Julie Aubé: agrotourisme & consommation locale

Crédit: Julie Aubé & Caribou

Salut!

On poursuit notre dossier spécial consommation locale avec un nouveau point de vue sur la question; celui de Julie Aubé nutritionniste gourmande spécialisée dans les communication en alimentation. Le moins que l’on puisse dire c’est que Julie, la consommation locale elle connait ça! Elle a même dédié un livre à cette thématique puisqu’elle est l’auteure de Prenez le Champ, un ouvrage qui présente les producteurs et les agriculteurs locaux et qui nous invite au voyage et à la découverte afin de partir à leur rencontre et savourer toutes les richesse du terroir québécois.
Bref, je laisse la parole à Julie qui a gentiment accepté de répondre à mes questions afin de partager son point de vue et sa vision de la consommation locale.

Selon la définition établie, « local » implique un rayon de 150 à 250 km, et pour toi que veux dire local?

Il y a bien sûr cette notion de kilométrage – quand c’est très près c’est génial! – mais ça dépend des produits. Par exemple, je mange local quand je privilégie les crevettes nordiques du Golfe aux crevettes exotiques d’Asie. Et ce même si Sept-Îles est à plus de 250 km de Montréal! Même chose pour un saucisson de Kamouraska, un fromage de chèvre de Bellechasse ou une bière de Charlevoix. Pour bien des produits, entre autres les fruits et légumes, local peut rimer avec proximité en termes de kilomètres. Pour certains autres, local rime avec « québécois ».

De façon générale, manger local c’est aussi identitaire, et je me reconnais dans l’identité québécoise. Un fromage ou une bière du Québec, quelle que soit la région, c’est un produit de « chez-nous » dans le sens identitaire du concept.

Cela dit, j’aime autant que possible savourer les produits venant des régions que je visite au fil des semaines, en d’autres termes : « manger régional ». La bière de Charlevoix est excellente, mais si je suis en Mauricie je vais privilégier les bières de Mauricie.

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Tu as récemment publié un livre intitulé « Prenez le champ », il invite les gens à faire de l’agrotourisme, c’est-à-dire à aller rencontrer les agriculteurs et les artisans gourmands nous entourant. Une belle invitation à consommer local, comment t’es venue l’idée d’en faire un livre?

Prenez le champ, c’est d’abord et avant tout un hommage aux producteurs qui nous donnent accès à une alimentation de proximité et de qualité produite avec soin et avec passion. Puis, si bien manger réfère à la fois aux saveurs et à la qualité nutritive des aliments, impossible de s’en contenter. Bien manger, c’est pour moi beaucoup plus large que ça. Quand on a la chance de manger à sa faim tous les jours, il importe de se responsabiliser petit à petit aux impacts de nos choix alimentaires, en privilégiant le plus souvent possible des aliments locaux, saisonniers, peu emballés, achetés en circuits courts, moins transformés et préparés artisanalement (plutôt qu’industriellement). Des aliments cultivés ou produits dans le respect de l’environnement, par des gens passionnés qui vivent de leur production et vitalisent le territoire à travers elle. Bien manger, ça implique également de cuisiner ces aliments avec soin, de les savourer sans gaspiller et de les partager avec plaisir!

L’agrotourisme et le tourisme gourmand ont cela de formidable qu’ils nous outillent et contribuent, de façon fort savoureuse, à faire de nous des mangeurs curieux, sensibles et responsables!
C’est pourquoi rapprocher les consommateurs de ceux qui produisent nos aliments prend une place de plus en plus importante dans mon discours de nutritionniste gourmande. C’est pourquoi j’ai écrit Prenez le champ.
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Que réponds-tu aux gens qui disent que local = plus cher et difficile d’accès?

C’est certain qu’il y a des gens pour qui les ressources budgétaires sont plus limitées et qui ont besoin de denrées abordables. Or, il y a certainement une distinction à faire entre un produit local abordable de base (ex.: pomme, patate, oignon, chou…) et un produit fin local (fromager fermier, vinaigre artisanale, confiture fine…). J’ai l’impression qu’on se réfère souvent aux « produits fins » quand on dit que le « local » est cher. La pomme locale n’est pas plus chère que la pomme de Washington. Le « local » peut être tantôt cher, tantôt abordable, selon le type de produits dont on parle. Et selon le moment de l’année.
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Crédit: Le Soleil

En effet, en saison d’abondance, les produits frais locaux sont nombreux, abordables et accessibles. De plus, avec un peu de temps et quelques habiletés culinaires, il est possible de « prolonger » l’abondance en congelant, cuisinant et transformant les produits frais. De façon générale, il existe plein de trucs pour réduire le coût de son épicerie. Cuisiner est certainement un de ceux qui a le plus d’impact. Les sauces et les muffins qu’on cuisine soi-même (même en utilisant des produits locaux!) reviennent moins cher que les produits transformés du commerce. Réduire sa consommation de viande est un autre truc : de façon générale, on en consomme trop, alors que des sources de protéines économiques telles que les légumineuses sont sous-utilisées. Avec le même budget d’épicerie, on peut opter pour une viande locale provenant d’une ferme familiale du Québec, mais si on n’en mange pas tous les jours en alternant avec d’autres types de protéines, le budget final revient au même. Cuisiner davantage et manger moins de viande sont deux exemples de saines habitudes qui sont non seulement à favoriser pour tous, mais qui permettent aussi d’économiser tout en achetant local. Enfin, faisons un lien avec la question précédente :


Acheter en circuit court (directement auprès de producteurs au marché fermier ou à la ferme) permet souvent de faire des économies en réduisant les intermédiaires, un atout de plus pour faire de l’agrotourisme!

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Enfin, je crois qu’on gagne a manger un peu plus en fonction des saisons. Par exemple, l’hiver, plutôt que d’acheter chaque semaine du brocoli d’une serre du Mexique, je mise davantage sur la panoplie de légumes du Québec qu’on trouve à l’année (choux, navets, patates douces, pommes de terre, betteraves, oignons, courges, carottes, poireaux et j’en passe!). On est des consommateurs « gâtés », conditionnés à avoir de tout en tout temps, et on prend cette accessibilité pour acquis. À preuve : l’émoi des consommateurs, l’hiver passé, quand le chou-fleur américain est monté à 8,99$. La même semaine, je recevais mon panier des «Bio locaux» (panier bio d’hiver composés des produits de plusieurs fermes qui travaillent ensemble) : ma table débordait de carottes, pommes de terres, de courges, de poireaux, de pommes et de pousses, le tout provenant de fermes locales et bio, livré près de chez moi, pour une vingtaine de dollars et des poussières. J’en ai eu beaucoup plus pour mon argent qu’en achetant du chou-fleur conventionnel et étranger! Je pense qu’il y a des réflexions à avoir sur la « normalité » à avoir accès à tout en tout temps, et à repenser petit à petit nos façons de s’approvisionner.

Local veut-il nécessairement dire qualitatif? Penses-tu qu’il puisse y avoir une confusion dans le fait d’assimiler local à bio ou qualitatif au même titre qu’il peut y avoir une confusion à assimiler bio et santé?

Effectivement, local ne veut pas dire bio : local, tel que discuté à la question #1 est une question de distance et d’identité. Bio est une façon de pratiquer l’agriculture.

En 2015, tu as lancé le Défi Boire local, peux-tu nous en dire plus?

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crédit @Simon l’Archevêque

Avec plaisir! J’ai lancé et relevé le premier « Défi Boire Local » l’été dernier. Le concept : 100% des boissons alcoolisées bues de la Saint-Jean-Baptiste (fin juin) à la Fête du travail (début septembre) sont québécoises, sans exception. L’objectif : créer un contexte amusant pour approfondir l’exploration et la découverte des nombreuses et savoureuses boissons d’ici.

L’idée n’est pas de boire plus que d’habitude, mais de profiter de l’été pour prendre le temps de s’intéresser davantage à nos options locales. Pour la bière et le cidre, je dirais que c’est plutôt facile, je bois déjà sans doute 95-99% local pour ces produits.
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Le défi est plus grand pour le vin québécois. Il y a plusieurs préjugés sur le vin du Québec, souvent propagés par ceux qui n’y ont pas goûté depuis longtemps! 😉 Puis, certains bons produits sont moins disponibles en SAQ et sur les menus des restaurants.
Au resto, durant le Défi, il m’arrive souvent de boire une bière locale faute de vin local offert au menu, même si j’aurais eu envie de vin! Ce serait chouette que les restaurateurs offrent au moins un choix. Les bons produits existent, il suffit parfois de prendre le temps de s’y intéresser. Chez moi, c’est facile, puisque je visite plusieurs vignobles dans mes virées agrotouristiques, donc je fais le plein directement chez les producteurs.
Que vous fassiez comme moi le « Défi Boire Local » complet (de la Saint-Jean à la Fête du travail), ou que vous le fassiez à temps partiel au fil des occasions, l’esprit du Défi est celui du plaisir de la découverte des saveurs et du savoir-faire local. Si le Défi vous inspire à choisir des boissons du Québec un petit peu plus souvent que c’est le cas habituellement, c’est mission accomplie! Et je vous garantis de belles découvertes. (Il y en a d’ailleurs plusieurs à faire en suivant le mot-clic #DefiBoireLocal sur Instagram. Un concours, dont les détails sont sur mon site, est en cours jusqu’à la fin du Défi).

Crédit: hopera.ca
Crédit: hopera.ca


Et enfin, la question qui déculpabilise quel est le produit non local dont tu ne pourrais te passer?

Le café.
Mais faute d’avoir un producteur local que je connais et que je peux visiter, j’achète du certifié bio et équitable et le plus souvent en commerce direct, de coopérative de travail, ou de sources qui réduisent au maximum les intermédiaires et qui garantissent de bonnes conditions de travail ainsi qu’un respect de l’environnement.
À noter que c’est un produit qui ne pousse pas ici. Dans la même ligne d’idée, je mange aussi du citron, de l’huile d’olive, du parmesan, des ananas, du chocolat et des bananes. Encore ici des aliments qui ne poussent pas ou qu’on ne fait pas chez nous. Il y a une distinction à faire entre les aliments disponibles localement et ceux qui ne le sont pas du tout. Par contre, vous ne me verrez jamais acheter des fraises de la Californie ou des pommes vertes des États-Unis.

 

Être locavore: introduction

Crédit photo: www.savethegreen.fr

L’autre jour sur la page Facebook du blog, j’ai inauguré une nouvelle rubrique dont le principe est de vous proposer, sur une base probablement hebdomadaire des recettes que j’ai testé et approuvé (à ce propos allez donc tester la recette de tomates confites de cette semaine, vous m’en direz des nouvelles). Ces fameuses recettes seront principalement préparées à base de produits de saison (je m’attends à une panne d’inspiration en hiver…) et surtout locaux. Cette dimension est très importante pour moi à bien des égards. D’abord parce que j’ai été éduquée et nourrie principalement de cette manière, ma mère allait toutes les semaines au marché, au gré des saisons, se fournir en fruits, légumes de saison ainsi qu’en fromage. Elle allait également deux fois par année dans une ferme pour acheter de la viande que nous congelions puis que nous consommions le reste de l’année. Mon grand-père, ancien cuisinier, nous fournissait en framboises et myrtilles de sa région et préparait un jambon cru extraordinaire avec des cochons élevés dans son village. Tout était bien meilleur qu’au supermarché et souvent bien plus sain et plus économique. Bref, j’arrête là mon autobiographie mais vous avez compris le tableau, chez moi on était le plus souvent possible « team marché de quartier » que « team IGA ou Loblaws ».

Ensuite en grandissant j’ai compris que l’enjeu de la consommation locale ne se résumait pas qu’à un rapport qualité-prix. C’était également un partie prit au beau milieu de problématiques multiples. Bien sûr, l’enjeu de la qualité était toujours là (je ne vous fais pas de dessin sur les animaux élevés en batterie ou les fruits et légumes dopés au pesticides) mais surtout il s’agissait de conscience sociale. Choisir de privilégier des petits producteurs au détriment des épiceries, ce n’est pas un choix économique et écologique anodin. J’oserais même dire que c’est un geste citoyen engagé.

Mais d’abord, être locavore en quoi cela consiste exactement?

En gros et selon la stricte définition du Larousse, il s’agit d’un consommateur qui décide de ne consommer que des fruits et légumes de saison pour contribuer au développement durable.
Selon moi, cette définition est un peu restrictive puisque dans les faits, un locavore ne se contente pas de fruits et légumes de saison, cela peut également englober la consommation locale de viandes, de produits de la mer, de produits laitiers, de produits céréaliers ou encore de toutes formes de boissons (alcoolisés ou non). Bref tout ce qu’on met dans notre assiette dans nos verres. Par extension, cela signifie aussi consommer au rythme des saisons avec ce que la nature nous offre en fonction de la période et de la région dans laquelle on se trouve.

Mais local ça veut dire quoi exactement?

Bonne question surtout lorsqu’on vit dans une province de plus d’un million de kilomètres carrés. Selon Jessica Prentice, la pionnière du mouvement « locavore » (en 2005, à San Francisco) cela englobe un périmètre de 160 km (Wikipédia est plus relax il va jusqu’à 250km). Donc ce que l’on mange « doit » (vous remarquerez les guillemets, je ne fais pas dans le prosélytisme) avoir été produit à l’intérieur de ce rayon de 160 km. Donc mauvaise nouvelle pour vous, vos beaux avocats du Mexique si instagramables sont hors périmètre…#sorry
Plus sérieusement, selon où on vit et selon la grandeur du territoire qui nous entoure, cela peut paraître peu ou énorme. Aussi, on parle bien de production locale pas seulement d’assemblage ou de fabrication. Par exemple, si une compagnie à côté de chez vous produit de la confiture « artisanale » avec des fraises de Floride, cela ne compte pas. Dans un territoire aussi large que le Québec, les 160 km sont facilement dépassés et vos belles fraises de l’île d’Orléans sont déjà out.
Après, il s’agit de faire preuve d’un peu de flexibilité et de jugement. Appliquer ces principes à la lettre avec trop de rigidité, c’est la meilleur moyen de se compliquer la tâche et se décourager. Par exemple, il y a un fossé énorme entre acheter des fraises de Floride et acheter des fraises de l’île d’Orléans, alors effectivement l’île d’Orléans ce n’est pas la porte à côté mais tout de même, c’est un bon début. Vous connaissez le dicton, un petit pas pour l’Homme un grand pas pour…une consommation plus réflechie (ah bon c’est pas ça?).

Comme vous l’aurez compris, cette problématique m’intéresse beaucoup et comme il est vraiment difficile de l’approfondir en un seul article, j’ai décidé de faire comme une sorte de dossier spécial « consommation locale » incluant une série d’articles étalée sur plusieurs semaines. Ces derniers aborderont cette thématiques sous différents angles ainsi que les points de vue de différentes personnalités militant pour le mouvement locavore.  Bref, pleins d’informations intéressantes qui j’espère aboutiront à de constructifs échanges avec vous.

À bientôt pour la suite des évènements!

Crédit de l’illustration: savethegreen.fr

E.A.U

Bonjour!

Ceci est un retour timide, incertain et un peu brouillon. Vraiment, excusez mon absence de ces derniers jours (mois) mais avec un bébé à la maison on blogue un peu quand on peut. Pourtant, je vois passer plein d’infos, d’évènements ou d’actualités que j’aimerais partager ou élaborer ici mais la plupart du temps, cela m’est sorti de la tête avant même que je n’ai eu le temps d’ouvrir Word…Bref!

Hier pour cause de travaux dans ma rue, l’eau était coupée pour toute la journée. La veille, quand je l’ai su j’ai comme un peu paniqué. Hein? Quoi? Plus d’eau de toute la journée? Mais comment allais-je faire pour me doucher, me laver les mains, cuisiner ou laver mon linge?
Ce qui est drôle c’est que quelques jours avant j’avais dévoré le dernier numéro de Caribou intitulé EAU* et que dans la même journée j’avais regardé le documentaire Demain**.
Pourquoi je vous raconte ça? Parce que les deux mettent, entre autre, en exergue le rôle essentiel de cette ressource naturelle qui fait vivre des milliards d’être humains sur Terre. Un jour, cette ressource viendra à manquer définitivement, je le sais, nous le savons tous, nous en avons conscience. Et pourtant!
C’est fou comme soudainement une ressource qui nous est acquise et accessible depuis le début de notre existence peut se révéler aussi indispensable dans notre quotidien. C’est comme si on la consommait (gaspillait?) instinctivement sans trop se soucier qu’un jour elle viendra à manquer pour de bon et pas juste pour une journée.
C’est fou comme ce qu’on prend pour acquis, d’autres se battent et prient chaque jour pour y avoir droit.

En tout cas ce genre de mésaventure permet de remettre les choses en perspective et donne surtout l’envie de se battre et d’agir un peu chaque jour, pour sa survie et par extension pour la nôtre et celle de l »humanité toute entière. Et puis cela porte aussi à réflexion, que pourrait-t-on faire si l’eau venait à manquer? Par quoi pourrions-nous la remplacer? Elle semble tellement essentielle et irremplaçable…

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* Si vous ne connaissez pas le magazine Caribou, foncez vous le procurer, il est génial et j’en ai déjà parlé ici.

** Documentaire réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion. Un docu exceptionnel et plein d’espoir qui met de l’avant toutes les petites et grandes initiatives qui œuvrent concrètement pour sauver la planète.

Les entrepreneurs d’ici #3: Alvéole

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On poursuit la rubrique « Les entrepreneurs d’ici » qui met à l’honneur des entrepreneurs québécois. Après Miels d’Anicet, la Fromagerie du Vieux St-François place à Alvéole, une jeune entreprise montréalaise d’apiculture urbaine.
Afin de mieux faire connaissance avec cette chouette entreprise, je vous laisse avec Étienne Lapierre, apiculteur et cofondateur d’Alvéole qui a répondu à mes questions.

– Pouvez-vous présenter en quelques mots la mission d’Alvéole?
Alvéole est une entreprise d’apiculture urbaine fondée en 2012 dont la mission principale est de faire connaître et transmettre des connaissances sur l’apiculture urbaine au plus grand nombre. Par ce biais, Alvéole cherche à créer une connexion entre l’Homme, la nature et le monde des abeilles. Plus concrètement, Alvéole propose différents services dans les villes de Montréal, Québec et Toronto:

  • Un service d’apiculture urbaine qui permet aux particuliers comme aux entreprises de se doter d’installations nécessaires à la production et à la récolte de miel. Alvéole en assure l’installation mais également la formation et l’apprentissage de la production jusqu’à la récolte du miel.
  • Alvéole produit également son propre miel qu’il commercialise dans différents points de vente.

2 mots pour décrire les valeurs de l’entreprise?
Éducation et passion

Perfectionnement

– Vous proposez un service d’apiculture urbaine aux particuliers, concrètement comment cela fonctionne-t-il, tout le monde y a-t-il accès?

En fonction de son budget et de ses envies, le particulier choisit un forfait d’un an comprenant l’accompagnement et la formation afin de développer ses connaissances sur l’apiculture. L’équipe d’Alvéole se déplace ensuite chez le particuliers pour l’installation des ruches puis ensuite pour la récolte du miel.
Concernant les pré-requis nécessaires, il faut demeurer soit à Montréal, Québec ou Toronto ou leurs environs (dans un rayon de 60 km). Ensuite, il n’y a priori pas d’autre pré-requis particulier pour installer des ruches chez soi ou dans son entreprise, il suffit juste de disposer d’un espace extérieur qui soit accessible. (à noter qu’avant toute installation, l’équipe d’Alvéole se déplace pour approuver le terrain et s’assurer qu’il soit réglementaire).

« Et pour ceux qui seraient frileux d’installer des ruches chez eux et qui craindraient la proximité avec les abeilles, sachez que la manière et l’orientation de l’installation des ruches font que les abeilles ne volent pas à proximité des humains. »

De plus, les abeilles ne piquent que si elles se sentent agressées et sont végétaliennes (à la différence des guêpes qui sont carnivores) c’est-à-dire qu’elles ne sont intéressées par vos grillades et autres saucisses qui grilleront sur votre barbecue cet été 😉

NB: si vous êtes intéressés par l’installation de ruches à domicile, vous avez jusqu’à la mi-mai pour vous inscrire pour cette saison

 

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-Vous avez lancé il y a quelques temps un « Miel de quartier » on peut ainsi déguster du miel issu du quartier de Villeray, Westmount ou encore du Plateau, comment vous est venu cette idée?

L’idée est venue en voulant mettre de l’avant la spécificité et le « terroir » des différents quartiers de Montréal. C’était aussi une bonne manière d’encourager les consommateurs à s’impliquer dans leur quartier.
Le succès a d’ailleurs été au rendez-vous et les différents miels ont rapidement été en rupture de stock.
Concernant le goût et l’aspect du miel nous avons été extrêmement surpris de constater la différence de goût, d’aspect et et de couleurs qu’il pouvait y avoir selon la provenance du miel. C’est quand même assez fou d’arriver à créer un miel si différent et pourtant produit dans des périmètres si proches.
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– On sait que les abeilles sont chaque jour un peu plus menacées alors quels sont les petits gestes au quotidien que pourrait faire un consommateur lambda pour œuvrer à la survie des abeilles?

Selon moi, 3 choses simples mais cruciales peuvent être faites pour protéger les abeilles:

  • Créer une biodiversité chez soi et laisser pousser la nature (plus particulièrement des vivaces comme des trèfles ou des pissenlits). Participer à l’écosystème en plantant des fleurs dans votre jardin ou sur votre balcon!
  • Acheter du miel local de votre région. Une bonne manière d’encourager l’économie locale et de soutenir les plus petits apiculteurs.
  • Et bien évidemment, éviter l’usage de pesticides qui tue le système nerveux des abeilles.

– Le Québec compte pas mal d’apiculteurs des plus gros aux petits apiculteurs artisanaux, comment se porte le marché de l’apiculture québécoise selon vous?

 
Bien et pas si bien à la fois. Déjà, il faut savoir que 75% du miel consommé au Québec est importé. La raison principale est que la plupart des apiculteurs québécois sont de petites exploitations artisanales qui n’ont pas les moyens de fournir les grandes quantités exigées par les épiceries. De plus, l’aspect cristallisé de certains miels non pasteurisés produits par les petits apiculteurs rebutent les épiciers qui sont réticents à proposer ce genre de miel à la vente.

Cela dit le Québec a effectivement la chance d’être riche en petits apiculteurs québécois qui propose des miels de grande qualité.

 » Il est important de conscientiser les Québécois à ce niveau et de les encourager à soutenir une apiculture locale et durable ».

En effet, ce sont ces petits producteurs que les consommateurs devraient encourager en se tournant davantage vers eux plutôt que vers un miel plus « industrialisé » issu de grosses compagnies.

– À part le miel, quels sont les autres produits québécois dont vous êtes fiers?
Le Québec a la chance d’avoir un terroir très riche alors c’est difficile de choisir mais je dirais les chocolats de Geneviève Grandbois, les bières de micro-brasserie, l’hydromel de Miels d’Anicet mais aussi la fromagerie Bleu-Persillé qui a ouvert récemment et qui propose une super choix de fromages québécois.

Alvéole:
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www.alveole.buzz
7154 rue Saint-Urbain
Montréal, QC H2S 3H5
Pour se procurer le miel d’Alvéole, consultez la liste des points de vente.
Aussi, n’hésitez pas à aller visiter l’Espace Alvéole qui est une miellerie et un lieu d’éducation autour de l’apiculture.
Visitez également leur plateforme en ligne « Apprendre » qui propose de chouettes capsules ludiques sur l’apiculture.

** Concours Fromagerie du Vieux St-François **

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Je ne sais pas si vous vous souvenez mais il y a quelques mois je vous avais parlé de la Fromagerie du Vieux St-François dans le cadre de ma rubrique « Les entrepreneurs d’ici ». Cette fromagerie artisanale basée à Laval se spécialise dans la fabrication de fromages au lait de chèvre, mais aussi dans les produits dérivés à base de lait de chèvre comme le yogourt ou encore la gelato. Vous pouvez  relire l’article qui leur était consacré ici.

À l’occasion de ma rencontre avec eux, j’ai eu l’occasion de tester quelques uns de leurs produits et je viens vous en reparler ici. À la base, sachez que je ne suis pas une grande consommatrice de fromage (malgré le fait que je sois Française), j’en consomme à l’occasion mais surtout cuisiné dans les plats. Parmi ceux que je consomme le plus souvent il y a justement le fromage de chèvre, que j’aime en salade ou tout simplement sur du pain grillé. Ceci-dit, je connaissais surtout le fromage de chèvre sous la forme de fromage à pâte molle, cela donc été l’occasion pour moi de découvrir le fromage de chèvre sous toutes ses formes grâce à la large gamme de produits qu’offre la fromagerie.
Voici donc mes produits coup de cœur:

  • Les bouchées d’amour: des petites boules de fromage marinées dans une huile parfumée (j’ai testé celles aux herbes de Provence mais il en existe plusieurs saveurs), lorsque je les ai goûté, je les avais amené chez des amis pour l’apéro et bien croyez-moi, elles n’ont pas fait long feu, tout a disparu en un rien de temps! Elles sont parfaites pour grignoter ou encore dans les salades. Astuce, on peut garder l’huile de la marinade pour en faire une vinaigrette.4380_Bouche-e-d-amour-ciboulette-Fromagerie-du-Vieux-St-Francois
  • La Tomme du Haut St-François gros coup de cœur pour ce fromage à pâte dure que j’ai testé nature, je l’adore râpé pour accompagner mes pâtes ou gratiné sur mes plats de légumes. Ça change de l’emmental, le goût est un peu plus fort et ça donne un petit kick à vos plats.
  • Le cheddar de chèvre. J’ai testé la version nature mais il existe à la saveur romarin,aux tomates séchées et poivres ou encore à l’ail et basilic.
    Il se mange très bien en fin de repas avec du pain, à la Française 😉 ou avec des craquelins à l’apéro. Moi qui suis une amatrice de cheddar classique au lait de vache, j’ai été séduite par cette version au lait de chèvre.4386_goat-cheddar-Fromagerie-du-Vieux-St-Francois*** LE CONCOURS EST MAINTENANT TERMINÉ***

    Et maintenant le concours! Afin de vous faire découvrir ses produits, la Fromagerie a décidé de vous faire gagner un panier gourmand incluant des fromages, des condiments et quelques produits à base d’érable.
    Pour participer, 2 conditions toute simples**:- Suivre la Fromagerie (@fromagerielaval) et La Carafe (@lacarafeblog) sur Instagram.
    – Nous dire comment vous aimez manger votre fromage de chèvre en commentant sous cet article et si vous avez des recettes fétiches à nous partager.
    IMG_20160420_165707Un tirage au sort sera ensuite effectué parmi toutes les participations. N’hésitez pas à partager le concours et bonne chance!

    Fromagerie du Vieux St-François
    4740, Boul. des Milles-Îles,
    Laval (Québec)
    H7J 1A1
    Retrouvez la liste des points de vente ici
    Les produits sont également disponibles via les paniers Lufa.

    **Aucun achat requis. Concours ouvert aux résidents du Québec âgés de 18 ans et plus du 3 mai 2016 à 6h30 am au dimanche 8 mai 11h59 pm. Valeur du prix environ 45 dollars CAD + taxes. Le gagnant sera contacté le lundi 9 mai par courriel puis annoncer sur le blog dans cet article, il est donc de la responsabilité du participant de fournir une adresse courriel valide.
    Le contenu du panier gourmand peut être changé à la discrétion de la Fromagerie du Vieux St-François.
    Le prix est non échangeable et non monnayable

    Le gagnant devra être disponible pour aller chercher son prix au Marché Jean Talon à Montréal entre le 30 mai et le 30 juin 2016 (passé ce délais un autre gagnant sera tiré) aux horaires suivants:
    Lundi: 9h00-18h00
    Jeudi : 9h00-20h00
    Vendredi: 9h00-20h00
    Samedi: 9h00-18h00
    Dimanche: 9h00-17h00 et ce, par ses propres moyens et à ses frais.

    Date limite de participation : dimanche 8 mai 2016 à 23h59.
    Crédit photo: montreal.lufa.com

« Survivre » au resto avec un bébé

Photo : iStock

Croyez le ou non, je crois que je suis rarement autant allée au restaurant que depuis que j’ai accouché. Je vous rassure tout de suite, pas 2 jours après avoir accouché hein, parce que comme tout le monde, les premiers jours se résumaient à rêver de passer mes journées en pyjama en espérant dormir plus de 5h à la suite (avec un bébé accroché à mes seins). Mais très rapidement, nous avons recommencé à sortir et comme j’ai eu la chance d’avoir un bébé tranquille et un capital sommeil pas trop entamé nous avons décidé de profiter de mon congé et de celui de mon chum pour se payer la traite de temps en temps (c’est bon pour le moral et ça nous évitait de cuisiner. CQFD)

Avant d’avoir ma fille, j’imaginais une sortie au resto avec un bébé comme une sorte d’expédition de l’enfer qui allait invariablement se terminer avec un bébé hurlant, un repas avalé en quatrième vitesse, mortifié, sous le regard furax des autres clients. Et bien pas du tout, figurez-vous (enfin pas tout à fait). Alors pour tous ceux qui seraient frileux à l’idée de sortir au restaurant avec leur bébé voici quelques conseils.

  • N’ayez pas peur!
    De notre côté, il était important pour nous de continuer à sortir malgré l’arrivée de notre fille et de l’habituer très jeune à être dans des environnements différents.
    Pour chaque resto que nous avons fréquenté (du restaurant un peu plus chic au petit boui-boui de quartier), nous avons à chaque fois eu droit au même accueil bienveillant et sympathique de la part des restaurateurs et des serveurs.
    Les familles sont des clients comme les autres et pour avoir discuté avec un gérant de restaurant, celui-ci déplorait de ne pas avoir plus de parents avec enfants dans son restaurant.
    Pour l’allaitement, lorsque j’ai eu à le faire, je n’ai jamais eu le moindre regard désapprobateur (encore heureux…) ni la moindre remarque désagréable de la part des autres clients. Là encore c’est plutôt bienveillance et regard attendri.
  • Sortez-les tout petits!
    Profitez de sortir lorsque votre enfant est encore bébé (et qu’en gros, 95% de son activité journalière consiste à dormir), n’ayez pas peur de les sortir tout petits, vous aurez ainsi plus de chance que votre rejeton dorme tout le long du repas (ce qui est arrivé durant la plupart de nos sorties). Moins évident à 1 ou 2 ans, lorsqu’ils commencent à marcher et à vouloir toucher à tout et courir partout.
  • Allez-y le midi
    Profitez de ne pas travailler pour aller au resto le midi. De plus en plus de restaurants proposent désormais des tables d’hôtes le midi (souvent plus économiques que les plats à la carte du soir). En plus, l’ambiance y sera souvent moins guindée, le resto parfois moins achalandé et les serveurs plus disponibles et plus détendus.
    Pour le souper, profitez-en pour y aller pour le premier service vers 18h, il y a souvent moins de monde (et de bruit) et comme ça vous serez rentrés pas trop tard pour vous mettre en pyjama et glaner quelques heures de sommeil 😉
  • Annoncez-vous!
    Avant de nous présenter nous avons à chaque fois pris la peine de réserver et de spécifier que nous serions avec un bébé et une poussette (on en profite au passage pour demander si il est possible d’être placé dans un coin plus tranquille où on dérangera moins avec la poussette). Si vous sentez le restaurateur frileux et réticent à l’idée de vous recevoir avec votre bébé, passez votre chemin, tant pis pour lui, il vient de perdre 2 clients.
  • Partez équipés
    Même avec un bébé tranquille, on n’est pas à l’abri d’une crise ou d’un accident (c’est du vécu). Même si vous ne voulez pas débarquez avec la moitié de votre table à langer, partez tout de même avec le minimum syndical pour le nourrir ou le changer sur place (au passage, vous seriez surpris de voir que beaucoup de restaurants sont équipés de table à langer sinon un coin de meuble ou de lavabo fera l’affaire). Un bébé qui a besoin d’être changé ou qui a faim et tout de suite moins mignon et patient…je ne vous apprends rien.
  • Et enfin.. le conseil le plus lucratif: prévoyez de quoi faire la quête
    Afin de pouvoir financer une partie de votre repas, prévoyez un petit chapeau que vous déposerez à côté de votre bébé et faites payer 2 dollars à chaque client qui voudra regarder votre bébé (particulièrement efficace avec les mamies et les femmes enceintes), croyez moi ça marche du tonnerre et si vous êtes chanceux (et que votre bébé est particulièrement mignon) vous pourrez facilement rembourser votre bouteille de vin grâce à votre enfant. Ben quoi, ça sert à ça les enfants, non?
    Je plaisante évidemment, n’appelez pas la DPJ tout de suite…

Vite fait en passant

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Eh oooooh, y’a-t-il encore quelqu’un par ici?
Quelques mots en coup de vent pour vous dire que le blog va reprendre graduellement du service, pardonnez mon silence mais je suis depuis peu maman d’une petite fille. Alors comprenez que ça m’occupe pas mal (ah bon?) et que j’ai moins le temps de courir les restaurants et les bars (quoique…je vous en reparlerai sous peu #teaser). Je compte profiter de mon congé maternité pour refaire surface sur la sacro-sainte blogosphère, entre 2 tétées et 2 changements de couches, il parait que ça se fait bien.
Et pour ceux qui s’inquiéteraient mon nouveau status de mère ne va pas pour autant modifier la ligne éditoriale du blog, on va continuer à parler bouffe avec peut être une petite touche de parentalité (#teaserbis). Mais pas trop non plus hein, on est pas chez naitreetgrandir.com ici.

Allez, à bientôt!

PS: J’en profite pour vous dire que vous pouvez me suivre désormais sur Instagram. Mieux vaut tard que jamais n’est-ce pas. Bon je suis novice alors soyez indulgents et n’hésitez pas à me faire des recommandations de comptes à suivre. See you there!

Parler pour en parler

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Je pense en être à ma 36ème tentatives d’article sur le sujet. Je réfléchis, j’y pense, j’écris puis j’efface, je recommence puis j’y pense à nouveau sans jamais être satisfaite de ce que j’ai écrit. Bref, je rumine mon émotion et mon indignation depuis ce sombre vendredi 13 novembre 2015.
Je crois que les choses sont encore trop récentes et confuses pour que je puisse structurer ma pensée et la clarifier. Mais tant pis, j’ai décidé de me lancer quand même dans la rédaction de cet article qui m’est presque thérapeutique.

Et puis après tout, me lancer pour dire quoi? Pour dire à quel point je manque de mots pour décrire l’horreur et la lâcheté d’un tel geste qui a tué et blessé des centaines d’innocents? Pas de mots, pour imaginer ne serait-ce qu’un instant la souffrance et la peine des proches des victimes dans cette terrible épreuve? Pas de mots pour décrire, à quel point et malgré l’adversité, je suis fière d’être Française? Pas de mots pour dire à quel point, j’ai peur pour mon pays? Pas de mots pour dire à quel point j’ai la nausée face aux relents antisémites qui profitent de ce drame pour surgir ici et là? Ou encore, pas de mots pour dire à quel point je me sens impuissante et démunie face à l’indescriptible.

Dans quelques semaines, je mettrai au monde une petite fille. Ai-je envie qu’elle soit confrontée à toutes ces horreurs et cette haine? Non, bien sûr que non. Est-ce que je rêve pour elle d’un monde meilleur, plus pacifiste et plus apaisé? Oui évidemment. Malgré tout, malgré cette triste épreuve, je garde foi en l’humanité et j’ai hâte qu’elle connaisse et cotoie toutes les belles personnes et les bonheurs qui existent dans notre monde. Ces bonheurs, cette joie et cette fraternité qu’on a tenté de supprimer mais qui demeurent malgré tout et que je m’efforcerai de vivre plus fort et plus intensément pour montrer à nos bourreaux qu’ils ont dors et déjà perdu leur bataille.

Peace and love.

PS: Malgré l’horreur des circonstances, essayons de garder de la compassion pour certains pays qui subissent chaque jour l’horreur et la violence et ce parfois, dans le silence et l’indifférence la plus totale. S’il vous plait, tentons de ne pas les oublier non plus.

 

 

 

 

 

Les entrepreneurs d’ici #2 La Fromagerie du Vieux St-Francois

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Salut à vous,
Aujourd’hui je reviens avec un nouvel épisode de la rubrique Les Entrepreneurs d’ici dédié cette fois-ci à la Fromagerie du Vieux St-Francois. Rassurez-vous, cette rubrique n’était pas tombée aux oubliettes, c’est juste que ce genre d’article me prend beaucoup de temps, trouver puis contacter l’entrepreneur, rédiger les questions puis l’article. Mais cela en vaut la peine, je tiens beaucoup à cette rubrique et j’ai toujours à coeur de promouvoir à ma manière les entrepreneurs locaux qui font la richesse de la gastronomie québécoise.
Avant de laisser la parole, aux propriétaires de la fromagerie, juste un petit mot pour vous dire qu’un deuxième article sur la fromagerie suivra sous peu avec notamment un chouette concours qui vous permettra de gagner de bons fromages. Stay tuned!
En quelques mots, pouvez-nous parler des activités de la Fromagerie du Vieux St-François? Et pourquoi avez-vous choisi de vous spécialiser dans le fromage de chèvre?
La Fromagerie du Vieux-St-Francois se spécialise dans la fabrication des fromages au lait de chèvre, mais aussi dans les produits dérivées au lait de chèvre comme le yogourt, le gelato et plus encore. Nous sommes non seulement une entreprise familiales qui possède un troupeau de chèvre, mais aussi une ferme agro touristique ouvert au public, donc les gens peuvent venir voir la fromagerie, mais aussi une ferme en activité.  Nous faisons des fromages, des plats maison avec le fromage et même la viande de chèvre et plus d’autres idées gourmandes qui permettront de connaître un peu plus sur la chèvre.
 
Nous avons choisi cette production,car elle n’est pas très connu du public, et nous en avons vu le potentiel lors d’une journée des Portes Ouvertes sur les Fermes du Québec organisée par l’Union des Producteurs Agricoles du Québec qui permettent aux familles de venir visiter les fermes et ce voir à quoi cela ressemble. Donc lors de cette visite, les gens étaient énormément intéressés pas les animaux, mais aussi d’avoir du fromage de chèvre, et cela nous a prit par surprise, donc nous avons commencé tranquillement une production de fromages et de fil en aiguilles nous sommes arrivés à la Fromagerie du Vieux St-Francois.
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3 mots pour décrire les valeurs de votre exploitation?

Persévérance, Qualité et Plaisir


De plus en plus de fromagerie québécoise s’illustrent par la qualité de leurs produits mais les fromages québécois ont longtemps été boudés au profit de fromages français/européens. Que diriez-vous à un consommateur lambda pour l’encourager à se tourner vers des fromages québécois?

Je dirais que cette idée préconçue des produits québécois qui sont bons que les cousins français est de moins en moins vrai, les producteurs du Québec en général ont énormément appris au cours des années de leurs erreurs, mais ont rapidement trouvé des solutions au niveau du goût, de la qualité et de la présentation. L’épicurien doit essayer ou ressayer les produits dits du terroir, car plusieurs saveurs et arômes viennent du climat québécois, ce qui est fait que nous avons des produits uniques ici. Il s’agit souvent de faire de l’éducation, je dis toujours qu’il faut essayer, car manger est une obligation, pourquoi rendre le tout plaisant en redécouvrant des nouveaux produits.
 
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Vous produisez et vendez également de la viande de chevreau? Est-ce que la consommation de cette viande est répandue? 
Oui, nous en vendons mais à petite échelle, car nous avons seulement une clientèle pour la vente de viande à la ferme, mais effectivement cela n’est pas très répandue, c’est plus connu en Europe ou dans les Antilles, mais c’est une viande qui est assez surprenante car elle est très faible en gras, mais elle a une bonne teneur en protéines. Encore une fois à découvrir sur place à la fromagerie!

Sur votre site web, vous proposez également des recettes (qui ont l’air toutes plus appétissantes les unes que les autres) à base de fromage de chèvre ou viande de chevreau. Pouvez-vous en dire plus sur ces recettes, est-ce pour vous un moyen de faire connaître et d’encourager la consommation de fromage de chèvre? 
Moi-même, j’aime essayer de nouvelles recettes et nous aimons donner des trucs aux gens pour cuisiner le fromage de chèvre, oui c’est de faire connaître les produits, mais aussi de montrer ce qu’on peut faire à part un vins et fromages avec le fromage de chèvre et aussi découvrir toutes ses particularité et sa polyvalence dans ces recettes.
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Avez-vous de nouveaux projets à venir dont vous voudriez nous parler?

Nous en avons plusieurs, mais en ce moment, on se concentre de faire connaître une fondue prête à manger de fromage de chèvre, Ma fondue de chèvre, qui est composé de 4 fromages et qui est sans agents de conversations, sans gluten et surtout sans substances laitières modifiés.
Un produit qui j’espère fera le bonheur de ceux qui ne peuvent pas manger de fondue à cause de leur allergie à la protéine bovine dans le lait de vache.

À part les fromages québécois d’autres produits locaux que vous appréciez et qui représente la diversité culinaire du Québec?
Nous aimons beaucoup de choses. Ces temps-ci, J’apprécie particulièrement les vins Québécois dont dans le coin de Hemmingford, Rougemont, Dunham, mais aussi Doso micro-pousses , une entreprise très intéressante, dont les produits sont parfait en salade avec le fromage et Simple thé qui vend ses thé en ligne, mais qui a un avenir prometteur qui nous refait découvrir le thé traditionnel.
 
Pour en savoir plus sur la fromagerie et leur produits: www.lafromagerieduvieuxstfrancois.com
Crédit photo: Fromagerie Vieux St-Francois, Les Grignotines, Émilie Murmure.

En bref et en images #9

Salut, salut!

Les semaines passent trop vite, mon dernier En bref et en images remonte à presque 1 mois, pardon chers lecteurs de vous négligez ainsi! Pourtant je vous l’assure je continue de jeter un œil assidu aux dernières actualités culino-foodies.

Voici donc ce qui m’a interpellé ces dernières semaines:
Montréal à table: l’évènement gastronomique qui se tient dans les restaus montréalais partenaires du 29 octobre au 8 novembre. Le concept? 150 restaurants qui proposent des menus fixes sous la forme de tables d’hôte à des prix allant de 21 dollars à une quarantaine de dollars en moyenne. Une bonne occasion d’essayer certains restaus d’ordinaire assez dispendieux mais qui pratiquent des prix plus doux pour cet évènement. Après avoir expérimenté ce festival deux années de suite, je ne renouvellerai pas l’expérience cette année. Lors de mes précédentes expériences, sans vouloir mettre tous les restaurants dans le même panier, j’ai été déçue de la qualité du service à la chaîne, des horaires de service rythmés comme du papier à musique qui poussent les serveurs à nous mettre dehors pour céder la place aux clients suivants et puis surtout je crois que le concept des menus fixes ne me convient pas, j’aspire à plus de libertés quand je vais au restau. Ceci étant dit, je comprends parfaitement qu’un tel évènement, si prisé de surcroit, demande de la rigueur dans l’organisation du service et que les restaurateurs sont obligés de proposer des menus fixes et qu’ils ne peuvent satisfaire tout le monde.
Pour s’inscrire et découvrir les restaurants participants.
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– Un éclairage nouveau sur les vins naturels. Même si dans l’ensemble je ne partage pas le point de vue du journaliste, je reconnais toutefois que l’article est bien documenté et bien construit. Il démystifie notamment une couple de mythes autour de l’engouement pour les vins naturels sans tomber dans le bashing.
Pour consulter l’article.

-Cette semaine (le 16 octobre), c’était la journée mondiale de l’alimentation, une journée un peu « fourre-tout » qui alerte et sensibilise les populations sur le gaspillage alimentaire, la famine dans le monde et la protection de l’agriculture. A cette occasion le Secrétaire général de l’ONU s’est mobilisé autour du Président de la République Italienne pendant l’Expo Universelle de Milan pour tenter de contrer le fléau de la faim dans le monde. Sans vouloir faire preuve de trop de cynisme, je reste un peu sceptique sur l’engagement des politiques sur ce problème et je crois davantage à l’action et la mobilisation citoyenne. Nos petites actions et gestes quotidiens pour lutter contre le gaspillage alimentaire me semblent plus concrets que de beaux discours une journée par année.
Pour en savoir plus sur l’engagement citoyen.
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– À l’heure où je ressens un peu de lassitude face à la profusion de restaurants qui ouvrent leur porte à Montreal (et qui les ferment aussi malheureusement), ce nouveau restau de la rue Van Horne a piqué ma curiosité en berne: Provision 1268. Le concept de ce restau? Choisir parmi une liste d’ingrédients (sélectionnés en fonction des arrivages du marché), mentionner ses préférences et allergies, choisir son vin et…se laisser surprendre par des plats qui auront été élaborés « sur-mesure » en fonction de vos goûts. C’est osé et original et je suis certaine que cela peut donner lieu à de belles surprises et découvertes. Je compte l’essayer sous peu, je vous en donnerai des nouvelles.
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-Le 8ème Salon des vins d’importations privés. En ce début d’automne et comme chaque année Montréal se fait gourmande pour tenter de nous faire oublier le froid et la grisaille qui débarquent. Organisé par RASPIPAV (le regroupement des agences spécialisées dans la promotion et l’importation des alcools et des vins) le salon se tiendra du 31 octobre au 2 novembre au Marché Bon Secours (et le 29 octobre à Québec). Je suis une habituée de cet évènement auquel je me rends chaque année avec beaucoup de plaisir (malheureusement je vais devoir passer mon tour cette année). C’est l’occasion de rencontrer de petits producteurs de vins venus du monde entier (Europe principalement) et qui sont sur place pour faire déguster et découvrir leur vin. Entre deux verres de vins, on peut discuter avec les vignerons qui sont toujours très heureux et enclin à parler de leur métier et de leur domaine. L’ambiance y est festive, pas guindée pour un sou et c’est toujours l’occasion d’y faire de belles découvertes souvent introuvables à la SAQ.
Pour se procurer les billets d’entrée.

Crédit photo: http://oenopole.ca
Crédit photo: http://oenopole.ca

Bon début d’automne!