l’essor de la cuisine boréale très à la mode en ce moment.
Pour en savoir plus.
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Lu un article intéressant sur l’agrotourisme au Québec. En effet ce dernier semble prendre enfin de l’ampleur et c’est une excellente nouvelle! Moi qui ait eu l’agréable surprise de découvrir la richesse et la diversité du terroir québécois en venant vivre ici, j’ai toujours déploré que cet attrait touristique soit si peu mis en avant.
Pour lire l’article au complet.

Crédit photo: restaurant Laurea et le journal de Montreal-Reuters.

Concours Mélia-Miels d’Anicet

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Aujourd’hui je m’improvise blogueuse beauté, hé oui Messieurs-Dames tout arrive!
Suite à mon dernier article dédié à la ferme Miels d’Anicet, je vous avais annoncé la tenu d’un concours autour des produits Miels d’Anicet. En fait, à travers ce concours, c’est la gamme Mélia, la ligne de produits corporels de la ferme qui est mise à l’honneur.
Avant de vous en dire plus sur le concours, quelques mots sur les produits puisque j’ai eu la chance de pouvoir tester une bonne partie de la gamme Mélia* et je dois dire que je suis vraiment emballée par les produits!
Étant une consommatrice de produits de beauté bio et naturels à la peau très sensible (voire vraiment capricieuse), j’ai d’abord été séduite par la compo ultra clean de l’ensemble de la gamme. En effet, tous les produits sont certifiés biologiques et sont mêmes comestibles (voyez, on est pas si loin de la gastronomie finalement!) L’ensemble de la gamme est fabriquée artisanalement à partir d’ingrédients peu transformés, crus si possible et aux noms compréhensibles (pour paraphraser Anne-Virginie Schmidt qui a participé activement à l’élaboration des produits): huile de coco crue, beurre de cacao, beurre de karité, huile d’argan, huile d’avocat, etc.
L’odeur des produits est à tomber, cela sent (évidemment) le miel avec quelques notes végétales de fleurs. L’odeur est présente sans être entêtante et reste sur le corps quelques heures après application (pour les beurres corporels).

Niveau hydratation, c’est du costaud, la texture est extrêmement riche, c’est du beurre pour de vrai! Moi qui ait tendance à avoir la peau sèche je dois avouer que les beurres sont même un poil trop riches pour la saison chaude et par conséquent ils mettent un peu de temps à pénétrer dans la peau.
En revanche, le beurre est très efficace pour les zones plus sèches du corps comme les coudes ou les pieds et nul doute qu’en hiver, lorsque la peau sera soumise à rude épreuve, il sera absolument parfait pour protéger et hydrater la peau en profondeur.
Quant aux savons, ils s’émulsionnent très bien et lavent tout un douceur, ils laissent la peau bien hydratée et sans tiraillement après la douche. Je ne me répéterai pas sur l’odeur mais encore une fois, j’adore! En plus, les savons sont adaptés pour toute la famille, les tout petits comme les plus grands!
La jolie touche colorés des savons? Juste des colorants végétaux inoffensifs! Et puis les emballages des produits on en parle? Ils sont tellement beaux!

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Bon et sinon au concours, qu’est-ce qu’on gagne alors? Un joli coffret offert par Miels d’Anicet comprenant: un savon à l’huile d’Argan et au Néroli, un beurre corporel sucré au Miel et un onguent guérisseur à la propolis idéal pour guérir et cicatriser tous les petits bobos du quotidien (par exemple, apaiser les petites cicatrices dûes aux piqures de moustique)
Comme je suis une fan inconditionnelle de leur miel, j’ajoute également un pot de miel Fleurs d’été qui est mon préféré entre tous. Il a un goût très subtil et floral, je l’adore le matin étalé sur des tartines de pain grillé aux noix de Grenoble ou pour sucrer légèrement un bol de fruits.

**** Le concours est maintenant terminé ****

Pour participer**, c’est très simple il suffit de « liker » la page facebook de La Carafe et de commenter l’article dans la page facebook en partageant une courte recette sucrée ou salée à base de miel. Ben oui, il fallait bien un petit lien avec la bouffe tout de même! Comme, on est pas tous et toutes des Ricardo en chef, pas besoin de détailler la recette au complet (si vous voulez vous pouvez hein! Je ne dis jamais non à de nouvelles recettes à essayer) et surtout pas besoin que celle-ci soit compliquée!
Un tirage au sort sera ensuite effectué parmi toutes les participations. N’hésitez pas à partager le concours!

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Pour en savoir plus sur la gamme de produits Mélia.
Crédit photo: Miels d’Anicet

* Les produits m’ont été offerts gracieusement par la marque toutefois les opinions exprimées demeurent les miennes.

**Aucun achat requis. Concours ouvert aux résidents du Québec âgés de 18 ans et plus. Valeur du prix environ 50 dollars CAD + taxes. Date limite de participation : 11 juillet 2015 à 23h59. 

Les entrepreneurs d’ici #1 Miel d’Anicet

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Aujourd’hui sur le blog, on inaugure une nouvelle rubrique: Les entrepreneurs d’ici. Le but? Promouvoir des entrepreneurs locaux qui fabriquent des produits de qualité et qui oeuvrent à mettre de l’avant le meilleur du terroir québécois ou d’ailleurs.
Comme je l’ai déjà souvent dit, la consommation locale est quelque chose que j’essaye de pratiquer le plus possible, j’y crois beaucoup car je suis persuadée que cela va souvent de pair avec des produits de grande qualité (en dehors bien sûr, du coût souvent plus réduit des produits et de leur impact environnemental moindre).
Et puis surtout, je crois que dans la mesure du possible, c’est de notre « devoir » de soutenir notre économie locale.
Dans cette optique, j’ai donc choisi d’utiliser mon blog pour faire connaître des entrepreneurs locaux en lesquels je crois et dont j’apprécie les produits.
Les premiers à inaugurer cette rubrique sont Anne-Virginie Schmidt et Anicet Desrochers, les propriétaires de la ferme apicole écoresponsable Miels d’Anicet. Pour nous parler de leur passion et de leurs activités qui mieux qu’Anne-virginie, la copropriétaire de la ferme, qui a très gentiment accepté de répondre à mes questions. Avant de lui laisser la parole, je voulais juste vous dire de rester connectés, un chouette concours sera organisé sur le blog cette semaine autour des produits Miels d’Anicet.

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Miels d’Anicet est une entreprise familiale d’apiculteurs, quelques mots pour en décrire la philosophie et les valeurs? 

Pour nous, l’apiculture est un travail de collaboration mutuelle entre un homme et un insecte qui s’établit dans un grand respect. Produire localement, participer à la sauvegarde des abeilles, mais aussi de notre région, offrir du travail de qualité est pour nous synonyme de collectivité. Notre philosophie se traduit aussi par le partage avec la communauté apicole et la protection du bien-être de l’apiculture.

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Vos produits sont certifiés biologiques, vous pratiquez une apiculture écoresponsable et vous êtes très engagés dans la sauvegarde des abeilles, d’où vient cet engagement écologique? 

Nos valeurs familiales, notre passion pour l’apiculture, l’amour de la nature et des bons produits dictent nos gestes, nos choix entrepreneuriaux.  L’apiculture fait partie intégrante de notre vie et cette passion nourrit notre désir de faire découvrir la nature brute du miel et d’éduquer sur le rôle essentiel de l’abeille. Cet engagement est intrinsèque, instinctif, et d’autant plus renforcé puisque les abeilles sont menacées.

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Quelle est la particularité du miel fabriqué au Québec? Pourquoi acheter du miel fabriqué localement plutôt que du miel importé? 

Parce que c’est vraiment meilleur au goût, parce que ça permet d’accéder à du miel pur (et non mélangé avec du sucre ou ayant des résidus de pesticides) et parce que l’on encourage les apiculteurs de chez nous. Le miel est l’un des produits qui donnent la plus belle empreinte de notre environnement, car l’abeille butine un rayon de 3 km autour de la ruche, prélevant ainsi l’eau, le nectar et le pollen disponibles. Alors, pourquoi consommer les gouts d’ailleurs quand on peut consommer les goûts de chez nous!

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Si vous deviez proposer une mesure pour améliorer la production ou la promotion du miel fabriqué au Québec, quelle serait-elle? 

Renforcer les normes d’étiquetage afin d’obliger les producteurs et les emballeurs de miel à inscrire les provenances du miel et ce peu importe le pourcentage de mélange.
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Vous avez récemment sorti une gamme de produits cosmétiques pour le corps à base de miel, qu’est-ce qui vous a poussé à diversifier de la sorte? 

Notre gamme de produits de soins corporels nous permet de valoriser le miel, mais aussi les sous-produits de la ruche tels que la cire d’abeille et la propolis. Elle nous permet aussi de diversifier nos revenus et de ne pas trop souffrir des années où la récolte de miel n’est pas bonne. Enfin, l’apithérapie, c’est-à-dire se soigner à partir des produits de la ruche, est pratiquée sur l’ensemble de la planète, mais très peu ici en Amérique du Nord. À travers nos voyages apicoles, j’ai découvert de magnifiques produits, j’ai acquis de belles compétences sur la transformation des produits de ruche et j’avais envie de les partager avec ma clientèle. Le miel, la cire et la propolis ont des propriétés naturelles qui permettent de soigner les colonies d’abeilles et, par le fait même, plusieurs bienfaits pour notre peau.

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À part le miel, d’autres produits québécois dont vous êtes fiers? 

Les produits de Société Orignal, les saucissons du Fou du Cochon, la crabe de notre ami Ghislain aux iles, plusieurs fromages du Québec (fromagerie La Station, Presbytère, Sainte-Sophie, Ile aux Grues, etc), la micro-brasserie Trou du Diable, la Laiterie des Trois Vallées, les céréales biologiques locales du regroupement de producteurs Biograin. Et plusieurs autres, car nous commençons à être choyés au Québec par la qualité des produits.

De nouveaux projets à venir? 

Nous préparons l’ouverture d’un tout nouveau concept de visite à la ferme qui sera disponible dès le 1er juillet. Notre nouveau centre «virtuel et sensoriel de l’abeille» permettra d’avoir une expérience apicole authentique. En utilisant nos connaissances apicoles, technologiques et créatrices, nous désirons propulser les visiteurs dans une ruche virtuelle géante afin d’expliquer la morphologie de l’abeille, l’univers fascinant de la ruche, les tâches de l’apiculteur, etcÀ travers cette expérience, les visiteurs pourront également voir les artisans à l’œuvre dans l’extraction et la transformation du miel, pour finalement déguster les miels et hydromels issus de ce territoire mellifère des Hautes-Laurentides. Ils découvriront ainsi les qualités organoleptiques du miel, de même que les éléments essentiels pour préserver la qualité gustative et nutritive de celui-ci. Enfin, ils comprendront l’importance du domaine apicole dans notre alimentation quotidienne et pourront vivre une expérience authentique en compagnie d’un artisan. Sur notre terrasse, les visiteurs peuvent également faire un pique-nique face à notre belle montagne du Diable tout en goûtant les spécialités maison au miel offert à notre café gourmand. miels-d-anicet-3

Longue vie à la ferme Miels d’Anicet!

Toutes ces jolies photos sont tirés du site Miels d’Anicet ou de la page Facebook.

 

En bref et en images #4

Cette semaine l’actualité alimentaire et gastronomique a été riche au Québec et un peu partout ailleurs.
En voici un petit apercu.

Donc, cette semaine j’ai :

Applaudi et félicité Elyse Lambert qui a été élue meilleure sommelière du Canada. C’est la première fois qu’une femme ET une Québécoise reçoit une telle distinction. Enfin la profession se féminise un peu… Girl power du pinard!
Féliciations aussi à David McMillan et Frédéric Morin les propriétaires et fondateurs du restaurant Joe Beef, qui est entré dans le palmarès du World’s Best Restaurants (à la 81ème position). Moi qui n’avais pas été emballée plus que cela par ma première visite il y a quelques années, j’ai hâte d’y retourner afin de peut être réviser mon opinion! En espérant qu’une telle distinction ne fasse pas trop grimper les prix…
Pour lire l’entrevue de David McMillan à ce sujet.

joe beef

Eté fière de mon pays, la France, puisque cette dernière a (enfin) adopté une loi qui interdit à la grande distribution de jeter les invendus ou de les rendre volontairement impropres à la consommation. Ainsi, les moyennes et grandes surfaces de plus de 400 m² auront l’obligation de conclure une convention avec une association caritative afin de faciliter les dons alimentaires.
Cette loi me semble bien élémentaire et aurait dû être adoptée depuis bien longtemps mais peu importe, je me réjouis de cette intitiative anti-gaspillage.
Pour en savoir plus.

Lu avec attention cet article d’opinion écrit dans le cadre de la conférence C2MTL qui s’est déroulée cette semaine à Montreal.
L’article souligne avec une grande ironie la triste situation des producteurs d’alcool et plus particulièrement des distileries face à la rigidité de la législation québécoise en matière de commercialistion d’alcool.

Crédit photo: http://www.washingtondistilleries.com
Crédit photo: http://www.washingtondistilleries.com

Suivi avec attention le débat lancé suite à la déclaration de Santé Canada qui envisage de retirer les jus de fruits du Guide alimentaire canadien (la grande bible de la diététique et du Manger santé). Plusieurs nutriotionnistes saluent cette mesure et s’en félicitent (à cause notamment des grandes quantités de sucre contenues dans les jus de fruits). Toutefois plusieurs voix se sont élévées contre la mesure jugée trop drastique, et je n’ai aucun doute que parmi ces voix, celles des lobbyistes se soient glissées dans le débat.
Pour en savoir plus et mieux comprendre le débat:
La presse
Le nutritionniste urbain

Crédit photo: maigrir-ensemble.fr
Crédit photo: maigrir-ensemble.fr