Les marchés publics au cœur de la consommation locale

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On poursuit notre série d’article dédiée à la consommation locale, pour ce faire j’ai voulu solliciter le point de vue d’entreprises, d’associations ou de personnalités québécoises dont la mission est de soutenir et d’encourager la consommation locale. Une bonne manière d’en apprendre davantage sur les enjeux et les défis en plus de nous permettre à nous consommateurs, d’acquérir des pistes de réflexion ou des solutions concrètes pour consommer plus localement.

La première à nous partager son point de vue et sa vision est l’Association des Marchés publics du Québec .
Entrevue avec Marie-Ève Riendeau, directrice de la communication de l’Association.

En quelques mots, pouvez-vous nous décrire la mission de l’association des marchés publics du Québec?

L’Association des Marchés publics du Québec (AMPQ) vise à soutenir l’émergence, le développement et la promotion du réseau des marchés publics québécois au profit des communautés locales, des producteurs et des transformateurs artisans de l’agroalimentaire québécois.

Plus concrètement, voici quelques-uns de nos champs d’intervention :

  • Promotion et valorisation du réseau des marchés publics;
  • Soutien aux responsables de marchés et aux intervenants du milieu dans le démarrage et la consolidation de marchés publics;
  • Représentation des marchés publics auprès des différents niveaux de gouvernance;
  • Développement d’outils pour soutenir les marchés publics dans leurs activités;
  • Appui aux marchés publics dans le déploiement de leurs différents projets;
  • Diffusion d’études sur les retombées économiques engendrées par les marchés publics.

 

Vous couvrez un territoire très large qui inclue l’ensemble de la province et des territoires. Est-ce que la grandeur du territoire de la province modifie la perception de l’achat local (ndlr Selon la définition établie, « local » implique un rayon de 150 à 250 km)? Par exemple, est-ce acheter des crevettes de la Gaspésie lorsqu’on habite Montréal est encore un achat local?

C’est une excellente question! Les marchés publics permettent l’achat local, certes, mais ils se distinguent surtout par le fait qu’ils s’inscrivent dans un réseau de commerce de proximité (circuit court). Pour nous, le commerce de proximité revêt deux dimensions importantes. D’abord, ça signifie que les produits vendus en circuit court vous sont généralement vendus par la personne qui les a cultivés ou transformés; ensuite, ça signifie également que, dans la plupart des cas, ces mêmes produits sont cultivés ou transformés à proximité du lieu de vente.

Autrement dit, acheter dans un marché public, c’est redonner à sa communauté puisque, dans la plupart des cas, l’argent qui est y dépensé se retrouve directement dans les poches d’un producteur ou d’un transformateur de son coin.

En ce qui concerne l’achat local, bien qu’il s’agisse d’une expression difficile à définir, nous nous rangeons du côté du gouvernement de l’Ontario qui a défini, en 2013, les aliments locaux comme étant les produits cultivés ou transformés en province. Un article très pertinent a d’ailleurs été publié récemment sur cette question[1]. Au final, acheter des crevettes de la Gaspésie quand on habite à Montréal serait de l’achat local tandis qu’acheter de la viande de bison en marché public dans la ville même où il est produit serait de l’achat de proximité : ces deux types d’approvisionnement peuvent très bien cohabiter.

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L’AMPQ, en tant que réseau alternatif de commercialisation, quels sont les principaux défis auxquels vous devez faire face?

Bien que les marchés publics connaissent un succès grandissant, il n’en reste pas moins qu’ils ont de nombreux défis à relever. Par exemple, cet engouement peut rendre difficile le recrutement de producteurs et de transformateurs. En effet, tandis que plusieurs marchés voient le jour, les producteurs et transformateurs doivent choisir leurs lieux de vente, ce qui fait en sorte que certains gestionnaires ont de la difficulté à trouver des marchands. Ce phénomène peut limiter l’offre de certains marchés et, du même coup, réduire l’intérêt des clients envers ces marchés. Cela dit, de plus en plus de producteurs et de transformateurs s’intéressent à la vente en marché public, ce qui permet d’équilibrer le tout.

Ensuite, la diversité de l’offre est un élément très important pour susciter l’intérêt de la clientèle. Cela dit, des règlements limitent la vente de certains produits en marché public. Par exemple, jusqu’à très récemment, il était interdit de vendre des œufs frais au marché. Cette année, l’AMPQ, en collaboration avec la Fédération des producteurs d’œufs du Québec et la CAPÉ, a travaillé très fort pour que cette réglementation soit assouplie. Ainsi, pour la saison 2015, un projet-pilote a été mis en place afin de permettre à 50 marchands de vendre leurs œufs non classés dans les marchés publics. Ultimement, nous aimerions également intégrer la bière, qui est actuellement interdite dans les marchés publics. Notre objectif est donc de permettre à plus de producteurs et de transformateurs d’ici d’accéder au réseau de commercialisation qu’offrent les marchés publics, ce qui permettrait également de diversifier l’offre de produits offerts aux clients.

Finalement, l’AMPQ doit également offrir de la formation en continu à ses marchés. En effet, comme les producteurs agricoles se présentent souvent eux-mêmes au marché pour aller vendre leurs produits, ils doivent développer des compétences en matière de service à la clientèle et de marketing. Malgré tout, la vente en marché public demeure un défi professionnel très intéressant pour eux puisqu’ils sont appelés à diversifier leurs compétences et à devenir très polyvalents. Cela leur permet également de recevoir les commentaires de leurs clients, de créer des liens avec eux.

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Dans mon précédent article, j’avais écrit que choisir d’acheter local est un acte citoyen engagé, êtes-vous d’accord avec cette idée?

 Pour nous, acheter local ça permet de faire une très grande différence dans son milieu. C’est une façon de redonner à sa communauté tout en profitant de produits frais et de qualité.

Quand vous achetez du maïs d’un producteur, c’est lui directement qui en profite après tout le labeur que ça demande. Ce dernier pourra donc utiliser les services d’un plombier, qui lui achètera son vélo chez une entrepreneure locale. C’est cette dernière qui fera appel au service de comptabilité que vous offrez. L’achat local, c’est gagnant pour tout le monde… surtout pour soi-même!

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Que répondez-vous aux consommateurs qui boudent les marchés l’hiver pour le manque de diversité des produits disponibles?

Il est vrai que notre pays a des conditions particulières pour l’agriculture. L’hiver, il nous est impossible d’avoir accès à une grande variété de fruits et de légumes. Cependant, l’offre des marchés publics est loin d’être limitée aux produits maraîchers. Il y a toute une gamme de produits intéressants : de la viande aux fromages en passant par les pâtisseries et le pain. Ces produits, heureusement pour nous, sont disponibles toute l’année!

Durant la saison froide, continuez de visiter les marchés publics, ce sera pour vous une occasion de faire de nouvelles découvertes. Pour ce qui est des fruits et des légumes d’ici, la meilleure façon de les consommer toute l’année, c’est de faire des réserves en congelant ou encore en mettant en conserve certains aliments lorsque c’est l’abondance dans les marchés.

Mentionnons aussi qu’avec la culture en serre, certains fruits et légumes sont disponibles sur une plus grande période.
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Et enfin, la Semaine québécoise des Marchés publics se tiendra du 12 au 21 août, pouvez-vous nous en dire plus sur cet évènement?

La semaine québécoise des Marchés publics, c’est un événement national où plusieurs marchés se réunissent pour célébrer les richesses du monde agroalimentaire québécois. Pour l’occasion, une cinquante de marchés publics répartis à travers la province proposent diverses activités pour faire découvrir aux Québécois les richesses de leur terroir. Cette année, c’est sous le thème « De la terre à la table » que se déroulera l’événement. La liste de l’ensemble des marchés participants ainsi que les activités offertes sont disponibles au www.ampq.ca.

La semaine québécoise des Marchés publics c’est également une occasion de sensibiliser la population à l’importance d’acheter local. Cette année, nous avons entrepris de réaliser des capsules vidéo visant à mettre en lumière le travail des producteurs et des transformateurs d’ici. Vous êtes invités à suivre notre page Facebook pour visionner ces capsules. Elles seront mises en ligne durant la Semaine québécoise des Marchés publics.

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[1] http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2016/07/04/001-achat-local-tentative-definition.shtml
Crédit photo: AMPQ

Être locavore: introduction

Crédit photo: www.savethegreen.fr

L’autre jour sur la page Facebook du blog, j’ai inauguré une nouvelle rubrique dont le principe est de vous proposer, sur une base probablement hebdomadaire des recettes que j’ai testé et approuvé (à ce propos allez donc tester la recette de tomates confites de cette semaine, vous m’en direz des nouvelles). Ces fameuses recettes seront principalement préparées à base de produits de saison (je m’attends à une panne d’inspiration en hiver…) et surtout locaux. Cette dimension est très importante pour moi à bien des égards. D’abord parce que j’ai été éduquée et nourrie principalement de cette manière, ma mère allait toutes les semaines au marché, au gré des saisons, se fournir en fruits, légumes de saison ainsi qu’en fromage. Elle allait également deux fois par année dans une ferme pour acheter de la viande que nous congelions puis que nous consommions le reste de l’année. Mon grand-père, ancien cuisinier, nous fournissait en framboises et myrtilles de sa région et préparait un jambon cru extraordinaire avec des cochons élevés dans son village. Tout était bien meilleur qu’au supermarché et souvent bien plus sain et plus économique. Bref, j’arrête là mon autobiographie mais vous avez compris le tableau, chez moi on était le plus souvent possible « team marché de quartier » que « team IGA ou Loblaws ».

Ensuite en grandissant j’ai compris que l’enjeu de la consommation locale ne se résumait pas qu’à un rapport qualité-prix. C’était également un partie prit au beau milieu de problématiques multiples. Bien sûr, l’enjeu de la qualité était toujours là (je ne vous fais pas de dessin sur les animaux élevés en batterie ou les fruits et légumes dopés au pesticides) mais surtout il s’agissait de conscience sociale. Choisir de privilégier des petits producteurs au détriment des épiceries, ce n’est pas un choix économique et écologique anodin. J’oserais même dire que c’est un geste citoyen engagé.

Mais d’abord, être locavore en quoi cela consiste exactement?

En gros et selon la stricte définition du Larousse, il s’agit d’un consommateur qui décide de ne consommer que des fruits et légumes de saison pour contribuer au développement durable.
Selon moi, cette définition est un peu restrictive puisque dans les faits, un locavore ne se contente pas de fruits et légumes de saison, cela peut également englober la consommation locale de viandes, de produits de la mer, de produits laitiers, de produits céréaliers ou encore de toutes formes de boissons (alcoolisés ou non). Bref tout ce qu’on met dans notre assiette dans nos verres. Par extension, cela signifie aussi consommer au rythme des saisons avec ce que la nature nous offre en fonction de la période et de la région dans laquelle on se trouve.

Mais local ça veut dire quoi exactement?

Bonne question surtout lorsqu’on vit dans une province de plus d’un million de kilomètres carrés. Selon Jessica Prentice, la pionnière du mouvement « locavore » (en 2005, à San Francisco) cela englobe un périmètre de 160 km (Wikipédia est plus relax il va jusqu’à 250km). Donc ce que l’on mange « doit » (vous remarquerez les guillemets, je ne fais pas dans le prosélytisme) avoir été produit à l’intérieur de ce rayon de 160 km. Donc mauvaise nouvelle pour vous, vos beaux avocats du Mexique si instagramables sont hors périmètre…#sorry
Plus sérieusement, selon où on vit et selon la grandeur du territoire qui nous entoure, cela peut paraître peu ou énorme. Aussi, on parle bien de production locale pas seulement d’assemblage ou de fabrication. Par exemple, si une compagnie à côté de chez vous produit de la confiture « artisanale » avec des fraises de Floride, cela ne compte pas. Dans un territoire aussi large que le Québec, les 160 km sont facilement dépassés et vos belles fraises de l’île d’Orléans sont déjà out.
Après, il s’agit de faire preuve d’un peu de flexibilité et de jugement. Appliquer ces principes à la lettre avec trop de rigidité, c’est la meilleur moyen de se compliquer la tâche et se décourager. Par exemple, il y a un fossé énorme entre acheter des fraises de Floride et acheter des fraises de l’île d’Orléans, alors effectivement l’île d’Orléans ce n’est pas la porte à côté mais tout de même, c’est un bon début. Vous connaissez le dicton, un petit pas pour l’Homme un grand pas pour…une consommation plus réflechie (ah bon c’est pas ça?).

Comme vous l’aurez compris, cette problématique m’intéresse beaucoup et comme il est vraiment difficile de l’approfondir en un seul article, j’ai décidé de faire comme une sorte de dossier spécial « consommation locale » incluant une série d’articles étalée sur plusieurs semaines. Ces derniers aborderont cette thématiques sous différents angles ainsi que les points de vue de différentes personnalités militant pour le mouvement locavore.  Bref, pleins d’informations intéressantes qui j’espère aboutiront à de constructifs échanges avec vous.

À bientôt pour la suite des évènements!

Crédit de l’illustration: savethegreen.fr

E.A.U

Bonjour!

Ceci est un retour timide, incertain et un peu brouillon. Vraiment, excusez mon absence de ces derniers jours (mois) mais avec un bébé à la maison on blogue un peu quand on peut. Pourtant, je vois passer plein d’infos, d’évènements ou d’actualités que j’aimerais partager ou élaborer ici mais la plupart du temps, cela m’est sorti de la tête avant même que je n’ai eu le temps d’ouvrir Word…Bref!

Hier pour cause de travaux dans ma rue, l’eau était coupée pour toute la journée. La veille, quand je l’ai su j’ai comme un peu paniqué. Hein? Quoi? Plus d’eau de toute la journée? Mais comment allais-je faire pour me doucher, me laver les mains, cuisiner ou laver mon linge?
Ce qui est drôle c’est que quelques jours avant j’avais dévoré le dernier numéro de Caribou intitulé EAU* et que dans la même journée j’avais regardé le documentaire Demain**.
Pourquoi je vous raconte ça? Parce que les deux mettent, entre autre, en exergue le rôle essentiel de cette ressource naturelle qui fait vivre des milliards d’être humains sur Terre. Un jour, cette ressource viendra à manquer définitivement, je le sais, nous le savons tous, nous en avons conscience. Et pourtant!
C’est fou comme soudainement une ressource qui nous est acquise et accessible depuis le début de notre existence peut se révéler aussi indispensable dans notre quotidien. C’est comme si on la consommait (gaspillait?) instinctivement sans trop se soucier qu’un jour elle viendra à manquer pour de bon et pas juste pour une journée.
C’est fou comme ce qu’on prend pour acquis, d’autres se battent et prient chaque jour pour y avoir droit.

En tout cas ce genre de mésaventure permet de remettre les choses en perspective et donne surtout l’envie de se battre et d’agir un peu chaque jour, pour sa survie et par extension pour la nôtre et celle de l »humanité toute entière. Et puis cela porte aussi à réflexion, que pourrait-t-on faire si l’eau venait à manquer? Par quoi pourrions-nous la remplacer? Elle semble tellement essentielle et irremplaçable…

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* Si vous ne connaissez pas le magazine Caribou, foncez vous le procurer, il est génial et j’en ai déjà parlé ici.

** Documentaire réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion. Un docu exceptionnel et plein d’espoir qui met de l’avant toutes les petites et grandes initiatives qui œuvrent concrètement pour sauver la planète.

On prend l’apéro?

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Salut!

Il semblerait que cette année Dame Nature joue avec nos nerfs et ne semble pas se décider à se brancher sur le mode printemps une bonne fois pour toute. T’sais, le printemps, la fameuse saison ou normalement il fait beau, pas trop chaud, ou on range enfin le manteau d’hiver et ou on fait fumer les barbecues.
Visiblement pour l’instant on n’est pas rendu là ou alors un jour sur deux dans la semaine. Mais qu’à cela ne tienne, dans ma tête j’ai décidé de tout de même déclarer la saison des apéros ouverte! Parce que bon, on ne déconne pas avec l’Apéro, c’est sacré. #carpediem
Alors voilà, j’ai décidé de partager avec vous mes places préférées pour l’apéro, tous quartiers confondus et de préférence avec une terrasse histoire de s’oxygéner après 6 mois d’hiver et d’hibernation:

  • Alexandraplatz Sans vouloir me vanter j’ai été pas mal avant-gardiste sur ce coup là. J’ai commencé à fréquenter ce bar éphémère et caché dès son ouverture. Au tout début c’était comme une adresse secrête qu’on se refilait sous le manteau. Il faut dire que son emplacement caché au fin fond du mile-ex aidait beaucoup au fait qu’il ne soit pas très fréquenté. Installé dans les entrepôts de la microbrasserie du Vieux-Montréal, ce bar est seulement ouvert l’été. La terrasse installé sur un parking a un côté underground assez sympa et il y aussi quelques places à l’intérieur pour les soirées fraîches ou les jours de mauvais temps. Je ne sais pas si ça sera le cas cette année mais l’année dernière le bar proposait également des tacos faits-maison, on pouvait donc se ravitailler en prenant son apéro. À noter que maintenant le bar est un peu victime de sa popularité (la place n’est pas restée secrète bien longtemps) et il est parfois de plus en plus difficile de trouver une place sur la terrasse.
    6731 de l’Esplanade (coin St Zotique), Montréal (Québec) H2V 4P9CANADA

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    Crédit photo: Alexandraplatz
  • Vice et versa:
    Ce chouette bar aux portes de la Petite Italie dispose d’une très belle terrasse (là aussi les places sont chères) ombragée qui rend nos apéros toujours plus agréables. Le choix de bières et de cidres est assez impressionnant et mention spéciale à la bouffe qui, pour de la bouffe de bar, est excellente et faite maison.
    6631, boulevard St-Laurent (coin St Zotique), Montréal (Québec) H2S 3C5

    vice-versa
    Crédit photo: cbernier.wordpress.com
  • Le Helm (microbrasserie)
    Là point de terrasse mais un beau local assez lumineux avec plusieurs places proches de la grande baise vitrée qui s’ouvre durant la belle saison. Je ne saurai trop dire pourquoi mais j’apprécie beaucoup ce bar, peut être parce qu’il me rappelle mes premières sorties lors de mon arrivée à Montréal (c’est l’un des premiers bars que j’ai fréquenté lorsque je me suis installée ici) ou alors parce que je profite toujours de ma visite pour me promener sur la belle rue Bernard que j’adore.
    273 Rue Bernard O (coin Parc), Montréal, QC H2V 1T5

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    Crédit photo: Helm Microbrasserie
  • Cul sec (bar à vins-restau-cave)
    Testé dernièrement, le Cul Sec est le dernier bébé du chef Martin Juneau. Installé sur la rue Beaubien il fait partie de ce j’appelle « l’empire Juneau » car ce bout de la rue Beaubien (au coin de St Laurent) est pas mal investi par les différents commerces du chef (la crémerie Monsieur Crémeux, l’épicerie fine Le Petit coin, le Cul Sec et un peu plus loin le restau le Pastaga) Bref, ce bar à vin-restaurant propose une impressionnante sélection de vins natures d’importations privées. Il faut consommer pour pouvoir boire mais pas besoin de trop se forcer tant la carte est alléchante. Mention spéciale à la pieuvre et à leurs huitres d’une fraîcheur incomparable. En plus de cela, si on a apprécié le vin bu sur place, on peut se procurer la bouteille et repartir avec (ce que vous avons fait naturellement…)
    J’ai hâte d’y retourner pour tester les brunchs!
    29, rue Beaubien Est (coin St Laurent), Montréal

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    Crédit photo: La Presse
  • Café Parvis et/ou le Furco:
    On change radicalement de quartier pour s’en aller dans le centre ville, proche de la place des arts. J’avais l’habitude d’y aller pour des 5 à 7 en semaine après le travail mais c’est aussi la place idéale pour prendre un verre et manger une bouchée avant d’aller à un spectacle ou un concert. Le Café parvis est un café-restau et le Furco plutôt un bar-restau, les 2 sont côté à côté et appartiennent au même propriétaire, l’ambiance y est assez hipster-branchée (déco style industrielle et minimaliste signée Zébulon Perron) mais ce sont vraiment 2 belles places.
    L’été la terrasse-potager est vraiment agréable et donne vraiment l’impression d’être dans un petit jardin, on oublierait presque l’agitation du centre-ville.
    Le Café Parvis est également ouvert tôt le matin pour le déjeuner (café, thé et viennoiserie) et le lunch. Le midi la place est prise d’assaut pour venir déguster leurs fameuses pizzas qui sont effectivement excellentes.
    433 Rue Mayor, Montréal, QC H3A

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    Crédit photo: Café Parvis

Ceci étant une liste non exhaustive voici d’autres adresses pêle-mêle que j’aime fréquenter: Brasserie Harricana, L’isle de garde, le Laika, Big In Japan, Mme Lee ou le Plan B.

Les entrepreneurs d’ici #3: Alvéole

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On poursuit la rubrique « Les entrepreneurs d’ici » qui met à l’honneur des entrepreneurs québécois. Après Miels d’Anicet, la Fromagerie du Vieux St-François place à Alvéole, une jeune entreprise montréalaise d’apiculture urbaine.
Afin de mieux faire connaissance avec cette chouette entreprise, je vous laisse avec Étienne Lapierre, apiculteur et cofondateur d’Alvéole qui a répondu à mes questions.

– Pouvez-vous présenter en quelques mots la mission d’Alvéole?
Alvéole est une entreprise d’apiculture urbaine fondée en 2012 dont la mission principale est de faire connaître et transmettre des connaissances sur l’apiculture urbaine au plus grand nombre. Par ce biais, Alvéole cherche à créer une connexion entre l’Homme, la nature et le monde des abeilles. Plus concrètement, Alvéole propose différents services dans les villes de Montréal, Québec et Toronto:

  • Un service d’apiculture urbaine qui permet aux particuliers comme aux entreprises de se doter d’installations nécessaires à la production et à la récolte de miel. Alvéole en assure l’installation mais également la formation et l’apprentissage de la production jusqu’à la récolte du miel.
  • Alvéole produit également son propre miel qu’il commercialise dans différents points de vente.

2 mots pour décrire les valeurs de l’entreprise?
Éducation et passion

Perfectionnement

– Vous proposez un service d’apiculture urbaine aux particuliers, concrètement comment cela fonctionne-t-il, tout le monde y a-t-il accès?

En fonction de son budget et de ses envies, le particulier choisit un forfait d’un an comprenant l’accompagnement et la formation afin de développer ses connaissances sur l’apiculture. L’équipe d’Alvéole se déplace ensuite chez le particuliers pour l’installation des ruches puis ensuite pour la récolte du miel.
Concernant les pré-requis nécessaires, il faut demeurer soit à Montréal, Québec ou Toronto ou leurs environs (dans un rayon de 60 km). Ensuite, il n’y a priori pas d’autre pré-requis particulier pour installer des ruches chez soi ou dans son entreprise, il suffit juste de disposer d’un espace extérieur qui soit accessible. (à noter qu’avant toute installation, l’équipe d’Alvéole se déplace pour approuver le terrain et s’assurer qu’il soit réglementaire).

« Et pour ceux qui seraient frileux d’installer des ruches chez eux et qui craindraient la proximité avec les abeilles, sachez que la manière et l’orientation de l’installation des ruches font que les abeilles ne volent pas à proximité des humains. »

De plus, les abeilles ne piquent que si elles se sentent agressées et sont végétaliennes (à la différence des guêpes qui sont carnivores) c’est-à-dire qu’elles ne sont intéressées par vos grillades et autres saucisses qui grilleront sur votre barbecue cet été 😉

NB: si vous êtes intéressés par l’installation de ruches à domicile, vous avez jusqu’à la mi-mai pour vous inscrire pour cette saison

 

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-Vous avez lancé il y a quelques temps un « Miel de quartier » on peut ainsi déguster du miel issu du quartier de Villeray, Westmount ou encore du Plateau, comment vous est venu cette idée?

L’idée est venue en voulant mettre de l’avant la spécificité et le « terroir » des différents quartiers de Montréal. C’était aussi une bonne manière d’encourager les consommateurs à s’impliquer dans leur quartier.
Le succès a d’ailleurs été au rendez-vous et les différents miels ont rapidement été en rupture de stock.
Concernant le goût et l’aspect du miel nous avons été extrêmement surpris de constater la différence de goût, d’aspect et et de couleurs qu’il pouvait y avoir selon la provenance du miel. C’est quand même assez fou d’arriver à créer un miel si différent et pourtant produit dans des périmètres si proches.
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– On sait que les abeilles sont chaque jour un peu plus menacées alors quels sont les petits gestes au quotidien que pourrait faire un consommateur lambda pour œuvrer à la survie des abeilles?

Selon moi, 3 choses simples mais cruciales peuvent être faites pour protéger les abeilles:

  • Créer une biodiversité chez soi et laisser pousser la nature (plus particulièrement des vivaces comme des trèfles ou des pissenlits). Participer à l’écosystème en plantant des fleurs dans votre jardin ou sur votre balcon!
  • Acheter du miel local de votre région. Une bonne manière d’encourager l’économie locale et de soutenir les plus petits apiculteurs.
  • Et bien évidemment, éviter l’usage de pesticides qui tue le système nerveux des abeilles.

– Le Québec compte pas mal d’apiculteurs des plus gros aux petits apiculteurs artisanaux, comment se porte le marché de l’apiculture québécoise selon vous?

 
Bien et pas si bien à la fois. Déjà, il faut savoir que 75% du miel consommé au Québec est importé. La raison principale est que la plupart des apiculteurs québécois sont de petites exploitations artisanales qui n’ont pas les moyens de fournir les grandes quantités exigées par les épiceries. De plus, l’aspect cristallisé de certains miels non pasteurisés produits par les petits apiculteurs rebutent les épiciers qui sont réticents à proposer ce genre de miel à la vente.

Cela dit le Québec a effectivement la chance d’être riche en petits apiculteurs québécois qui propose des miels de grande qualité.

 » Il est important de conscientiser les Québécois à ce niveau et de les encourager à soutenir une apiculture locale et durable ».

En effet, ce sont ces petits producteurs que les consommateurs devraient encourager en se tournant davantage vers eux plutôt que vers un miel plus « industrialisé » issu de grosses compagnies.

– À part le miel, quels sont les autres produits québécois dont vous êtes fiers?
Le Québec a la chance d’avoir un terroir très riche alors c’est difficile de choisir mais je dirais les chocolats de Geneviève Grandbois, les bières de micro-brasserie, l’hydromel de Miels d’Anicet mais aussi la fromagerie Bleu-Persillé qui a ouvert récemment et qui propose une super choix de fromages québécois.

Alvéole:
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www.alveole.buzz
7154 rue Saint-Urbain
Montréal, QC H2S 3H5
Pour se procurer le miel d’Alvéole, consultez la liste des points de vente.
Aussi, n’hésitez pas à aller visiter l’Espace Alvéole qui est une miellerie et un lieu d’éducation autour de l’apiculture.
Visitez également leur plateforme en ligne « Apprendre » qui propose de chouettes capsules ludiques sur l’apiculture.

** Concours Fromagerie du Vieux St-François **

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Je ne sais pas si vous vous souvenez mais il y a quelques mois je vous avais parlé de la Fromagerie du Vieux St-François dans le cadre de ma rubrique « Les entrepreneurs d’ici ». Cette fromagerie artisanale basée à Laval se spécialise dans la fabrication de fromages au lait de chèvre, mais aussi dans les produits dérivés à base de lait de chèvre comme le yogourt ou encore la gelato. Vous pouvez  relire l’article qui leur était consacré ici.

À l’occasion de ma rencontre avec eux, j’ai eu l’occasion de tester quelques uns de leurs produits et je viens vous en reparler ici. À la base, sachez que je ne suis pas une grande consommatrice de fromage (malgré le fait que je sois Française), j’en consomme à l’occasion mais surtout cuisiné dans les plats. Parmi ceux que je consomme le plus souvent il y a justement le fromage de chèvre, que j’aime en salade ou tout simplement sur du pain grillé. Ceci-dit, je connaissais surtout le fromage de chèvre sous la forme de fromage à pâte molle, cela donc été l’occasion pour moi de découvrir le fromage de chèvre sous toutes ses formes grâce à la large gamme de produits qu’offre la fromagerie.
Voici donc mes produits coup de cœur:

  • Les bouchées d’amour: des petites boules de fromage marinées dans une huile parfumée (j’ai testé celles aux herbes de Provence mais il en existe plusieurs saveurs), lorsque je les ai goûté, je les avais amené chez des amis pour l’apéro et bien croyez-moi, elles n’ont pas fait long feu, tout a disparu en un rien de temps! Elles sont parfaites pour grignoter ou encore dans les salades. Astuce, on peut garder l’huile de la marinade pour en faire une vinaigrette.4380_Bouche-e-d-amour-ciboulette-Fromagerie-du-Vieux-St-Francois
  • La Tomme du Haut St-François gros coup de cœur pour ce fromage à pâte dure que j’ai testé nature, je l’adore râpé pour accompagner mes pâtes ou gratiné sur mes plats de légumes. Ça change de l’emmental, le goût est un peu plus fort et ça donne un petit kick à vos plats.
  • Le cheddar de chèvre. J’ai testé la version nature mais il existe à la saveur romarin,aux tomates séchées et poivres ou encore à l’ail et basilic.
    Il se mange très bien en fin de repas avec du pain, à la Française 😉 ou avec des craquelins à l’apéro. Moi qui suis une amatrice de cheddar classique au lait de vache, j’ai été séduite par cette version au lait de chèvre.4386_goat-cheddar-Fromagerie-du-Vieux-St-Francois*** LE CONCOURS EST MAINTENANT TERMINÉ***

    Et maintenant le concours! Afin de vous faire découvrir ses produits, la Fromagerie a décidé de vous faire gagner un panier gourmand incluant des fromages, des condiments et quelques produits à base d’érable.
    Pour participer, 2 conditions toute simples**:- Suivre la Fromagerie (@fromagerielaval) et La Carafe (@lacarafeblog) sur Instagram.
    – Nous dire comment vous aimez manger votre fromage de chèvre en commentant sous cet article et si vous avez des recettes fétiches à nous partager.
    IMG_20160420_165707Un tirage au sort sera ensuite effectué parmi toutes les participations. N’hésitez pas à partager le concours et bonne chance!

    Fromagerie du Vieux St-François
    4740, Boul. des Milles-Îles,
    Laval (Québec)
    H7J 1A1
    Retrouvez la liste des points de vente ici
    Les produits sont également disponibles via les paniers Lufa.

    **Aucun achat requis. Concours ouvert aux résidents du Québec âgés de 18 ans et plus du 3 mai 2016 à 6h30 am au dimanche 8 mai 11h59 pm. Valeur du prix environ 45 dollars CAD + taxes. Le gagnant sera contacté le lundi 9 mai par courriel puis annoncer sur le blog dans cet article, il est donc de la responsabilité du participant de fournir une adresse courriel valide.
    Le contenu du panier gourmand peut être changé à la discrétion de la Fromagerie du Vieux St-François.
    Le prix est non échangeable et non monnayable

    Le gagnant devra être disponible pour aller chercher son prix au Marché Jean Talon à Montréal entre le 30 mai et le 30 juin 2016 (passé ce délais un autre gagnant sera tiré) aux horaires suivants:
    Lundi: 9h00-18h00
    Jeudi : 9h00-20h00
    Vendredi: 9h00-20h00
    Samedi: 9h00-18h00
    Dimanche: 9h00-17h00 et ce, par ses propres moyens et à ses frais.

    Date limite de participation : dimanche 8 mai 2016 à 23h59.
    Crédit photo: montreal.lufa.com

Crash test de la cuisine syrienne: Damas Vs Alep

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Crédit photo: pinterest.com

Comme je vous le disais, je suis pas mal sortie au restaurant ces derniers temps. Parmi ceux que j’ai eu l’occasion de tester il y a Damas et Alep (dans ce cas-ci on parle bien du Alep et non du Petit Alep qui est la version plus « casual » du Alep), deux restaurants syriens. Allez savoir pourquoi mais au beau milieu de cet hiver interminable, j’ai eu envie de bouffe colorée, chaleureuse, épicée qui rappelle le soleil et la Méditerranée.
Je vous propose donc un petit comparatif entre ces deux restaurants.

Crédit photo: exruefrontenac.com
Crédit photo: exruefrontenac.com
  • L’ambiance et le service:
    Plus branchée et plus jeune chez Damas et peut être plus traditionnelle et un poil plus guindée chez Alep. La décoration y joue pour beaucoup, chez Alep c’est nappe blanche et serveurs vêtus de noirs tandis ce que chez Damas, c’est plus moderne avec quelques touches de couleurs le tout dans un décor assez minimaliste limite industriel.
    Dans les deux cas, rassurez-vous on n’est pas dans une imitation kitsch des mille et une nuit.
    Ceci dit, le niveau sonore est un pas mal plus élevé chez Damas* que chez Alep (nous y sommes pourtant allés un dimanche soir). En ce qui concerne le service, Damas et Alep arrivent ex aequo: tous deux professionnels et sympathiques et de bons conseils pour nous aiguiller dans le choix des plats en fonction de nos goûts et de notre appétit.

    Crédit photo: montrealgazette.com
    Crédit photo: montrealgazette.com
  • La bouffe et le vin:
    Évidemment je ne suis pas Syrienne alors difficile pour moi de vous dire si on y sert la même bouffe qu’au pays mais ce que je peux affirmer c’est que chez l’un comme chez l’autre, c’est délicieux. Chez Damas, nous avons pris chacun nos plats et non pas la formule mezzé avec différents plats à partager (sous la forme d’un menu dégustation).
    En entrée, je rêvais d’essayer la salade fattoush de Damas depuis que j’avais vu le chef l’exécuter à l’émission de Josée Di Stasio. Le moins que l’on puisse dire c’est je n’ai pas été déçue: colorée, bien garnie avec un mélange des saveurs et des textures parfait (la sauce relevée avec l’acidité du citron était savoureuse). Je l’ai essayé chez Alep également et je l’ai un peu moins aimé.
    La pieuvre que j’ai pu tester chez Damas était bonne même si cette dernière manquait très légèrement de cuisson. Chez Damas toujours, mention spéciale au pain pita fabriqué et cuit sur place qui est servi encore chaud pour accompagné les plats, j’aurai pu en faire un repas…Chez Alep, nous avons testé le tartare de bœuf. Alors autant vous le dire tout de suite, oubliez le tartare conventionnel à la Française, ici on parle de viande coupée extrêmement finement presque hachée et mélangée avec une sauce tomate froide le tout accompagné de boulghour; c’est absolument délicieux. Les crevettes épicées sont aussi un régal (il parait que certains clients viennent exclusivement pour ça), relevées comme il faut et enrobées d’une sauce à l’ail et à la tomate. Nous avons adoré!
    Au niveau de la grosseur des portions, elles sont globalement plus grosses chez Alep que chez Damas.

    Pour la carte des vins, chez Damas, elle est courte mais efficace avec beaucoup de vins grecs et libanais.
    Chez Alep, la carte est sans fin et semble-t-il très réputée pour sa qualité. Beaucoup d’importations privées et de vins natures, niveau prix il y en a pour toutes les bourses mais globalement les prix sont plutôt raisonnables.

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  • Le prix:
    On est pas mal dans la même gamme de prix pour les 2 établissements. Comptez en moyenne une quinzaine de dollars pour une entrées ou des mezzés à partager et entre 25 et 30 dollars pour un plat principal. Chez Damas, le menu dégustation (que nous essaierons la prochaine fois) est à 75$.
    Les prix du vin sont peut être un peu poil plus élevés chez Damas mais difficile de comparer tant la carte des vins de l’un et de l’autre est différente.Verdict?
    Difficile de choisir tant les les deux restaurants se valent et proposent tous les deux une cuisine d’excellente qualité. Toutefois j’aurai tendance à avoir une petite préférence pour Alep (sans rancune, Damas? 😉

Damas:
1201, avenue Van Horne
restaurant-damas.com

Alep:
99, rue Jean-Talon Est
restaurantalep.com

*Pour Damas, il est fortement conseillé de réserver quelques jours à l’avance car le restau est très achalandé. Si vous êtes patients, attendez cet été pour y aller et pour pouvoir ainsi profiter de leur jolie terrasse.
Réservation également suggérée chez Alep.

« Survivre » au resto avec un bébé

Photo : iStock

Croyez le ou non, je crois que je suis rarement autant allée au restaurant que depuis que j’ai accouché. Je vous rassure tout de suite, pas 2 jours après avoir accouché hein, parce que comme tout le monde, les premiers jours se résumaient à rêver de passer mes journées en pyjama en espérant dormir plus de 5h à la suite (avec un bébé accroché à mes seins). Mais très rapidement, nous avons recommencé à sortir et comme j’ai eu la chance d’avoir un bébé tranquille et un capital sommeil pas trop entamé nous avons décidé de profiter de mon congé et de celui de mon chum pour se payer la traite de temps en temps (c’est bon pour le moral et ça nous évitait de cuisiner. CQFD)

Avant d’avoir ma fille, j’imaginais une sortie au resto avec un bébé comme une sorte d’expédition de l’enfer qui allait invariablement se terminer avec un bébé hurlant, un repas avalé en quatrième vitesse, mortifié, sous le regard furax des autres clients. Et bien pas du tout, figurez-vous (enfin pas tout à fait). Alors pour tous ceux qui seraient frileux à l’idée de sortir au restaurant avec leur bébé voici quelques conseils.

  • N’ayez pas peur!
    De notre côté, il était important pour nous de continuer à sortir malgré l’arrivée de notre fille et de l’habituer très jeune à être dans des environnements différents.
    Pour chaque resto que nous avons fréquenté (du restaurant un peu plus chic au petit boui-boui de quartier), nous avons à chaque fois eu droit au même accueil bienveillant et sympathique de la part des restaurateurs et des serveurs.
    Les familles sont des clients comme les autres et pour avoir discuté avec un gérant de restaurant, celui-ci déplorait de ne pas avoir plus de parents avec enfants dans son restaurant.
    Pour l’allaitement, lorsque j’ai eu à le faire, je n’ai jamais eu le moindre regard désapprobateur (encore heureux…) ni la moindre remarque désagréable de la part des autres clients. Là encore c’est plutôt bienveillance et regard attendri.
  • Sortez-les tout petits!
    Profitez de sortir lorsque votre enfant est encore bébé (et qu’en gros, 95% de son activité journalière consiste à dormir), n’ayez pas peur de les sortir tout petits, vous aurez ainsi plus de chance que votre rejeton dorme tout le long du repas (ce qui est arrivé durant la plupart de nos sorties). Moins évident à 1 ou 2 ans, lorsqu’ils commencent à marcher et à vouloir toucher à tout et courir partout.
  • Allez-y le midi
    Profitez de ne pas travailler pour aller au resto le midi. De plus en plus de restaurants proposent désormais des tables d’hôtes le midi (souvent plus économiques que les plats à la carte du soir). En plus, l’ambiance y sera souvent moins guindée, le resto parfois moins achalandé et les serveurs plus disponibles et plus détendus.
    Pour le souper, profitez-en pour y aller pour le premier service vers 18h, il y a souvent moins de monde (et de bruit) et comme ça vous serez rentrés pas trop tard pour vous mettre en pyjama et glaner quelques heures de sommeil 😉
  • Annoncez-vous!
    Avant de nous présenter nous avons à chaque fois pris la peine de réserver et de spécifier que nous serions avec un bébé et une poussette (on en profite au passage pour demander si il est possible d’être placé dans un coin plus tranquille où on dérangera moins avec la poussette). Si vous sentez le restaurateur frileux et réticent à l’idée de vous recevoir avec votre bébé, passez votre chemin, tant pis pour lui, il vient de perdre 2 clients.
  • Partez équipés
    Même avec un bébé tranquille, on n’est pas à l’abri d’une crise ou d’un accident (c’est du vécu). Même si vous ne voulez pas débarquez avec la moitié de votre table à langer, partez tout de même avec le minimum syndical pour le nourrir ou le changer sur place (au passage, vous seriez surpris de voir que beaucoup de restaurants sont équipés de table à langer sinon un coin de meuble ou de lavabo fera l’affaire). Un bébé qui a besoin d’être changé ou qui a faim et tout de suite moins mignon et patient…je ne vous apprends rien.
  • Et enfin.. le conseil le plus lucratif: prévoyez de quoi faire la quête
    Afin de pouvoir financer une partie de votre repas, prévoyez un petit chapeau que vous déposerez à côté de votre bébé et faites payer 2 dollars à chaque client qui voudra regarder votre bébé (particulièrement efficace avec les mamies et les femmes enceintes), croyez moi ça marche du tonnerre et si vous êtes chanceux (et que votre bébé est particulièrement mignon) vous pourrez facilement rembourser votre bouteille de vin grâce à votre enfant. Ben quoi, ça sert à ça les enfants, non?
    Je plaisante évidemment, n’appelez pas la DPJ tout de suite…

Vite fait en passant

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Eh oooooh, y’a-t-il encore quelqu’un par ici?
Quelques mots en coup de vent pour vous dire que le blog va reprendre graduellement du service, pardonnez mon silence mais je suis depuis peu maman d’une petite fille. Alors comprenez que ça m’occupe pas mal (ah bon?) et que j’ai moins le temps de courir les restaurants et les bars (quoique…je vous en reparlerai sous peu #teaser). Je compte profiter de mon congé maternité pour refaire surface sur la sacro-sainte blogosphère, entre 2 tétées et 2 changements de couches, il parait que ça se fait bien.
Et pour ceux qui s’inquiéteraient mon nouveau status de mère ne va pas pour autant modifier la ligne éditoriale du blog, on va continuer à parler bouffe avec peut être une petite touche de parentalité (#teaserbis). Mais pas trop non plus hein, on est pas chez naitreetgrandir.com ici.

Allez, à bientôt!

PS: J’en profite pour vous dire que vous pouvez me suivre désormais sur Instagram. Mieux vaut tard que jamais n’est-ce pas. Bon je suis novice alors soyez indulgents et n’hésitez pas à me faire des recommandations de comptes à suivre. See you there!

Mes bonnes adresses du Plateau

Plateau Mont-Royal

Bonjour vous!

Dans quelques jours, je quitterai le quartier du Plateau pour aller m’installer dans Villeray. Même si je suis très excitée à l’idée de découvrir un nouveau quartier, je dois dire que c’est avec un petit pincement au cœur que je quitterai la chouette vie de quartier du Plateau. Oui parce qu’on a beau reprocher ce que l’on veut à ce quartier (notamment son invasion par les maudits Français et son côté surfait 😉 il regorge tout de même de belles adresses dont je m’ennuierai assurément. Tel un dernier hommage à mon quartier d’adoption j’ai décidé de vous dresser une petite liste de mes adresses fétiches.

– Boucherie-Sandwicherie  Dans la gueule du Loup. Cette boucherie familiale se spécialise dans la viande porcine qui provient directement de l’élevage Cochon Cent Façons à St Jacques. Vous y trouverez toutes les charcuteries et les pièces de viande possibles et inimaginables autour de la viande de cochon, tout y est de très grande qualité (viande garantie sans antibiotique) et à des prix très abordables. Mention spéciale à leur sandwichs faits-maisons parfaits pour un lunch sur le pouce.

– Boucherie Dupuy et fils
Cette boucherie  n’est pas passée inaperçue il y a 2 ans lors de son installation sur l’avenue Mont-Royal puisque celle-ci est caractérisée par sa chambre froide exposée en vitrine. Olivier Dupuy et son fils sont de véritables artisans bouchers qui travaillent exclusivement avec de petits éleveurs et producteurs québécois et tous leurs produits bénéficient ainsi d’une traçabilité irréprochable. J’adore y aller pour leurs steaks vieillis ou pour leur large choix de saucisses artisanales.

– Boulangerie Le Fromentier
Est-ce encore la peine de présenter cette boulangerie incontournable à Montréal? J’y achète mon pain toutes les semaines depuis presque 4 ans et je ne me suis pas encore lassée (même si je crois avoir pourtant essayé toutes les variétés). Mon préféré? J’hésite entre le Gros Albert ou l’Oméga Toi. À noter tous leurs pains sont fabriqués à partir de farines biologiques et leurs viennoiseries valent également le détour.
Il m’arrive parfois de faire quelques infidélités au Fromentier pour aller chez Les Copains d’abord, une autre boulangerie-pâtisserie que j’affectionne beaucoup (leurs gâteaux sont à se damner).
Oh et puis attendez, impossible de ne pas vous parler aussi de Hof Kelsten, la fameuse boulangerie qui approvisionne quelques illustres restaus à Montréal. Beaucoup de pains de tradition juive (pains au levain, tournesol, carvis), fabriqués artisanalement et tout aussi bons les uns que les autres. La place propose également des brunchs que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester mais nul doute que je reviendrai sans faute dans le quartier pour y remédier!

-Restaurant Cirkus
Gros coup de cœur pour ce restau de quartier où nous aimons aller mon chum et moi lorsque le frigo est vide et que nous voulons bien manger et nous faire plaisir. Le service est chaleureux, les plats servis extrêmement soignés et toujours préparés avec des produits de saison. La carte change régulièrement et pour l’instant nous n’avons encore jamais été déçus. Longue vie à cette chouette adresse!

Pour les dents sucrées, mon dealer préféré de chocolats, la Tablette de Miss Choco (j’en ai parlé plus longuement ici), j’y vais très régulièrement pour refaire le plein de chocolats et découvrir leurs nouveautés. C’est pour moi la place par excellence pour découvrir du chocolat « bean to bar » de grande qualité et provenant des 4 coins du monde.
Mon glacier préféré, le Bilboquet se trouvait également à 2 coins de rue de chez moi (un emplacement stratégique certes pratique mais qui peut être dangereux pour la ligne!). Pour moi, ce sont les meilleurs sorbets de Montréal (peut être à ex-æquo avec ceux de Léo le Glacier). Notez que je pourrais toujours me consoler avec leur version en pots qu’on retrouve dans les épiceries.

Et enfin, deux beaux cafés que j’avais l’habitude de fréquenter, le Moineau Masqué pour profiter en été de la jolie terrasse et le Café Plume que j’avais découvert plus récemment et pour lequel j’avais eu un gros coup de cœur. Une belle place cosy pour aller bouquiner ou discuter entre amis.

Je m’arrête ici mais je pourrais encore ajouter Les Anges Gournets (quand une rage de pasteis de natas me prend), le Big in Japan ma place « secrète » préférée pour un apéro dans une ambiance d’un autre temps ou la Salle à manger pour un bon souper entre amis.